<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511</id><updated>2012-01-01T22:52:00.495+01:00</updated><title type='text'>Aletheia</title><subtitle type='html'>lettre d'information religieuse</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://blogaletheia.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>159</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-6540303020154886581</id><published>2009-12-28T23:59:00.003+01:00</published><updated>2010-01-30T18:24:23.767+01:00</updated><title type='text'>Aletheia n'est plus diffusée electroniquement</title><content type='html'>La lettre Aletheia n'est plus diffusée électroniquement - le numéro 149 est donc le dernier à être disponible sur internet. Pour s'abonner à l'édition "papier" d'Aletheia, contacter Yves Chiron (colonne de gauche).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-6540303020154886581?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6540303020154886581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6540303020154886581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/12/la-lettre-nest-plus-diffusee.html' title='Aletheia n&apos;est plus diffusée electroniquement'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-4151931043434188208</id><published>2009-12-28T21:38:00.002+01:00</published><updated>2009-12-28T09:20:07.835+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°149]  Natuzza Evolo (1924-2009) - "Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint" dit Serge Klarsfeld - Réabonnement -  par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aletheia n°149 -  28 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Natuzza Evolo (1924-2009)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Natuzza Evolo est née le 23 août 1924 à Paravati, en Calabre, dans le diocèse de  Mileto.  Quelques mois avant sa naissance, son père a dû émigrer en Argentine pour faire  vivre la famille. Sa mère se livrait, de manière intermittente, à la  prostitution. Natuzza n’a pu aller à l’école. Elle ne saura jamais ni lire ni  écrire et ne parlera que le dialecte calabrais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l’enfance, elle a été gratifiée de la présence sensible de son ange gardien. À  l’âge de huit ans, en 1932, elle a eu une première vision&amp;nbsp;de saint  François de Paule. En 1935, elle connaît sa première bilocation&amp;nbsp;: elle  «&amp;nbsp;visite&amp;nbsp;» son père en Argentine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’âge de quatorze ans, elle a été placée comme domestique chez un avocat, Silvio  Colloca. À partir de juin 1939, elle a commencé à voir des défunts et à  converser avec eux. À l’âge de seize ans, en 1940, elle a connu, pour la  première fois, le phénomène, rare, de l’hémographie mystique. C’était le jour  où elle a reçu le sacrement de confirmation dans la cathédrale de Mileto. Après  la communion, elle a découvert, sur son vêtement, à hauteur de l’épaule, une  croix de sang, d’environ 5 cm de haut.  Le phénomène se répètera des centaines de fois pendant son existence&amp;nbsp;: au  cours d’extases ou de bilocations, le sang suintait de différents endroits de  son corps (les joues, le front, les mains, la poitrine, les genoux). Sur ses  vêtements, ou sur le mouchoir ou le linge où était recueilli son sang, des  phrases, en différentes langues (italien, français, anglais, grec, latin,  araméen), ou des dessins, apparaissaient, toujours dans une thématique  spirituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après que  différentes congrégations religieuses aient refusé de l’admettre comme novice,  Nattuza se maria en 1944 avec un garçon de son village, Pasquale Nicolace, qui  était menuisier. Elle avait posé comme condition que son futur mari s’engage à  respecter sa vocation particulière. De cette union, naîtront cinq enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque temps  après son mariage, la Vierge Marie lui apparut et lui annonça qu’un jour seraient  construites «&amp;nbsp;une grande église qui sera dédiée au &lt;i&gt;Cœur immaculé de Marie refuge des âmes &lt;/i&gt;et une maison pour soulager  les jeunes, les personnes âgées et tous ceux qui se trouvent dans le  besoin&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute sa vie,  Mamma Natuzza, comme elle sera surnommée, fut favorisée de phénomènes mystiques  extraordinaires&amp;nbsp;: extases, visions de Jésus, de la Vierge Marie, de saint  François de Paule et d’autres saints, stigmates, fragrances miraculeuses,  bilocation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de  cinquante cas de bilocation ont été attestés pendant sa vie. «&amp;nbsp;Ce n’est  jamais moi qui provoque la bilocation, a expliqué Natuzza. Des défunts ou des  anges se présentent à moi et me conduisent dans des lieux où ma présence est  nécessaire. Je vois parfaitement tout ce qui se trouve autour de moi. Je peux  le décrire, je peux parler et être utile aux personnes que je trouve. Je peux  ouvrir et fermer les portes, je peux agir. Je suis ici, chez moi, je parle avec  les miens et je me sens en même temps dans un autre lieu où je parle et j’agis  de la même façon. La bilocation, ce n’est pas comme un film que l’on voit au  cinéma ou à la télévision. Je me trouve vraiment au milieu de l’endroit que je  visite. Je reste dans cet endroit le temps nécessaire pour l’accomplissement de  ma mission, quelques secondes ou quelques minutes. Je suis bien consciente que  mon corps physique se trouve à Paravati (ou en quelque autre lieu, mais  différent de celui que je visite).&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de  1958, elle a été stigmatisée de manière visible et sur une longue durée (même  si, depuis longtemps, elle connaissait des douleurs répétant la Passion du  Christ). Les stigmates&amp;nbsp;étaient visibles pendant le Carême et jusqu’au  Vendredi Saint. Une particularité&amp;nbsp;est à signaler : ses plaies n’étaient  pas situées dans la paume des mains et dans la plante des pieds, comme chez la  plupart des stigmatisés (et comme dans la représentation traditionnelle de la  crucifixion), mais aux poignets et au-dessus des pieds. Ce qui correspond  davantage à la technique historique de la crucifixion chez les Romains, et   à l’image du Saint-Suaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Natuzza Evolo  est étonnante par la variété et l’abondance des phénomènes extraordinaires qui  ont caractérisé sa vie mystique, elle a été exemplaire aussi par sa discrétion  et sa charité envers tous. Sa familiarité avec les défunts (on la surnommait  «&amp;nbsp;la radio de l’autre monde&amp;nbsp;») était autant connue que les autres  grâces dont elle était favorisée. Pendant des décennies, elle a reçu chez elle,  quatre soirs par semaine, des fidèles qui venaient demander des «&amp;nbsp;nouvelles&amp;nbsp;»  de leurs défunts et solliciter des conseils spirituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des groupes de  prière se sont constitués spontanément à Paravati, puis dans le diocèse et dans  toute l’Italie. Ces groupes de prière, organisés à partir de 1994 sous le nom  de &lt;i&gt;Cénacles du Cœur immaculé de Marie refuge  des âmes&lt;/i&gt;, ont vu leurs statuts approuvés canoniquement par Mgr Cortese,  évêque de Mileto, le 22 février 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les dernières années de sa vie, Natuzza Evolo a pu voir également le début de la  construction des édifices qu’avait demandés la Vierge Marie dans son apparition  de 1944. Le 30 mai 2006, la première pierre de l’église dédiée au Cœur Immaculé  de Marie refuge des âmes a été posée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Natuzza est  décédée le 1er novembre dernier, à l’âge de 85 ans. Ses funérailles  ont été célébrées par l’évêque du diocèse de Mileto, où elle a passé toute sa  vie. Cinq autres évêques et plus de cent prêtres ont participé à la cérémonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour le  Padre Pio, plusieurs médecins et de spécialistes ont examiné, à différentes  époques, Natuzza Evolo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les contradicteurs  et les explications rationalistes n’ont pas manqué non plus. La première est  venue du P. Agostino Gemelli, célèbre franciscain, qui avait été médecin,  spécialiste de neuro-psychologie, avant de devenir religieux et un des  fondateurs de l’université catholique de Milan. En 1940, après le premier cas  d’hémographie mystique, l’évêque de Mileto envoya le vêtement marqué du signe  de la croix au P. Gemelli, accompagné d’un petit dossier sur Nattuza. Sans  avoir rencontré la mystique, le P. Gemelli avait conclu à  l’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;hystérie&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le même  P. Gemelli qui avait été, vingt ans auparavant, un des principaux adversaires  de Padre Pio. Il l’avait rencontré quelques instants, le 18 avril 1920, dans un  couloir du couvent de San Giovanni Rotondo. Il avait rédigé ensuite un rapport  pour le Saint-Office, sans avoir examiné les stigmates du saint capucin, et  dans un article, publié à deux reprises  en 1924, il l’avait rangé, sans le nommer, parmi les «&amp;nbsp;stigmatisés hystériques&amp;nbsp;»  qui se procurent des stigmates «&amp;nbsp;artificiellement, pour ainsi dire sans  qu’ils s’en rendent compte&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le P. Gemelli  repétait donc, pour Natuzza Evolo, un diagnostic établi à distance et une  explication rationaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1949, c’est  un autre médecin, le professeur Annibale Puca, membre de la Société italienne  de psychiatrie, qui portera un diagnostic semblable dans un article&amp;nbsp;:   &lt;i&gt;Interpretazioni miracolistiche in un caso d’istérismo con sudore e grafia ematica&lt;/i&gt;, paru dans la revue   &lt;i&gt;Il Lavoro neuropsichiatrico&lt;/i&gt; (IV, 1949),  la revue de l’Hôpital psychiatrique de la Province de Rome et de la Clinique  des maladies nerveuses et mentales de l’Université de Rome. Il expliquait les  «&amp;nbsp;sueurs de sang&amp;nbsp;» et l’hémographie mystique par une  «&amp;nbsp;vasodilatation segmentale&amp;nbsp;» due à une «&amp;nbsp;concentration  émotive&amp;nbsp;» portée à son plus haut degré d’intensité par une  «&amp;nbsp;hétéro-suggestion hypnotique&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus  récemment, deux ethno-sociologues, Maricia Boggio et Luigi-Maria Lombardi  Satriani, ont cherché à expliquer les phénomènes observables chez Nattuza en  référence aux traditions et croyances magiques de la culture populaire  calabraise&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Natuzza Evolo&amp;nbsp;: il  dolore e la parola&lt;/i&gt; (Rome, Armando editore, 2006).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;"Il n’y a  aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint" dit Serge  Klarsfeld&lt;/b&gt;[1]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;Le feu vert de  Benoît XVI à la béatification du pape Pie XII suscite de nombreuses  protestations au sein des communautés juives. Une décision qui “ne choque  absolument pas“ l’historien Serge Klarsfeld, fondateur de l’association “Les  fils et filles des déportés juifs de France“.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Que pensez-vous  de la prochaine béatification de Pie XII ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Serge Klarsfeld : C’est une  affaire interne à l’Église ! Je pourrais presque dire que cette décision me  laisse assez indifférent. Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne  pas saint ! En revanche, une chose me heurte davantage : la publication des  lettres antisémites de Céline dans La Pléiade, chez Gallimard. Même si  Louis-Ferdinand Céline est considéré comme un génie littéraire, je trouve cela  choquant. Et puis, si l’on parle beaucoup de Pie XII, pourquoi ne regarde-t-on  pas aussi le général de Gaulle ? Il est considéré comme un saint en France ! Eh  bien, lors de l’été 1942, après la rafle du Vel’ d’hiv’, le général de Gaulle  n’a pas élevé la voix. Pourtant, par la suite, de nombreuses autres rafles ont  suivi, menées uniquement par des uniformes français et organisées par  l’administration préfectorale ! Le général de Gaulle n’a pas élevé la voix pour  avertir par exemple : “Fonctionnaires, si vous arrêtez les juifs, vous serez  arrêtés et traduits en justice !“.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Quel est votre jugement sur la position de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Pie XII a joué un rôle  déterminant contre Hitler, mais aussi dans la lutte contre le communisme en  Europe de l’Est. Le Polonais Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, est né de la  volonté de Pie XII de lancer ce mouvement de résistance. Le rôle de Pie XII a  aussi été diplomatique et idéologique : il a été le rédacteur de l’encyclique  de 1937 condamnant le nazisme et publiée par son prédécesseur.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on reproche à Pie XII son silence pendant la Shoah...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Tout cela est très difficile à  apprécier. N’occultons pas que Pie XII a eu des gestes discrets et efficaces  pour aider les juifs. Citons par exemple ce qui s’est passé à Rome. Un millier  de juifs ont été arrêtés lors d’une rafle-surprise. Pie XII n’a pas protesté à  voix haute, mais il a demandé aux établissements religieux d’ouvrir leurs  portes. Résultat : des milliers de juifs ont pu être sauvés. Alors que si Pie  XII avait élevé la voix, quelles auraient été les conséquences ? Est-ce que  cela aurait changé les choses pour les juifs ? Probablement pas. Déjà, ses  déclarations pour défendre les catholiques n’ont pas été entendues puisqu’en  Pologne deux millions de catholiques ont été tués. Néanmoins, une prise de  parole publique aurait sûrement amélioré la propre réputation de Pie XII  aujourd’hui.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein du monde juif, certains sont plus virulents que vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Quelques-uns, comme moi, essaient  de regarder quels étaient la réalité historique et le contexte de l’époque. En  revanche, d’autres ne pensent pas une seconde aux milliers de catholiques tués,  mais en priorité aux rabbins et aux juifs massacrés pendant la Shoah. Mais le  pape, c’est avant tout le pape des catholiques. La priorité de Pie XII était de  protéger les catholiques des régimes nazi et communiste.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Alors que pensez-vous de cette polémique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Cette controverse ne me surprend  pas. Elle me paraît assez normale dans la mesure où les archives du Vatican  n’ont pas été ouvertes malgré des promesses. Il s’est quand même passé plus de  60 ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les archives devraient être  libres d’accès pour que l’on constate, par nous-mêmes, quels ont été les gestes  et la réaction de Pie XII.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette réaction de Serge  Klarsfeld est intéressante car elle montre qu’avec le temps certains arguments  des défenseurs de la mémoire de Pie XII commencent à être entendus et acceptés.  Je relèverai simplement une illusion qui persiste&amp;nbsp;: que les  «&amp;nbsp;archives&amp;nbsp;» du Vatican restant à explorer contiendraient des  documents qui pourraient encore révéler des documents significatifs,  susceptibles de faire comprendre «&amp;nbsp;les gestes et la réaction de Pie  XII&amp;nbsp;» pendant la Seconde Guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rappellera, simplement,  qu’une grande partie des archives vaticanes concernant cette période a été  publiée, à l’initiative de Paul VI, à partir de 1965&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Actes et Documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde guerre mondiale&lt;/i&gt;, Libreria Editrice Vaticana, 1965-1981, onze  tomes en 12 volumes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vaste ensemble documentaire  a longtemps été méconnu ou ignoré des historiens de la période. Certes il ne  contient pas toutes les archives du Vatican sur la Seconde Guerre mondiale,  mais on sait que Jean-Paul II a décidé d’ouvrir aux historiens le reste de la  documentation conservée sur la période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette masse documentaire  est encore considérable, elle n’est pas encore intégralement classée et  répertoriée. Pour avoir travaillé, il y a quelques années déjà, aux Archives  Secrètes Vaticanes sur les pontificats de Pie X et de Pie XI, j’ai pu constater  que pour chacune de ces périodes certaines archives n’étaient pas encore  communicables aux chercheurs parce que le classement n’en était pas achevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le pontificat de Pie  XI, le futur Pie XII était nonce apostolique en Allemagne puis Secrétaire d’Etat. Les archives sur cette période, rendues accessibles ces dernières  années, viennent confirmer ce que l’on savait déjà d’Eugenio Pacelli&amp;nbsp;: il  ne fut en rien complaisant avec l’Allemagne nazie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le  pontificat-même de Pie XII, les Archives Secrètes Vaticanes ont publié deux  volumes intitulés &lt;i&gt;Inter arma caritas&lt;/i&gt;.  Le premier volume est l’inventaire des archives de l’&lt;i&gt;  Ufficio informazioni Vaticano per i prigioneri di guerra&lt;/i&gt;, institué  en 1939 et qui a fonctionné jusqu’en 1947&amp;nbsp;; le second reproduit  intégralement des centaines de documents. Ces deux volumes – près de 1500 pages  au total – évoquent l’aide concrète, au cas par cas, apportée aux prisonniers  de guerre de tous les camps, par le Saint-Siège et ses représentants. Le sort  dramatique des Juifs n’est pas absent de ces volumes. Pourtant cette  publication a été ignorée par les grandes revues historiques universitaires  françaises et par les historiens de la période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ajoutera qu’entre le  moment où la Congrégation pour les Causes des saints s’est prononcée, à  l’unanimité, pour reconnaître les vertus héroïques de Pie XII (8 mai 2007) et  le moment où Benoît XVI a signé le décret (19 décembre 2009), il s’est passé  plus de deux ans. Le pape n’a pas tergiversé pendant plus de deux ans. Il a demandé  au P. dominicain Ambrosius Eszer, un des rapporteurs généraux de la  Congrégation, de mener une recherche exploratoire complémentaire dans les  archives vaticanes. Son travail a duré dix mois. Ce qu’il a trouvé a confirmé  ce que l’on savait déjà de la charité de Pie XII et de sa sollicitude pour les  Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y.C.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Bulletin de réabonnement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ce numéro 149, s’achève la  dixième année de parution d’Aletheia.  Quinze fois, cette année,&amp;nbsp; librement,  sans souci de plaire ni crainte de déplaire, ont été publiées des informations  et analyses au service de la Vérité et de l’Eglise. Et ce, dans un format plus  que modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie les quelques  lecteurs qui ont déjà acquitté leur abonnement pour 2010. Il n’est pas interdit  à ceux qui sont abonnés gratuitement par la magie d’internet d’apporter une  contribution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Pour s'abonner aux envois 'papier', envoyer ses &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Nom,&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt; Prénom&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Adresse&lt;/span&gt;,  ainsi que 15 euros (20 euros pour l’étranger) à: &lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Association Nivoit - 5, rue du  Berry - 36250 NIHERNE&lt;/span&gt;]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Note&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;[1] Propos recueillis par  Ségolène Gros de Larquier et publiés dans &lt;i&gt;Le  Point&lt;/i&gt; le 24 décembre 2009.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-4151931043434188208?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4151931043434188208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4151931043434188208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/12/aletheia-n148-natuzza-evolo-1924-2009.html' title='[Aletheia n°149]  Natuzza Evolo (1924-2009) - &quot;Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint&quot; dit Serge Klarsfeld - Réabonnement -  par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-8421078459154297713</id><published>2009-11-29T22:53:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.241+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°148] Louis XVI peut-il être canonisé? - Episcopi vagantes - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Aletheia  n°148 - 29 novembre 2009&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;Louis XVI peut-il être canonisé&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;i&gt; p&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ar Yves Chiron&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;L’abbé  Edgeworth de Firmont, qui a assisté Louis XVI dans ses dernières heures et au  pied de la guillotine, a laissé un témoignage émouvant et authentique sur cet  épisode dramatique de notre histoire[1].  Il a montré comment Louis XVI avait accepté sa mort prochaine dans un esprit  chrétien. Le roi condamné s’est préparé, comme tout bon chrétien doit le  faire, à comparaître devant son juge, Jésus-Christ.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Pour  l’abbé de Firmont, qui fut le dernier confident et le dernier confesseur de  Louis XVI, la mort du roi n’est pas sans ressemblance avec la Passion du  Christ. Il était persuadé que Louis XVI allait recevoir une immédiate  «&amp;nbsp;récompense&amp;nbsp;», c’est-à-dire que son âme irait en Paradis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Il ne faisait aucun doute pour lui, et pour de nombreux Français, prêtres, religieux, religieuses ou laïcs de cette époque, que Louis XVI mourait en authentique martyr chrétien. Cette certitude fut ensuite affirmée par le pape Pie VI.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;L’allocution  de Pie VI&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Le 17 juin 1793, soit cinq mois après la mort du roi, le Pape prononce, en consistoire, une longue allocution tout entière consacrée à Louis XVI.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Il  fait référence explicitement aux conditions posées par Benoît XIV dans son célèbre  traité sur la béatification et la canonisation et il montre qu’on peut  considérer Louis XVI comme un authentique martyr. Il donnait trois raisons  essentielles&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;•  la cause de sa mort est bien la haine de la foi catholique&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;•  le roi a accepté sa mort non seulement avec courage, mais dans un esprit de foi  et de sacrifice&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;•  si dans sa vie privée ou publique, le roi défunt a commis des fautes, il les a  regrettées, il s’en est confessé et elles ont été amplement lavées par le  sang du martyr.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Cette  magnifique allocution du pape, écrite dans l’émotion du moment, a été  connue de l’Europe entière par de nombreuses traductions et éditions[2].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Mais,  le pape Pie VI n’a pas proclamé Louis XVI comme «&amp;nbsp;martyr&amp;nbsp;»&amp;nbsp;;  il n’a pas voulu contourner les procédures canoniques habituelles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Or  la cause de béatification de Louis XVI n’a jamais été ouverte, malgré les  tentatives qui ont été faites.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La réponse de la Congrégation des Rites&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Au début de la Restauration, soit un peu plus de vingt ans après la mort de Louis XVI, la mémoire du roi-martyr restait vive. En 1816, sur la proposition de Sosthène de La Rochefoucauld, la Chambre des Députés a voté une loi qui faisait du 21 janvier un jour de deuil national.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  1820, la duchesse d’Angoulême, c’est-à-dire Marie-Thérèse, la fille  survivante de Louis XVI et de Marie-Antoinette, fit part au nonce du pape à  Paris de son désir de voir introduite la cause en béatification de son père.  Le nonce, Mgr Macchi, en référa au cardinal Consalvi, secrétaire d’Etat de  Pie VII.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Le  cardinal fit examiner la requête par la Congrégation des Rites chargée, à  l’époque, des causes de béatification et de canonisation. Il en résulta un  long mémoire, en italien, qui a été envoyé au nonce à Paris en septembre  1820[3].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;La  Congrégation des Rites rappelait diverses notions théologiques et quelques  principes canoniques. Était rappelée la définition du martyre donnée par  saint Augustin&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ce n’est point le supplice, mais la cause du  supplice qui constitue le véritable martyre&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  d’autres termes, ce n’est pas la façon dont le chrétien est mort qui en  fait un martyr mais la raison pour laquelle il a été mis à mort. Tout chrétien  innocent mis à mort n’est pas pour autant un martyr. Pour qu’il y ait  &amp;nbsp;martyr, il faut non seulement que le persécuteur ait agi en haine de la  foi mais aussi que la victime soit morte pour conserver intacte cette foi, ait  préféré la mort plutôt que de renier la foi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  1820, donc, la Congrégation des Rites a estimé qu’il n’était pas possible  de démontrer irréfutablement que la mort de Louis XVI réunissait ces  conditions. Le mémoire dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;comment pourra-t-on démontrer  qu’il fut immolé par les impies en haine de la foi, et non pas pour des  motifs temporels&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;La Congrégation des Rites donnait deux raisons&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;•  la Révolution a sacrifié Louis XVI d’abord pour «&amp;nbsp;affermir […] la République  naissante&amp;nbsp;»&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;•  même si Louis XVI avait accepté «&amp;nbsp;tous les principes irréligieux et  tous les décrets abominables&amp;nbsp;» de la Révolution, il aurait été mis à  mort.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;La  Congrégation des Rites rappelait aussi que la procédure en vue d’une béatification  doit être engagée par le diocèse où est mort Louis XVI, c’est-à-dire par  l’archevêque de Paris. Le Procès diocésain consistera essentiellement en  une audition de témoins pour recueillir, sous serment, toutes données  factuelles permettant de reconstituer la chronologie de l’événement et d’établir  la preuve du martyre au sens traditionnel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Si  les preuves sont jugées suffisantes, alors la cause pourra être introduite à  Rome auprès de la Congrégation des Rites. Même si les causes du martyre étaient  reconnues comme telles, il fallait encore, à l’époque, que deux miracles  soient reconnus pour que le martyr soit proclamé bienheureux et deux autres  pour qu’il soit proclamé comme saint.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  précisant ces étapes d’une procédure possible, la Congrégation des Rites  ne faisait que rappeler les règles canoniques alors en usage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La prudence des archevêques de Paris&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Le  moins qu’on puisse dire est que ce mémoire de 1820 était peu encourageant&amp;nbsp;;  il estimait que l’issue d’une éventuelle procédure était «&amp;nbsp;très  incertaine&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;L’archevêque  de Paris en fonction en 1820, Alexandre de Talleyrand de Périgord (oncle du célèbre  Talleyrand, l’évêque défroqué), n’osa pas s’engager dans une  entreprise que la Congrégation des Rites estimait «&amp;nbsp;pour le moins  douteuse&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Son  successeur, Mgr de Quelen, archevêque de 1821 à 1836, n’ouvrit pas non plus  d’information.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Les divisions et les difficultés politiques de la Restauration ont contribué à rendre un éventuel procès canonique de plus en plus délicat. Après la Révolution de 1830, la monarchie de Juillet a supprimé, en 1833, le jour de deuil national voté dix-sept ans plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Au  XIXe et au XXe siècle, plusieurs mémoires ont été publiés, par des  particuliers, pour inciter à l’introduction de la cause de béatification et  de canonisation de Louis XVI.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;L’image  et l’idée de Louis XVI «&amp;nbsp;roi martyr&amp;nbsp;» ont perduré jusqu’à  aujourd’hui. En 1943, le marquis de La Franquerie publiait un petit livre avec  ce titre[4].  L’ouvrage était préfacé par l’archevêque d’Avignon, Mgr de La  Villerabel, qui souhaitait, clairement, la béatification de Louis XVI comme  martyr.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;À  partir de 1950, et pendant un demi-siècle, Paul et Pierrette Girault de Coursac  ont publié de nombreux ouvrages pour réhabiliter la mémoire de Louis XVI.  Leur premier livre s’intitulait, &lt;i&gt;Le roi  stigmatisé&lt;/i&gt;, publié en 1950. En 1976, ils faisaient paraître &lt;i&gt;Louis  XVI roi martyr&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;, le point d’interrogation n’était là que pour ne  pas préjuger de la décision de l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  1992, les deux auteurs ont adressé au Saint-Siège un mémoire pour demander  l’ouverture de la cause de béatification de Louis XVI. Le cardinal Felici,  alors préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, leur a répondu&amp;nbsp;:  «&amp;nbsp;Cette congrégation reçoit quelquefois des lettres postulatoires en  faveur de cette cause, mais, selon les dispositions juridiques actuelles, elle  ne travaille que sur une documentation envoyée par les ordinaires des lieux où  sont morts les Serviteurs de Dieu. En cette matière, les évêques sont les  premiers juges de l’opportunité d’une cause…&amp;nbsp;»[5].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&amp;nbsp;Finalement,  jusqu’à ce jour, aucune procédure canonique n’a jamais été engagée.  L’initiative ne pourrait en venir, aujourd’hui, que du cardinal Vingt-Trois,  archevêque de Paris, puisque c’est dans ce diocèse qu’est mort Louis XVI.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Déjà,  en 1820, la Congrégation des Rites estimait qu’il y aurait lieu de «&amp;nbsp;s’interroger,  avant d’esquisser le moindre pas, sur le fait de savoir s’il convient, dans  les circonstances actuelles, d’ouvrir une cause qui ne manquera pas de  susciter quelque tapage&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Aujourd’hui,  on voit mal l’archevêque de Paris courir le risque d’un «&amp;nbsp;tapage&amp;nbsp;»  médiatico-politique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i&gt;L’Institut  du Bon Pasteur et diverses associations ont organisé, le 21 mars dernier, un  colloque consacré à Louis XVI. Les Actes de ce colloque ont été publiés  sous le titre &lt;/i&gt;Faut-il canoniser Louis XVI&lt;i&gt;&amp;nbsp;;  ils sont disponibles à l’Institut du Bon Pasteur (12 rue Saint-Joseph, 75002  Paris).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i&gt;Je publie ici une version révisée et corrigée de ma communication à ce colloque.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;EPISCOPI VAGANTES&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;En  1961, le pasteur anglican Henry Brandreth, recteur d’une des églises  anglicanes de Paris, recensait quelque 200 &lt;i&gt;episcopi  vagantes&lt;/i&gt; dans le monde, c’est-à-dire des personnes qui prétendaient  avoir reçu une consécration épiscopale sans être pourtant en communion avec  une des Églises historiques (Église catholique, Communion anglicane,  orthodoxes)[6].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Aujourd’hui,  même en se limitant aux seuls &lt;i&gt;episcopi  vagantes&lt;/i&gt; qui se réclament de l’Église catholique, on dépasse très  largement ce chiffre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Celui  qui signe&amp;nbsp; ”MRJV”[7] avait publié, en mars 2007, un &lt;i&gt;Organigramme  des successions épiscopales thucistes et leurs différents liens&lt;/i&gt;, que  j’avais recensé ici. Aujourd’hui, il publie une nouvelle version du même  travail, dans une édition plus claire (avec flèches et courbes), corrigée et  complétée[8].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Cela nous vaut un long organigramme (29 cm de haut sur 2,18 m de large), où sont présentées les différentes successions épiscopales parallèles&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;thucistes&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;palmariennes&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;guérardiennes&amp;nbsp;» et autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Deux  regrets&amp;nbsp;: que Mgr Lefebvre et les évêques qu’il a consacrés  illicitement en 1988 figurent encore dans cet organigramme alors que ceux-ci ont  bénéficié d’une levée d’excommunication. Deuxième regret&amp;nbsp;: qu’un  index des noms ne vienne pas compléter l’organigramme, il rendrait le  document plus aisément consultable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Parmi les successions épiscopales qui se forment, on relèvera celle de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie V (dissidence de la Fraternité Saint-Pie X, née aux Etats-Unis)&amp;nbsp;: après la consécration épiscopale de Clarence James Kelly en 1993, il y a eu celle de Joseph Santay en 2007.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Les  choses se compliquent lorsque l’évêque consacré, par souci de légitimité  ou pour des raisons plus bassement clientélistes, cherche à se faire consacrer  à nouveau par un autre évêque illégitime. Ainsi Hugues-Georges de  Willmott-Newman a été consacré évêque onze fois&amp;nbsp;! Il a lui-même sacré  d’autres évêques. MRJV signale quatre évêques consacrés par  Willmott-Newman, en fait il y en a eu vingt entre 1944 à 1966.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Sur  cet organigramme figure, parfois, le nom des prêtres ordonnés par ces &lt;i&gt;episcopi  vagantes&lt;/i&gt;. Si l’auteur avait voulu indiquer toutes les ordinations  sacerdotales effectuées par ces &lt;i&gt;episcopi  vagantes&lt;/i&gt;, il lui aurait fallu mentionner des centaines de noms. Pourquoi  avoir retenu certaines ordinations et pas d’autres&amp;nbsp;? Ainsi pourquoi  mentionner «&amp;nbsp;T. Cazal&amp;nbsp;» (en fait, Thomas Cazalas) ordonné par l’évêque  guérardien Mc Kenna et ne pas mentionner Michel Adriantsarafara ordonné par un  autre évêque guérardien, Geert Stuyver&amp;nbsp;? Pourquoi mentionner encore  l’ordination d’un prêtre –&amp;nbsp;dont je ne citerai par le nom – ordonné  de manière illicite par Mgr Ngo Dinh Thuc en 1981 mais qui, depuis, a fait régulariser  sa situation canonique&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;La  complexité du réseau des &lt;i&gt;episcopi  vagantes&lt;/i&gt;, la multiplicité des affiliations, le caractère souvent secret  des consécrations et reconsécrations épiscopales, sans parler des prétentions  infondées, rendent difficile l’information exacte et exhaustive.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%;"&gt;Tel  qu’il est, le travail de MRJV rendra néanmoins de grands services aux  chercheurs et aux curieux. Il devrait aussi éclairer les fidèles catholiques  qui s’interrogent sur la légitimité voire la validité de telle messe, de  telle confirmation ou de telle ordination sacerdotale célébrées par tel ou  tel «&amp;nbsp;évêque&amp;nbsp;».&amp;nbsp;  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[1] Les pages de l’abbé de Firmont ont été publiées par M.V. Woodgate, &lt;i&gt;Le  dernier confident de Louis XVI. L’abbé Edgeworth de Firmont&lt;/i&gt;, Téqui, 1992.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[2] Dernière édition intégrale dans Yves Chiron, &lt;i&gt;Edmund Burke et la Révolution française&lt;/i&gt;, Téqui, 1987, p. 155-173.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[3] Mémoire publié en version originale  et en traduction par Philippe Boutry, «&amp;nbsp;”Le Roi martyr”. La cause de  Louis XVI devant la Cour de Rome (1820)&amp;nbsp;», &lt;i&gt;Revue  d’Histoire de l’Eglise de France&lt;/i&gt;, n° 196, janvier-juin 1990, p. 57-71.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[4] &lt;i&gt;Louis XVI, le roi-martyr&lt;/i&gt;, 1943&amp;nbsp;; réédité en 1974 aux éditions Résiac.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[5] Lettre du cardinal Felici à Paul et Pierrette Girault de Coursac, le 5 juin 1992. Cf. Yves Chiron, &lt;i&gt;Enquête sur les canonisations&lt;/i&gt;, Perrin, 1998, p. 239-241.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[6] Henry R.T. Brandreth, &lt;i&gt;Episcopi vagantes and the Anglican Church&lt;/i&gt;, Londres, S.P.C.K., 1961 (1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; édition 1947).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[7] Il s’agit de Monsieur R. J. Veyron, qui se présente comme «&amp;nbsp;chercheur  indépendant&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="line-height: 150%;"&gt;[8] À commander à MRJV 11 rue Ambroise Fredeau 31500 Toulouse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-8421078459154297713?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/8421078459154297713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/8421078459154297713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/11/aletheia-n148-louis-xvi-peut-il-etre.html' title='[Aletheia n°148] Louis XVI peut-il être canonisé? - Episcopi vagantes - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-4316887687370110891</id><published>2009-11-28T13:24:00.001+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.232+01:00</updated><title type='text'>Livres d'Yves Chiron + livres autour de Charles Maurras</title><content type='html'>&lt;div style="line-height: 150%; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Yves Chiron a écrit quelques livres, disponibles en librairie. Ils peuvent aussi être commandés directement auprès de l'auteur, la liste en est &lt;a href="http://docs.google.com/fileview?id=0BwfXiaWf_vN7Y2Q3ODBmYWYtN2UyMi00Njg3LWE4YWUtM2VkNzcyZTBlM2I1"&gt;disponible ici au format PDF&lt;/a&gt;. Les ouvrages qui ont fait l'objet de traductions sont signalés pour information, mais ces traductions ne sont pas disponibles auprès de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;Il est proposé, par ailleurs, en premier lieu, des livres, neufs ou anciens, de Charles Maurras. Puis, des ouvrages sur Charles Maurras et sur l’Action française et des ouvrages d’auteurs de l’école d’Action française. Et, accessoirement, des ouvrages et revues sur divers sujets. Cette initiative n’est pas une entreprise commerciale. Tous les bénéfices contribuent au financement des Éditions BCM dans le cadre de l’Association Anthinéa. - En voici &lt;a href="http://docs.google.com/fileview?id=0BwfXiaWf_vN7YmE4NjcxMWQtNzNmNC00YTRjLWIwNjktOGYwYjMzZTVkMmFi"&gt;la liste au format PDF&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-4316887687370110891?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4316887687370110891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4316887687370110891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/11/livres-d-chiron-livres-autour-de_28.html' title='Livres d&amp;#39;Yves Chiron + livres autour de Charles Maurras'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-5123572772900237014</id><published>2009-11-21T08:36:00.001+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.258+01:00</updated><title type='text'>[Direct 8 - Dieu Merci!] Le chanoine Jayr et Yves Chiron, sur le Christ Roi</title><content type='html'>&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/KWP3XuI-eA4&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/KWP3XuI-eA4&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-5123572772900237014?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5123572772900237014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5123572772900237014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/11/direct-8-dieu-merci-le-chanoine-jayr-et_21.html' title='[Direct 8 - Dieu Merci!] Le chanoine Jayr et Yves Chiron, sur le Christ Roi'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1610240232804825353</id><published>2009-11-01T15:21:00.001+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.249+01:00</updated><title type='text'>Xavier Soleil - Mes Partis pris (deuxième série) - Préface de Samuel Martin</title><content type='html'>Vient de paraître:&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;Xavier Soleil - Mes Partis pris (deuxième série) - Préface de Samuel Martin&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant de bibliothèques que de lettrés&amp;nbsp;:        une fois inventoriés les titres de la culture courante&amp;nbsp;; une fois définie        la part des lectures propres à une génération&amp;nbsp;; une fois, en        quelque sorte, circonscrits les communs, chaque bibliothèque est unique        par son corps principal, ses ailes, ses greniers, ses débarras et son        jardin d’été… Entrer dans une bibliothèque autre, c’est, derrière        les aspects séduisants ou déroutants, c’est, intimidé ou à l’aise,        découvrir un monde organisé autrement, des perspectives nouvelles et des        points de vue différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bibliothèque de Xavier Soleil, telle qu’elle apparaît dans les pages      qui suivent, montre avec force que la littérature est liée à la Cité, à      ses dimensions religieuses, politiques et sociales. Par ce lien qu’on      oublie parfois à l’usage, ou qu’on minimise pour privilégier la littérature      comme évasion, des noms se trouvent rapprochés&amp;nbsp;: Balzac, Béhaine, Le      Play&amp;nbsp;; Rebell, Benjamin, Maurras.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;Que des auteurs connaissent un temps de      purgatoire, que d’autres ne restent appréciés que par un premier cercle,      situation normale dans le cadre de l’histoire de la littérature. Mais les      quelques noms cités ci-dessus, en majorité obscurs, le sont non par le jeu      du temps mais parce qu’ils ne sont pas admis dans le domaine de      l’histoire littéraire officielle&amp;nbsp;: ils restent sous le boisseau par      incompatibilité politique avec le système dominant. Ecrivains «&amp;nbsp;interdits&amp;nbsp;»      - Drumont -, écrivains délaissés par lâcheté et facilité - Barrès -,      parce qu’ils ont pris parti dans bien autre chose que des disputes de      chapelles littéraires&amp;nbsp;: dans la querelle politique des Anciens et des      Modernes, lors de l’Affaire, lors de l’Epuration, etc., ils habitent      l’enfer où la Démocratie laïque et obligatoire les maintient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler d’un écrivain qu’on apprécie sans communiquer l’envie de le      lire, serait un échec. On se convaincra de la réussite de Xavier Soleil à      transmettre ses goûts et ses idées en lisant les études rassemblées ici,      qui suggèreront à chacun d’augmenter sa bibliothèque de quelques noms      et titres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samuel Martin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;hr /&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;b&gt;Bon de commande&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes Partis pris ( deuxième série)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;26 euros (+ 3 euros de contribution aux frais de port).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;Du même auteur, chez le même éditeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes Partis pris (2007)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i&gt;23 euros (+ 3 euros de participation aux frais de port)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire d’une Société de René Béhaine, pages choisies présentées      par Xavier Soleil avec une lettre de Michel Déon de l’Académie française&lt;br /&gt;&lt;i&gt;28 euros (+ 3 euros de participation aux frais de port).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;----------&lt;br /&gt;Commande à adresser aux Editions Nivoit - 5 rue du Berry - 36250 Niherne,      en précisant ses nom, prénom, et adresse de livraison. Chèque à      l’ordre des Editions Nivoit.   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1610240232804825353?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1610240232804825353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1610240232804825353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/11/xavier-soleil-mes-partis-pris-deuxieme_01.html' title='Xavier Soleil - Mes Partis pris (deuxième série) - Préface de Samuel Martin'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-2150569377365798954</id><published>2009-10-29T13:17:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.789+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°147] Benoît XVI en dialogue avec les « trois cercles concentriques » - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;b&gt;Aletheia n°147 - 29 octobre 2009&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Benoît  XVI en dialogue avec les « trois cercles concentriques » - &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;par  Yves Chiron&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Paul  VI, dans sa première encyclique, &lt;i&gt;Ecclesiam suam &lt;/i&gt;(6 août 1964), avait  fait la théorie du « dialogue » que l’Église doit engager avec tous les  hommes pour mener à bien sa mission : annoncer l’Évangile et conduire, ceux  qui le veulent, au salut. « L’Église du Christ Jésus a été voulue par son  Fondateur comme mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut »  disait le Pape aux premières lignes de son encyclique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Paul  VI décrivait ce dialogue, nécessaire et toujours inachevé, « comme autant de  cercles concentriques autour du centre où la main de Dieu Nous a placé ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le  premier cercle, le plus éloigné, « immense cercle » disait Paul VI, est  celui de « l’humanité comme telle, le monde », marqué largement par l’athéisme  ou par l’indifférence à l’égard de la religion (c’est-à-dire de la  relation avec Dieu).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le  deuxième cercle, « autre cercle immense », mais « moins éloigné » du  Siège de Pierre, est celui « des hommes qui adorent le Dieu unique et  souverain ». Paul VI faisait référence explicitement aux religions juive,  musulmane et aussi « aux fidèles des grandes religions afro-asiatiques ». Il  faut rappeler que Paul VI récusait le relativisme et l’indifférentisme en  matière de dialogue inter-religieux : « Nous ne pouvons évidemment partager  ces différentes expressions religieuses comme si elles s’équivalaient  toutes, chacune à sa manière, et comme si elles dispensaient leurs fidèles de  chercher si Dieu lui-même n’a pas révélé la forme exempte d’erreur,  parfaite et définitive, sous laquelle il veut être connu, aimé et servi ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le  troisième cercle, « le plus voisin de Nous », est celui du dialogue «  oecuménique » avec les « frères chrétiens, encore séparés de nous ».  Paul VI y fondait de grands espoirs et avait la conviction que l’Église  catholique était à un moment favorable pour « recomposer l’unique bercail  du Christ ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Paul  VI n’oubliait pas le dialogue &lt;i&gt;ad intra&lt;/i&gt;, même s’il n’en faisait pas  un quatrième cercle : les contestataires catholiques. Le Pape ne nommait  personne, mais il visait à la fois, – d’autres discours de cette période  le montrent –, ceux qu’on appelait alors les « progressistes » et les «  intégristes ». Mais, pour « ce dialogue de famille », disait-il, il  attendait d’abord une « obéissance en forme de dialogue ». Cette  obéissance devait s’exprimer par « l’observation des normes canoniques »  et « la soumission respectueuse au gouvernement du supérieur légitime ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quelques  mois après cette encyclique, la constitution conciliaire &lt;i&gt;Lumen Gentium &lt;/i&gt;(promulguée  le 21 novembre 1964), distinguait elle aussi, mais de manière différente, une  hiérarchie de ceux à qui s’adresse l’Église : « en premier lieu » les  fidèles catholiques ; puis les chrétiens non-catholiques et, enfin, tous «  ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile » : les Juifs, les Musulmans et  les membres des autres religions « qui cherchent encore dans les ombres et sous  des images un Dieu qu’ils ignorent » (&lt;i&gt;LG&lt;/i&gt;, § 14-16).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans  sa volonté de dialogue en vue d’établir ou de rétablir l’unité du peuple  de Dieu, Benoît XVI est l’héritier à la fois de la théorie des cercles  concentriques de Paul VI et de la distinction, en partie différente, établie  par &lt;i&gt;Lumen Gentium&lt;/i&gt;. Il l’a dit à plusieurs reprises. En 2006, par  exemple, faisant le bilan de son voyage apostolique en Turquie, il évoque «  trois ”cercles concentriques” » : « Dans le cercle plus intérieur, le  successeur de Pierre confirme dans la foi les catholiques ; dans le cercle  médian les autres chrétiens ; dans le cercle le plus extérieur il s’adresse  aux non chrétiens et à toute l’humanité » (audience générale du 6  décembre 2006).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Benoît  XVI ne cesse de « dialoguer » en vue de l’unité du peuple de Dieu. Le  dialogue avec « le cercle le plus extérieur » a été marqué, notamment, par  des discours et des initiatives en direction du monde musulman. L’année 2006  fut, à cet égard, emblématique : le discours de Ratisbonne (le 12 septembre  2006 mais il ne concernait qu’en partie l’Islam) et surtout la rencontre de  Castelgandolfo (le 25 septembre suivant) et le voyage apostolique en Turquie (du  28 novembre au 1er décembre de la même année). Bien sûr, le dialogue avec l’Islam  ne s’est pas arrêté en 2006. En témoigne, par exemple, le Forum catholique-musulman,  organisé au Vatican les 4-6 novembre 2008, et marqué, le dernier jour, par un  discours de Benoît XVI.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le  dialogue en vue de l’unité avec « le cercle médian », c’est-à-dire avec  les chrétiens non-catholiques, prend, avec Benoît XVI, deux directions  dominantes : avec les orthodoxes et avec les anglicans. On n’y insistera pas  ici. La publication prochaine d’une constitution apostolique pour fixer le  cadre canonique et les conditions d’un retour à l’unité catholique des  anglicans sera un des événements ecclésiaux de 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Cette  publication va intervenir au moment où commence le dialogue doctrinal avec la  Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, c’est-à-dire, pour reprendre la  distinction de Benoît XVI, le dialogue avec un des éléments du « cercle le  plus intérieur ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quel  objectif ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je  ne répèterai pas ce qui a déjà été dit sur cette première rencontre  doctrinale, qui a eu lieu le 26 octobre dernier. Je ne relève que trois points.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;•  Sept thèmes principaux de discussion ont été retenus :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  la notion de Tradition,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  l’autorité et les formulations du missel de Paul VI,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  l’interprétation du Concile Vatican II,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  l’unité de l’Église et l’oecuménisme,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  le dialogue avec les religions non-chrétiennes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;–  la question de la liberté religieuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;•  Encore une fois, on voit que ce n’est pas le concile Vatican II tout entier  que rejette la FSSPX. Mgr Fellay le disait clairement, il y a quelques mois,  dans une lettre au cardinal Castrillón Hoyos, alors président de la commission  Ecclesia Dei : « Nous ne refusons pas le concile en bloc. Ce qui est repris du  Magistère constant de l’Église nous l’acceptons, mais nous refusons les  nouveautés – et surtout un certain esprit – qui sont contraires au  Magistère de l’Église » (lettre, inédite, du 15 décembre 2008).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;•  La durée de ces discussions doctrinales n’est pas fixée : « plusieurs  années » estime Mgr de Galaretta, un des trois représentants de la FSSPX au  sein de la Commission, « pas beaucoup plus d’une année » espère-t-on du  côté romain.&lt;br /&gt;Un point très important reste encore à déterminer, le plus important  peut-être. Si un accord doctrinal est trouvé, quelle forme prendra-t-il ?  Prendra-t-il simplement la forme d’une déclaration commune des deux parties,  comme il en existe plusieurs avec la Commission internationale anglicane  catholique (ARCIC), avec la Commission mixte catholique-romaine et évangélique  luthérienne, et avec d’autres commissions ? Ou cela aboutira-t-il à un acte  magistériel, solennel et contraignant pour la foi ?&lt;br /&gt;C’est justement parce que le but final des discussions Saint-Siège-FSSPX n’est  pas défini, qu’un théologien romain, éminent, qui avait été pressenti  pour être un des représentants du Saint-Siège dans la Commission, a refusé.  Je tiens cette information de l’intéressé (cf. &lt;i&gt;Aletheia &lt;/i&gt;n° 140,  8.4.2009).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-2150569377365798954?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/2150569377365798954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/2150569377365798954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/10/aletheia-n147-benoit-xvi-en-dialogue.html' title='[Aletheia n°147] Benoît XVI en dialogue avec les « trois cercles concentriques » - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-3838461413106098085</id><published>2009-09-05T19:36:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.927+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°146] Un livre de Gérard Leclerc sur les « lefebvristes » - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-size:85%;color:black;"  &gt;Aletheia n°146  - 5 septembre 2009&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Un livre de Gérard Leclerc sur  les « lefebvristes » - &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;par  Yves Chiron&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Gérard  Leclerc, éditorialiste à &lt;i style=""&gt;France  catholique&lt;/i&gt;, collaborateur de l’hebdomadaire &lt;i style=""&gt;Famille  chrétienne&lt;/i&gt;, un des fondateurs, en 1971, de la Nouvelle Action Française  (dissidence de l’Action française), et collaborateur, depuis cette date, du  bi-mensuel &lt;i style=""&gt;Royaliste&lt;/i&gt;, publie un  « Dossier » consacré à &lt;i style=""&gt;Rome  et les lefebvristes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;[1]&lt;span style=""&gt;&lt;i style=""&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Son  essai, rapide – moins de cent pages – veut « prendre la mesure des désaccords,  des possibles rapprochements, sans sous-estimer la difficulté d’un plein  accord ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Selon  Gérard Leclerc, l’explication principale de la crise « lefebvriste »  (qualificatif qu’il préfère à celui de traditionaliste) tient à une sorte  de déficience théologique de Mgr Lefebvre et de ses partisans (p. 72, p. 76,  etc.). Selon lui, Mgr Lefebvre « n’admit jamais qu’on pût  distinguer des aspects positifs dans la recherche exégétique et doctrinale  contemporaine. Tout ce qui échappe aux catégories de la scolastique telle  qu’il l’a apprise est entaché d’erreur. Il n’y a pas de demi-mesures  concevables » (p. 30). En écrivant cela, Gérard Leclerc reprend, de manière  irréfléchie, la vulgate anti-lefebvriste d’un prélat d’Écône  intellectuellement obtus. Des dizaines de faits montrent le contraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Par  exemple, l’exégèse du Nouveau Testament a été enseignée au séminaire  d’Écône, à partir de 1972, et pendant trois ans, par le P. Ceslas Spicq,  dominicain, un des plus grands exégètes du XXe siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans  le petit livre de Gérard Leclerc, les approximations et les affirmations  inexactes ne manquent pas&lt;/span&gt;[2]&lt;span style=""&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;.  Paul VI aurait « voulu arrêter la logique de la rupture » avec Mgr  Lefebvre en le recevant au Vatican (p. 15 et p. 60). Il est avéré que Paul VI  n’a reçu Mgr Lefebvre que sur l’insistance de certains membres de son  entourage et avec la volonté d’obtenir sa pleine soumission à son autorité,  à Vatican II et à la réforme liturgique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;.  Mgr Lefebvre se serait engagé « pour les quatre ans que durera le  Concile, dans une opposition irrémissible à l’élaboration des différents  documents qui formeront le corpus de Vatican II » (p. 36). Il aurait  manifesté une « incompréhension radicale […] à l’égard du travail  conciliaire. Toutes les données théologiques, patristiques et scripturaires  semblent lui échapper » (p. 37). Là encore, Gérard Leclerc ajoute  l’erreur à la généralisation. Mgr Lefebvre n’a pas rejeté &lt;i style=""&gt;tout&lt;/i&gt;  le travail accompli au concile et rejeté &lt;i style=""&gt;tous&lt;/i&gt;  ses documents. Il est bien connu, par exemple, qu’il estimait très réussi le  décret du concile Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, &lt;i style=""&gt;Presbyterorum ordinis&lt;/i&gt;, décret qui est loin de s’en tenir aux catégories  de la scolastique et qui s’appuie, justement, sur de nombreuses données  « patristiques et scripturaires ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;.  Et encore, comment Gérard Leclerc peut-il citer longuement l’assertion  simpliste du P. Chenu : « La théologie de Billot était totalement  ignorante et insoucieuse de l’historicité de l’économie chrétienne, sans  familiarité avec les sources scripturaires, élaborée hors de l’expérience  pastorale de l’Église, et plus encore du peuple chrétien » (p. 74). Gérard  Leclerc se contente d’ajouter : « Cette appréciation extrêmement  sévère devrait sans doute être modérée ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Le  jugement du célèbre théologien dominicain sur son aîné n’est pas à son  honneur ; il jetait le discrédit, de façon plus qu’outrée, sur l’œuvre  considérable du grand théologien jésuite Louis Billot (1846-1931). Tout au  contraire de ce qu’affirmait le P. Chenu, le cardinal Billot a, longuement, et  à plusieurs reprises, scruté « l’historicité de l’économie chrétienne ».  En témoigne encore la publication récente de certaines de ses pages&lt;/span&gt;[3]&lt;span style=""&gt;.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Si  l’on réussit à passer outre ces excès et ces erreurs, on relèvera quelques  points intéressants dans les analyses de Gérard Leclerc. Sur la question  liturgique, par exemple : « Il est certain que depuis les années 70,  la question liturgique a beaucoup évolué. Tout d’abord, nombre d’abus qui  avaient accompagné les premiers temps de la réforme se sont atténués […]  Nous ne sommes plus dans la situation de blocage du pontificat de Paul VI. Le  rite tridentin a reçu un statut officiel […] Les tendances iconoclastes qui  avaient abouti à l’éclatement de l’espace sacré sont à reconsidérer et  il est permis de revenir sur l’ensemble des réformes imposées » (p.  70-72).&lt;hr /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;Rectification&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Contrairement  à ce que j’ai écrit dans le précédent numéro d’&lt;i style=""&gt;Aletheia&lt;/i&gt;  (n° 145, 6 août 2009), Mgr Fellay a bien célébré, en août 2000, une messe  selon le rite traditionnel dans la basilique Sainte-Marie Majeure. Monsieur  l’abbé Grégoire Celier, actuel rédacteur en chef de la &lt;i style=""&gt;Lettre à nos frères prêtres&lt;/i&gt;, craint que mon erreur factuelle,  imprimée dans le n° 145, porte « atteinte […] à la réputation  de Monsieur l’abbé de La Rocque et de la &lt;i style=""&gt;Lettre  à nos frères prêtres&lt;/i&gt; ». Il me prie de préciser : « &lt;i style=""&gt;en  dehors et en plus du pèlerinage jubilaire&lt;/i&gt;, Mgr Fellay a bien célébré, le  15 août de cette même année [2000], une messe chantée en la basilique  Sainte-Marie Majeure ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour  résumer cet épisode de l’histoire de la FSSPX et du pèlerinage du Jubilé,  on peut donc dire qu’aucun prêtre de la FSSPX, ni son supérieur général,  ni aucun des prêtres « amis » qui accompagnaient le pèlerinage  jubilaire, n’ont obtenu l’autorisation de célébrer la messe dans les  basiliques majeures. Mgr Fellay lui-même l’a regretté dans son homélie  prononcée lors de la messe célébrée en plein air, sur le Colle Oppio :  « comme vous le voyez, il ne nous a pas été permis de célébrer dans  les basiliques ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Comment  et pourquoi ce qui n’a pas été possible, ce qui n’a « pas été  permis », les 8, 9 et 10 août 2000, l’a été cinq jours plus tard, une  fois les pèlerins partis ? C’est une question qui reste irrésolue pour  le profane. Mgr Fellay doit posséder la réponse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;On  remarquera que ni &lt;i style=""&gt;Fideliter&lt;/i&gt;, ni &lt;i style=""&gt;La Tradizione cattolica&lt;/i&gt; (la revue officielle du district italien de  la FSSPX) n’ont évoqué cette messe du 15 août dans leur compte-rendu du pèlerinage  jubilaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Un  des prêtres qui a été un des prédicateurs de ce pèlerinage jubilaire me précise  dans une lettre : « je ne suis pas au courant [de cette] messe du 15  août de Mgr Fellay à Sainte-Marie Majeure, mais ça ne devait pas être la  messe officielle du pèlerinage… achevé. […] ça ne pouvait ni devait être  comme supérieur de la Fraternité St Pie X, organisatrice principale du pèlerinage,  et peut-être alors ”concédée” pour quelque motif de charité. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Y.C.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;NOTES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;[1]&lt;span style=""&gt;  Ouvrage publié aux éditions Salvator, 95 pages.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[2]&lt;span style=""&gt; Sans parler  des dérapages d’une plume trop rapide. Par exemple, Gérard Leclerc écrit  que, dans la fameuse déclaration du 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre opposait  « la &lt;i style=""&gt;Rome éternelle&lt;/i&gt; et la &lt;i style=""&gt;Rome  temporelle&lt;/i&gt;, influencée par les idées du monde moderne » (p. 56). Mgr  Lefebvre opposait, en fait, « la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et  de vérité » à « la Rome de tendance moderniste et néo-protestante ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[3] &lt;span style=""&gt;Louis Billot, &lt;i style=""&gt;Prophéties  de l’Histoire&lt;/i&gt;, Éditions de L’Homme Nouveau, 2007, 127 pages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-3838461413106098085?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3838461413106098085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3838461413106098085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/09/aletheia-n146-un-livre-de-gerard.html' title='[Aletheia n°146] Un livre de Gérard Leclerc sur les « lefebvristes » - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1333250731576980370</id><published>2009-08-06T13:10:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.936+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°145] Le statut canonique de la Fraternité Saint-Pie X, de ses évêques et de ses prêtres - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;p style="font-weight: bold;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Aletheia       n°145 - 6 août 2009&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-weight: bold;" align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;Le  statut canonique de la Fraternité Saint-Pie X, de  ses évêques et de ses prêtres  - &lt;i style=""&gt;par  Yves Chiron&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La  note de la Secrétairerie d’État, en date du 4 février 2009, qui a suivi la  levée de l’excommunication des quatre évêques de la FSPX, précisait :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;La  levée de l’excommunication a libéré les quatre évêques d’une peine  canonique gravissime, mais elle n’a pas changé la situation juridique de la  Fraternité Saint-Pie X, qui, au moment présent, ne jouit d’aucune  reconnaissance canonique dans l’Église catholique. Les quatre évêques, bien  que libérés de l’excommunication, n’ont pas de fonction canonique dans  l’Église et n’exercent pas de ministère licite en son sein.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le  10 mars suivant, dans sa Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la  levée de l’excommunication, Benoît XVI expliquait les raisons doctrinales de  la situation canonique actuelle de la FSSPX :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;i style=""&gt;La  levée de l’excommunication était une mesure de la discipline ecclésiastique :  les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la  punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau  disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X  n’ait pas de position canonique dans l’Église, ne se base pas en fin de  compte sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité  n’a pas une position canonique dans l’Église, ses ministres non plus  n'exercent pas de ministères légitimes dans l'Église [...]. tant que les  questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a  aucun statut canonique dans l’Église, et ses ministres – même s’ils ont  été libérés de la punition ecclésiastique – n'exercent de façon légitime  aucun ministère dans l'Église.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La  pleine communion de la FSSPX avec le Saint-Siège n’a pas encore été retrouvée.  La levée de l’excommunication a été, de la part de Benoît XVI, un geste de  miséricorde et le début d’un processus dont le but n’est pas encore  atteint : « &lt;i style=""&gt;inviter encore une  fois les quatre Évêques au retour &lt;/i&gt;» (Lettre du 12 mars 2009).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La  FSPX reste, aujourd’hui encore, dans une situation canonique anormale, ou  anomique si l’on veut. Cette position a été rappelée, à quelques jours des  ordinations prévues à Écône, par un communiqué du Saint-Siège, le 17 juin  dernier, qui concluait : &lt;i style=""&gt;Ces  ordinations doivent donc être considérées également comme illégitimes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;i style=""&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;b style=""&gt;Un  article de &lt;i style=""&gt;L’Année  canonique&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;i style=""&gt;L’Année  canonique &lt;/i&gt;est la principale revue française de droit canonique. Elle est  publiée sous les auspices de la Société internationale de droit canonique et  de législations religieuses comparées et de la Faculté de droit canonique de  Paris. Son dernier numéro contient un article de Philippe Toxé, doyen  honoraire de cette Faculté, consacré à « La levée des excommunications  de quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X »&lt;a style="" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.  Cet article de treize pages procède de manière méthodique : il analyse  d’abord le décret de remise de peine du 21 janvier, puis il en montre la portée.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;On  ne reprendra pas toutes les analyses de l’auteur, qui s’en tient strictement  au plan canonique. Il rappelle que le décret du 21 janvier 2009 « ne  concerne que les fidèles pour qui il est porté, et que la peine mentionnée.  Il ne faut donc pas lui faire produire des effets juridiques au-delà ou lui  demander de résoudre d’autres questions ».&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les  évêques de la FSSPX, s’ils sont relevés de l’excommunication, ne sont pas  encore en communion complète avec le Saint-Siège : « ces quatre évêques  n’ont pas de mission canonique, n’ayant ni office ecclésiastique de nature  épiscopale, comme un office diocésain, ni titre &lt;i style=""&gt;in partibus&lt;/i&gt;. Ce n’est que dans la mesure où ils recevront un tel  titre ou office qui manifestera leur mission canonique en communion avec le siège  apostolique qu’ils seront membres du collège épiscopal de l’Église  catholique. »&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Sans  même parler du statut canonique de la FSSPX en général, la situation  canonique des prêtres de la FSSPX reste, elle aussi, non résolue. Le décret  du 21 janvier n’a pas modifié leur statut personnel :&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;« &lt;i style=""&gt;Salvo meliori iudicio&lt;/i&gt;,  il semble raisonnable de penser que le plus grand nombre de ces clercs a encouru  deux censures : l’excommunication &lt;i style=""&gt;latae sententiae&lt;/i&gt; dès lors qu’ils ont adhéré au schisme et la  suspense &lt;i style=""&gt;a divinis ipso facto&lt;/i&gt;, dès  lors qu’ils ont été ordonnés sans dimissoriales d’un ordinaire légitime ».&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cette  suspense ne les empêche pas de recevoir les sacrements, « mais leur  interdit d’exercer le pouvoir d’ordre et de juridiction ». Leur statut  personnel&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;reste à déterminer et  leur situation canonique est encore en attente de régularisation.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ce  que ne dit pas l’article, ce sont les accommodements avec le droit canon qui  ont été trouvés, avant le décret du 21 janvier, et encore plus depuis le décret  du 21 janvier.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tout  le monde se souvient du pèlerinage que la FSSPX, ses quatre évêques en tête,  a pu faire dans les basiliques majeures de Rome à l’occasion du Jubilé de  l’an 2000. L’abbé de La Rocque écrivait ensuite dans la &lt;i style=""&gt;Lettre à nos frères prêtres&lt;/i&gt; (n° 7, sept. 2000) : « Le  quinze août de l’an deux mille, en la fête de l’Assomption de la Très  sainte Vierge Marie, notre Supérieur Général, Son Excellence Monseigneur  Bernard Fellay, put célébrer une messe chantée en la Basilique  Sainte-Marie-Majeure ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L’information  était fausse. Mgr Fellay n’avait pas obtenu de pouvoir célébrer la messe  dans la basilique. C’est en plein air, sur le Colle Oppio, qu’il a dû la célébrer.  En revanche, en cette année jubilaire, nombre de sanctuaires et d’églises se  sont ouverts, en France et ailleurs, aux prêtres de la FSSPX. Depuis, au cas  par cas, selon la générosité des curés, recteurs et évêques diocésains,  des permissions ont été accordées et sont accordées, en nombre toujours plus  grand, pour des messes de pèlerinage, ou des mariages ou d’autres cérémonies  religieuses. Avec, parfois, des restrictions ou des vexations.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Outre  les solutions institutionnelles et canoniques encore à trouver pour la FSSPX,  ses évêques et ses prêtres, il reste encore, bien souvent, une conversion des  cœurs, de part et d’autre, à opérer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;b&gt;NOTE&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;a style="" href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le numéro où paraît l’article est le 49, année 2007. Comme toutes les  revues scientifiques ou universitaires, &lt;i style=""&gt;L’Année  canonique&lt;/i&gt; paraît en retard. Ce tome XLIX (566 pages) a été imprimé en  juin 2009 pour les éditions Letouzey et Ané (87 boulevard Raspail, 75006  Paris).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1333250731576980370?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1333250731576980370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1333250731576980370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/08/aletheia-n145-le-statut-canonique-de-la.html' title='[Aletheia n°145] Le statut canonique de la Fraternité Saint-Pie X, de ses évêques et de ses prêtres - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-2467130615444998009</id><published>2009-07-31T14:31:00.001+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.222+01:00</updated><title type='text'>"Une opinion sur l’Action Française" (Berto) et "Pourquoi Pie XI a-t-il condamné l’Action française?" (Chiron/Poulat)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Vient de paraître :&lt;/p&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Abbé V.-A. Berto&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Une opinion sur l’Action Française&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;L’abbé Victor Berto (1900-1968), docteur en philosophie et docteur en théologie fut tour à tour vicaire de paroisse, professeur de séminaire, fondateur d’œuvres pour l’enfance (les Foyers Notre-Dame de Joie) et de la fraternité des Dominicaines du Saint-Esprit. Il fut aussi un des fondateurs de &lt;i style=""&gt;La Pensée catholique&lt;/i&gt; et le théologien de Mgr Lefebvre au concile Vatican II. En avril 1968, il publia, dans &lt;i style=""&gt;Itinéraires&lt;/i&gt;, un important article, « Une opinion sur l’Action française ». Cette analyse catholique, trop peu connue, même des historiens de l’Action française, méritait d’être rééditée.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Éditions BCM, 26 pages, 5 euros&lt;br /&gt;ISBN 978-2-918361-00-8&lt;/p&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Yves Chiron – Émile Poulat&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Pourquoi Pie XI a-t-il condamné l’Action française ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;La condamnation de l’Action française, en 1926, a provoqué une crise majeure dans l’Église de France. Cette condamnation a été interprétée par Maurras et l’Action française comme une condamnation politique tandis que les libéraux et les démocrates-chrétiens y ont vu une légitimation de leur opposition au mouvement monarchiste. Yves Chiron, par une lecture critique, puis Émile Poulat, par une étude inédite et qui va aux principes, montrent ce qui était en cause : la sécularisation du politique. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Yves Chiron, directeur du Dictionnaire de biographie française, auteur d’une Vie de Maurras (1999) et de diverses études sur le fondateur de l’Action française. Il a publié aussi la biographie de plusieurs papes, notamment Pie XI (Perrin, 2004).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Émile Poulat, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences sociales. Il a publié plus d’une trentaine d’ouvrages, notamment Intégrisme et catholicisme intégral (1969), Une Église ébranlée. 1939-1978 (1980), L’Église, c’est un monde (1986), France chrétienne, France laïque avec Danièle Masson (2008).&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Éditions BCM, 70 pages,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;11 euros&lt;br /&gt;ISBN 978-2-918361-01-5&lt;/p&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoBodyText"&gt;Pour commander « &lt;b&gt;Une opinion sur l’Action française » &lt;/b&gt;(5 euros port compris) ou « &lt;b&gt;Pourquoi Pie XII a-t-il condamné l’Action française ? » &lt;/b&gt;(11 euros port compris), adresser un chèque à « Association Anthinéa », 16 rue du Berry – 36250 NIHERNE – France, en précisant ses nom, prénom, adresse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-2467130615444998009?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/2467130615444998009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/2467130615444998009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/07/opinion-sur-laction-francaise-berto-et_31.html' title='&amp;quot;Une opinion sur l’Action Française&amp;quot; (Berto) et &amp;quot;Pourquoi Pie XI a-t-il condamné l’Action française?&amp;quot; (Chiron/Poulat)'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-5630483554922888733</id><published>2009-07-10T11:20:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.711+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°144] Évangéliser la mondialisation ? - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°144 - 10 juillet 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La première encyclique de Benoît XVI consacrée aux questions sociales, attendue depuis plus de deux ans, a été promulguée le 29 juin dernier et publiée peu de jours après. Intitulée &lt;i&gt;Caritas in veritate&lt;/i&gt;, l’encyclique surprend d’abord par sa longueur. Elle compte beaucoup plus de pages que les encycliques sociales qui l’ont précédée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si l’on s’en tient aux encycliques considérées comme les plus importantes dans ce domaine, du moins celles auxquelles Benoît XVI fait référence, on  peut établir la comparaison suivante :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: inherit;"&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Léon     XIII, &lt;i&gt;Rerum novarum&lt;/i&gt; (1891) :     env. 84.000 signes (ou caractères).&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Pie     XI, &lt;i&gt;Quadragesimo anno&lt;/i&gt;     (1931) : env. 145.000 signes.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Paul     VI, &lt;i&gt;Populorum Progressio&lt;/i&gt;     (1967) : env. 72.000 signes.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Jean-Paul     II, &lt;i&gt;Sollicitudo rei socialis&lt;/i&gt;     (1987) : env. 145.000 signes.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Benoît     XVI, &lt;i&gt;Caritas in veritate&lt;/i&gt;     (2009) : env. 210.000 signes.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans l’encyclique de Benoît XVI, les sujets traités sont plus nombreux que dans les précédentes encycliques sociales. Des sujets nouveaux ou peu abordés précédemment font l’objet de longs développements : la mondialisation ou la nécessité d’imposer des règles à la financiarisation de l’économie. Mais &lt;i&gt;Caritas in veritate&lt;/i&gt;, par son ampleur, par son caractère plus doctrinal et plus théorique que pratique, par sa densité, n’est certainement pas une encyclique qui pourra être lue intégralement  par l’homme de la rue ni même accessible facilement au fidèle de bonne volonté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La charité dans la vérité&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Composite – le plan même de l’encyclique se ressent des rédactions successives et des rédacteurs divers qui ont collaboré à sa préparation –, cette encyclique trouve sa touche la plus personnelle, la plus ratzingérienne, dans les premières pages. Benoît XVI montre les liens étroits qui doivent exister entre la charité et la vérité&lt;/span&gt;[1]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; : « &lt;i&gt;Ce n’est que dans la vérité que la&lt;/i&gt; &lt;i&gt;charité resplendit et qu’elle peut être vécue avec authenticité &lt;/i&gt;».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La charité peut connaître des « dévoiements », des « pertes de sens ». « Sans vérité, la charité bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l’opinion contingente des êtres humains : il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu’à signifier son contraire. La vérité libère la charité des étroitesses de l’émotivité […] ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Sans qu’aucune personnalité ne soit nommée ni aucune organisation citée, on relèvera cette critique qui vise un certain humanitarisme chrétien : « Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’autre principe essentiel de l’encyclique est le rappel que « l’adhésion aux valeurs du Christianisme est un élément non seulement utile, mais indispensable pour la construction d’une bonne société et d’un véritable développement humain intégral ». Plus loin, Benoît XVI plaidera pour le « droit de cité », au sens littéral, de la religion chrétienne. « L’exclusion de la religion du domaine public » empêche les véritables progrès de la société. Le Pape rappelle son discours de Sydney aux jeunes, en 2008 : « Quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l’ordre naturel, le but et le ”bien” commence à s’évanouir. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’économie doit être morale&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans cette encyclique, comme l’a remarqué Denis Sureau, « Benoît XVI récuse le libéralisme sans pourtant jamais le nommer (pas plus qu’il ne nomme d’ailleurs le capitalisme, le socialisme et le communisme) »&lt;/span&gt;[2]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;. Le Pape conteste l’ « autonomie de l’économie ». Soustraire les questions économiques et financières à la sphère morale « conduit l’homme à abuser de l’instrument économique y compris de façon destructrice. À la longue, ces convictions ont conduit à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui ont foulé aux pieds la liberté de la personne et des corps sociaux et qui, précisément pour cette raison, n’ont pas été en mesure d’assurer la justice qu’ils promettaient ». Hors, insiste Benoît XVI, &lt;i&gt;« toute décision économique a une conséquence de caractère moral » &lt;/i&gt;; l’activité économique « &lt;i&gt;doit viser la recherche du bien commun&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’encyclique de Benoît XVI, qui se situe avec insistance dans la continuité de l’enseignement social de Paul VI (cité 78 fois), relie trois des enseignements importants de ce pape : &lt;i&gt;Populorum progressio &lt;/i&gt;(1967), &lt;i&gt; Humanae vitae &lt;/i&gt;(1968) et&lt;i&gt; Evangelii nuntiandi &lt;/i&gt;(1975). Le progrès social, moral et économique des peuples va de pair avec la défense de la vie et l’évangélisation. Comme l’écrit le cardinal Barbarin en présentant l’encyclique : « C’est dans la recherche de la vérité que les hommes trouveront le moteur et le fil conducteur de leur action. Le progrès et le développement auxquels la société travaille, supposent une connaissance profonde de ”l’homme tout entier” et de la création. Il est clair qu’on doit agir avec cohérence et qu’on ne peut dissocier l’éthique sociale de celle de la vie, ou l’écologie humaine du respect de la création. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’unification de l’humanité est-elle possible ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Une des convictions de cette encyclique est l’idée que « l’humanité » est « en voie d’unification ». L’idée n’est pas nouvelle, l’utopie d’un gouvernement mondial a été soutenue par de nombreux auteurs, hommes politiques et hommes d’influence. Loin de rejeter cette perspective, Benoît XVI pense que les Chrétiens et l’Eglise doivent « &lt;i&gt;favoriser une orientation culturelle personnaliste et communautaire, ouverte à la transcendance, du processus d’intégration planétaire » &lt;/i&gt;(§ 42). Le Pape croit que l’interdépendance et l’interactivité, qui sont une des caractéristiques du monde d’aujourd’hui, peuvent devenir « une communion véritable » (§ 53). Il pense que des institutions temporelles peuvent la favoriser. Il émet un vœu : « il est urgent que soit mise en place une véritable &lt;i&gt;Autorité politique mondiale&lt;/i&gt; » (§ 67).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le Pape, qui ne ménage pas ses critiques à l’encontre de la mondialisation telle qu’elle est aujourd’hui, n’en conteste pas le but. Sa vision optimiste et évolutionniste de l’avenir de l’humanité le conduit à un choix politique : le mondialisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;----------&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[1] Le pape, dans la première partie de son encyclique, emploie le plus souvent le mot « charité » (carità) et parfois le mot « amour » (amore). La traduction officielle en français diffusée par le site officiel du Vatican n’a pas toujours respecté le texte original italien, employant souvent le mot « amour » pour traduire carità. Dans les citations faites ici, je me suis référé au texte italien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Chrétiens dans la Cité (17 rue Manessier, 94130 Nogent-sur-Marne), n° 226, juillet-août 2009.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana; font-size: 85%;"&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-5630483554922888733?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5630483554922888733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5630483554922888733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/07/aletheia-n144-evangeliser-la.html' title='[Aletheia n°144] Évangéliser la mondialisation ? - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1973699469829772718</id><published>2009-06-23T11:57:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:13.172+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°143] Le regard de Jean Madiran sur les trente dernières années de la vie de l’Église - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color:black;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Aletheia       n°143 - 23 juin 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Quant à la messe, il y a plusieurs variétés de catholiques, et plusieurs variétés de prêtres, d’évêques et même de cardinaux :&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;• ceux qui n’acceptent que la messe traditionnelle. « Hors de la messe de saint Pie V, il n’y a point de salut ». La formule n’est pas littérale, mais sous une forme aussi brutale elle a eu cours et elle est encore professée ici et là. Dans la Fraternité Saint-Pie X, longtemps on a prêché (par exemple aux enfants des écoles qui partaient pour les vacances d’été) qu’il valait mieux ne pas aller à la messe le dimanche si on ne pouvait pas assister à une messe selon le rite traditionnel. Ce n’était pas un sermon d’occasion, mais un sermon répété d’année en année. Le dit-on aussi brutalement aujourd’hui ? Je n’en sais rien. En tout cas, depuis longtemps la FSSPX ne prêche plus selon la position exprimée par Mgr Lefebvre en 1970 : « Si on n’a pas le choix et si le prêtre qui célèbre la messe selon le &lt;i style=""&gt;Novus Ordo&lt;/i&gt; est un prêtre digne et fidèle, on ne doit pas s’abstenir d’aller à la messe »&lt;span style=""&gt;[1]&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;• en face, il y a ceux pour qui la messe traditionnelle est un vestige d’archéologie chrétienne. « Hors de la messe de Paul VI, il n’y a point de vie spirituelle » pourraient-ils dire. C’était la position du P. Congar, théologien tant estimé dans la deuxième moitié du XXe siècle : « J’ai aimé la messe latine que j’ai célébrée pendant près de quarante ans. Mais je ne voudrais pas y revenir. J’ai récemment assisté (et, comme prêtre, concélébré) à une messe dite de saint Pie V, célébrée pour l’enterrement d’un ami. Franchement, c’était pénible. L’assistance n’a pas dit un mot ; elle ne voyait rien et n’entendait presque rien de ce que le prêtre, dos au peuple, faisait à l’autel.&lt;span style=""&gt;[2]&lt;/span&gt; »&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;• il y a encore les adeptes d’une voie moyenne, ceux qui, sans refuser aux autres la messe traditionnelle, ont fait de l’assistance à la messe de Paul VI un critère de communion ecclésiale. Leur formule pourrait être : « Sans la messe de Paul VI, au moins une fois par an (pour la messe chrismale), point de communion pleine et entière ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;La position de Jean Madiran ne se ramène à aucune de celles-là – nomenclature non exhaustive. Aux premières pages de son &lt;i style=""&gt;Histoire de la messe interdite&lt;/i&gt; (fasc. 2), il écrit : « Une messe nouvelle (et facultative) ne paraît pas impossible en principe, si elle est explicitement et intégralement catholique, sans équivoque ni omission. Peut-être est-il vrai que le niveau mental de l’obscurantisme et de la barbarie modernes, fermés au spirituel et au transcendant, appelle une messe simplifiée (mais authentique) ; une messe-digest pour une Église yankee, fille plus ou moins émancipée de l’Église latine. On peut rêver à une application en ce sens de la constitution conciliaire sur la liturgie ; à ce qu’aurait pu faire Paul VI ; peut-être voulait-il le faire ; et il l’a raté. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Dans le dernier livre de Jean Madiran, on trouvera une chronologie des faits, citations et déclarations relatifs à la « messe interdite » pour la période 1976-1989, chronologie entrecoupée de « récits » à forte saveur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Dans les années 1970, sur le sujet de la messe, tout s’est passé comme si l’épiscopat français, à travers ses autorités, avait donné le ton aux déclarations romaines. Le communiqué du cardinal Marty, le 28 février 1977, suite à l’occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet – &lt;i style=""&gt;Il ne s’agit pas d’une querelle à propos du latin. Il ne s’agit pas d’abord de la messe selon le rite de Saint Pie V. il s’agit de la foi catholique elle-même&lt;/i&gt; –, est repris, presque mot pour mot, par le cardinal Poletti, vicaire de Rome, dans un communiqué en date du 5 juin suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Ceux qui ne lisent pas Jean Madiran ou qui lui prêtent de mauvaises intentions, devront bien, un jour, reconnaître son honnêteté intellectuelle et son talent dans l’acribie. Ses pages sur Mgr Lefebvre – p. 41 à 105 – déplairont, en certains passages, aux « lefebvristes » et apprendront beaucoup aux autres. Jean Madiran rappelle que le combat pour la messe traditionnelle a d’abord été le fait des laïcs : « il a fallu attendre au moins deux ans pour qu’il [Mgr Lefebvre] prononce une parole semi-publique contre la messe nouvelle de Paul VI » (p. 53).&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Des évêques actuels de la FSSPX, Madiran dit avec justice – au sens traditionnel du mot : « Ils n’ont pas la carrure de Mgr Lefebvre. Mais ils sont évêques. Ils ont de ce fait, dans l’Église, une présence qu’on ne peut méconnaître. Leurs propos, leur comportement, parfois ou souvent, peuvent être jugés plus ou moins regrettables. Mais leur présence maintient de façon militante un témoignage épiscopal contre la disparition du catéchisme romain et contre l’interdiction ou le mépris de la messe tridentine. Sans Mgr Lefebvre et sans ses successeurs il y aurait quand même des prêtres, des laïcs, des instituts militant pour la messe et le catéchisme traditionnels ; il y en a eu, il y en a en dehors de la FSSPX : sans évêques, ils seraient loin d’avoir le même poids » (p. 62).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Le même souci, spirituel, de justice lui fait écrire à propos de Jean-Paul II et la liturgie traditionnelle (p.107, p. 112) et à propos de la réunion d’Assise (p. 113) des pages qui ressemblent à une &lt;i style=""&gt;retractatio&lt;/i&gt;, du moins qui portent la marque du recul que donne le temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Sur la commission cardinalice secrète qui s’est réunie entre 1982-1995, « et même au-delà », pour examiner la question de la messe traditionnelle, Jean Madiran donne quelques précisions et attend des informations.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Pour donner encore une idée de la manière, unique, qu’a Jean Madiran de poser le &lt;i style=""&gt;status quaestionnis&lt;/i&gt;, on citera cet extrait des pages consacrées aux sacres de 1988 dans leur rapport avec la messe traditionnelle : « Les deux thèses n’ont pas cessé d’argumenter chacune de son côté : selon l’une, sans les sacres l’interdiction aurait été maintenue beaucoup plus longtemps ; la thèse inverse estime que l’acte dit schismatique de 1988 a au contraire retardé la reconnaissance officielle du fait que la messe traditionnelle n’était pas valablement interdite : Jean-Paul II estima qu’il valait mieux y surseoir dans cette période de troubles et de tensions ; il en transmit la charge à son successeur ».&lt;hr /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-indent: 0pt; line-height: 100%; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;NOTES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-indent: 0pt; line-height: 100%; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-align: justify;"&gt;[1] Position relevée par Jean Madiran, Histoire de la messe interdite, fasc. 2, Éditions Via Romana, 2009, p. 76. Cf. aussi la recommandation aux séminaristes de Fribourg, en 1969, p. 75.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-indent: 0pt; line-height: 100%; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-align: justify;"&gt;[2] Yves Congar, La Crise dans l’Église et Mgr Lefebvre, Cerf, 1977, p. 39.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-indent: 0pt; line-height: 100%; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-size:10pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1973699469829772718?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1973699469829772718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1973699469829772718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/06/aletheia-n143-le-regard-de-jean-madiran.html' title='[Aletheia n°143] Le regard de Jean Madiran sur les trente dernières années de la vie de l’Église - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-6686875620627685692</id><published>2009-05-13T13:58:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:13.229+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°142] En 2010, un quart des séminaristes français seront de "Forme Extraordinaire" - par Paix liturgique</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%; font-weight: bold;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Aletheia       n°142 - 13 mai 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;b style="background-color: rgb(51, 51, 153);"&gt;&lt;span style="background-color: rgb(51, 51, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En 2010, un quart des séminaristes français seront de "Forme Extraordinaire" - par Paix liturgique&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="background-color: rgb(51, 51, 153);"&gt;&lt;i style="background-color: rgb(51, 51, 153);"&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 100%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cet article est paru dans le n° 176, 4 mai 2009, de &lt;i style=""&gt;Paix liturgique&lt;/i&gt;  (1, allée du Bois Gougenot – 78290 Croissy-sur-Seine ; ou &lt;a href="http://www.paixliturgique.com/" target="_blank"&gt;paixliturgique.com&lt;/a&gt;). Les intertitres sont de la rédaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/blockquote&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;La chute vertigineuse du nombre des séminaristes est, en France, un des aspects les plus angoissants de la crise religieuse. À la fin du Concile, en 1966-1967, ils étaient 4 536. Aujourd’hui, en 2008-2009, ils sont environ 740, soit une chute de plus de 80 %.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Pour être plus précis, ils étaient :&lt;br /&gt;. en 1966 : 4 536 ;&lt;br /&gt;. en 1975 : 1 297 ;&lt;br /&gt;. en 1977 : 1 151 ;&lt;br /&gt;. en 1996 : 1 103 ;&lt;br /&gt;. en 2000 : 976 ;&lt;br /&gt;. en 2005 : 784 ;&lt;br /&gt;. en 2006 : 764 ;&lt;br /&gt;. en 2007 : 756.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Les rentrées, qui étaient de 900 en 1966, sont tombées à 200 dans les années de l’après-Concile et de la réforme liturgique, pour amorcer une petite remontée dans les années 80 (234 en 1990) et retomber régulièrement ensuite (133 en 2007). Le nombre des séminaristes parisiens qui était remonté à 100 dans les années 80, dépasse à peine 50 aujourd’hui, de même que le nombre des séminaristes du plus prestigieux des séminaires de France, celui d’Issy-les-Moulineaux – étant précisé que les séminaristes issus de la Communauté de l’Emmanuel résistent à l’érosion, à la manière d’une « valeur refuge », et constituent, par exemple, une part importante des séminaristes formés à Paris.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Pendant le même temps, est née une autre catégorie de séminaristes, destinés à devenir des prêtres célébrant la messe traditionnelle, essentiellement dans un premier temps, pour la Fraternité Saint-Pie-X. Les chiffres des années antérieures à 1980 ne sont pas connus. En revanche, de 1980 à 1988, en vertu d’un « effet Jean-Paul II », les rentrées dans les séminaires de la Fraternité Saint-Pie-X ont connu une baisse sensible, alors que les séminaires classiques, tels ceux d’Ars, Paris, Aix-en-Provence, étaient en croissance, sans pour autant enrayer une inexorable baisse globale.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Puis, à l’époque du motu proprio de 1988, alors que se créaient des séminaires tridentins officiels, les rentrées dans les séminaires classiques ont commencé à baisser (Ars : 20 en 2007-2008 ; Aix : 9), cependant que les rentrées enregistrées dans les séminaires de la Fraternité Saint-Pie-X restaient stables. Puis, le motu proprio de 2007, avant même sa parution, produisit un nouvel effet de croissance des vocations vers l’ensemble des séminaires de rite tridentin (160 en 2007-2008 ; environ le même chiffre en 2008-2009, non compris, il va de soi, les novices des instituts religieux), le séminaire diocésain de Toulon qui accueille des séminaristes pour la forme extraordinaire bénéficiant de ce mouvement.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Pendant ce temps, les autres séminaires sont tombés au plus bas étage jamais atteint (Paris : 63 en 2007-2008 ; Lyon : 19 ; Toulouse : 9 ; Agen, Pamiers, Belfort, etc. : 0). Tous les instituts &lt;i style=""&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;  (reconnus par Rome), mais aussi la Fraternité Saint-Pie-X, prévoient une rentrée extrêmement importante l’année prochaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%; font-weight: bold;" align="justify"&gt;Un sur quatre &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;En 2008-2009, il y a, à quelques unités près, 740 séminaristes diocésains en France pour la forme ordinaire et 160 pour la forme extraordinaire (dont 40 environ pour la Fraternité Saint-Pie-X). Certaines corrections doivent être faites dans l’une et l’autre catégories : en ce qui concerne les séminaires diocésains, la première année, dite de propédeutique, n’est pas comptée, alors qu’elle est comprise dans les chiffres des séminaires pour la forme extraordinaire ; mais les séminaristes formés dans les séminaires diocésains de France ne sont pas toujours français (par exemple, les séminaristes asiatiques formés à Ars), et un nombre non négligeable des séminaristes du diocèse de Toulon – une quinzaine sur cinquante – sont destinés à la célébration de la forme extraordinaire. Par ailleurs, de nombreux séminaristes diocésains ne cachent pas leur sympathie pour la forme extraordinaire du rite romain et disent vouloir appliquer demain dans leurs futures paroisses le Motu Proprio de Benoît XVI.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;S’il est difficile de quantifier ces séminaristes qui entretiennent des relations étroites avec les communautés &lt;i style=""&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;  et qui apprennent à célébrer la messe traditionnelle, il n’en demeure pas moins que l’émergence de ce nouveau clergé va considérablement amplifier la tendance. En d’autres termes, quasiment un séminariste français sur quatre (et même un peu plus pour les raisons ci-dessus évoquées) est aujourd’hui destiné à la célébration de la forme extraordinaire.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;25 contre 1&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Un séminariste français sur quatre formé pour la forme extraordinaire… tandis que le nombre de lieux de culte où est célébrée la forme extraordinaire de la messe ne représente quant à lui-même pas 1 % des paroisses… Cette proportion déjà significative de un sur quatre n’est donc pas arrivée à son paroxysme et reste en pleine croissance. Dès lors que l’immense majorité des jeunes ne connaît pas cette forme liturgique faute d’y avoir accès dans leur paroisse, la comparaison reste relative. Plus la messe traditionnelle sera célébrée, plus les jeunes la connaîtront et par suite seront dans la possibilité de choisir. Il sera très intéressant de suivre cette évolution les prochaines années. &lt;i style=""&gt;Paix liturgique&lt;/i&gt;  y reviendra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour la canonisation du bienheureux Pie IX - par Yves Chiron&lt;/span&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Giovanni Maria Mastai Ferretti (1792-1878) est devenu le pape Pie IX en 1846.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Sa cause de béatification a été introduite le 7 décembre 1954.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Le regretté Mgr Piolanti [1911-2001], qui fut un des ultimes représentants de la théologie romaine&lt;/span&gt;[1]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;, fut aussi, à partir de 1971, postulateur de la cause de Pie IX. Outre le travail historique et théologique propre à la cause, qu’il a mené avec ténacité et intelligence, il a mis en œuvre différents moyens pour mieux faire connaître Pie IX : à partir de 1972, une revue, &lt;i style=""&gt;Pio IX&lt;/i&gt;, qui existe toujours ; une collection « Studi Piani » à la Libreria Editrice Vaticana et d’autres initiatives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Le décret reconnaissant les vertus héroïques de Pie IX a été publié le 6 juillet 1985, la congrégation ordinaire sur le miracle nécessaire à la béatification s’est réunie le 10 juin 1986. Ce n’est qu’après avoir surmonté divers obstacles idéologiques que la béatification a pu intervenir le 3 septembre 2000, en même temps que celle de Jean XXIII&lt;/span&gt;[2]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Aujourd’hui, Mgr Gherardini, qui a succédé à Mgr Piolanti comme postulateur de la cause, espère que la canonisation interviendra dès qu’un miracle, dû à l’intercession du bienheureux Pie IX, sera reconnu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;À cette intention, je glisse, dans ce numéro d’&lt;i style=""&gt;Aletheia&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;[3]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;, une image du bienheureux Pie IX avec, au verso, une Prière pour implorer sa glorification et obtenir des grâces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;L’obligeance de Mgr Gherardini, et de Franco Zampini du Musée Pie IX de Senigallia, me permet d’offrir, gracieusement, aux lecteurs intéressés deux livres, en français, publiés quelques années après la mort  de Pie IX :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;• &lt;i style=""&gt;Enseignements et conseils du Souverain Pontife Pie IX aux catholiques, tirés des Brefs, Allocutions et Discours de Sa Sainteté&lt;/i&gt;, 1880, 320 pages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;• &lt;i style=""&gt;Grâces obtenues par l’intercession depuis l’époque de sa mort&lt;/i&gt;, suivi d’un appendice : &lt;i style=""&gt;Les derniers moments de Pie IX&lt;/i&gt;, &lt;i style=""&gt;La dépouille mortelle de Pie IX&lt;/i&gt;, &lt;i style=""&gt;La tombe de Pie IX&lt;/i&gt;, 1884, 136 pages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Pour obtenir ces deux volumes, il suffit d’adresser une demande écrite à &lt;i style=""&gt;Aletheia&lt;/i&gt;  (les livres sont offerts, une participation, libre, aux frais d’envoi est demandée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;Rappelons qu’existent en français deux biographies du Pape de l’Immaculée Conception et du Syllabus : &lt;i style=""&gt;Pie IX, pape moderne&lt;/i&gt;  (éditions Clovis, 1995 ; traduit en anglais, espagnol et italien) et &lt;i style=""&gt;Pie IX. Le pape des tempêtes&lt;/i&gt;  (éditions Jean Picollec, 1999).&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;La brochure &lt;i style=""&gt;Pie IX et la franc-maçonnerie&lt;/i&gt;  (éditions BCM, 2000) est disponible à nos bureaux au prix de 5 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                   &lt;p class="MsoFootnoteText" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 100%;" align="justify"&gt;&lt;span style="" class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;NOTES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 100%;" align="justify"&gt;[1]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; Cf. &lt;i style=""&gt;Aletheia&lt;/i&gt;  n° 22, 17 décembre 2001.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 100%;" align="justify"&gt;[2]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; Cf. &lt;i style=""&gt;Aletheia&lt;/i&gt;, n° 3, 5 septembre 2000.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt; line-height: 100%;" align="justify"&gt;[3]&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; Les lecteurs de l’édition électronique &lt;i style=""&gt;d’Aletheia &lt;/i&gt;peuvent obtenir cette image par une demande écrite qui comporte leur adresse postale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-6686875620627685692?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6686875620627685692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6686875620627685692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/05/aletheia-n142-en-2010-un-quart-des.html' title='[Aletheia n°142] En 2010, un quart des séminaristes français seront de &amp;quot;Forme Extraordinaire&amp;quot; - par Paix liturgique'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-3139234105888426464</id><published>2009-04-22T13:54:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.269+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°141] Benedictus à Itinéraires - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°141 - 22 avril 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Benedictus à Itinéraires  -  par Yves Chiron&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’abbaye Sainte-Madeleine a entrepris de recueillir en volume les chroniques ou les lettres spirituelles que son fondateur a publiées dans la revue &lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt; à partir de 1976. Signées « Benedictus » puis « Dom Gérard », ces chroniques ont été lues, jusqu’en 1996, par quelques générations de lecteurs de la revue que dirigeait Madiran depuis 1956.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;1956 – 1976 – 1996 : trois dates, trois époques, trois temps de l’histoire de l’Eglise. En 1976 ou en 1996, les évêques français – sauf exception – n’ouvraient pas la revue de Jean Madiran et donc ne lisaient pas Dom Gérard. Ils ne le faisaient pas pour différentes raisons : soit ils n’en avaient jamais entendu parler, tant l’interdiction implicite de parler des écrits de Jean Madiran a duré et perdure ; soit ils avaient un vague souvenir – ou on leur en avait parlé – de la « mise en garde » lancée en 1966 contre &lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt; par un communiqué du Conseil permanent de l’épiscopat français&lt;/span&gt;[1]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Nous ne sommes plus en 1966 ni même en 1996. Des évêques lisent à nouveau Madiran, même si la plupart des titres de la presse catholique qu’ils lisent par ailleurs ne recensent jamais les livres de Madiran. Le volume édité par les Éditions Sainte-Madeleine permet de lire ou relire Dom Gérard, avec une préface de Jean Madiran.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les relations entre le futur fondateur du Barroux et le futur fondateur d’&lt;i&gt;Itinéraires &lt;/i&gt;et de &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt; remontent à 1944. Ce fut le germe d’une amitié intellectuelle et spirituelle qui croîtra plus tard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Je ne commenterai pas ce premier recueil des écrits de Dom Gérard dans &lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;[2]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;. Mieux vaut citer quelques extraits de la présentation de Jean Madiran :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;« Quand il écrit ses articles pour la revue &lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt;, Dom Gérard a choisi une voie lui permettant de s’adresser directement, il l’a voulu et il le dit, aux laïcs et aux clercs qui ont “le courage et la lucidité d’entreprendre l’œuvre chère entre toutes : la restauration d‘un ordre temporel chrétien“. […]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Bien entendu Dom Gérard n’entre pas, ce n’est pas le rôle du prêtre, dans les modalités et détails de cet ordre temporel chrétien qui, selon les époques toujours changeantes et les circonstances toujours complexes, offrent plus ou moins de possibilités et réclament diverses manières de s’y prendre, ce qui relève de la responsabilité autonome des laïcs. Mais l’esprit est le même à travers les âges successifs, les principes demeurent invariables, et ces principes sont vivants, cet esprit est lumière, quand ils procèdent d’une vie intérieure. C’est pourquoi Dom Gérard parle surtout de vie intérieure lorsqu’il s’adresse, comme il le fait ici, à ceux qui veulent entreprendre ”la restauration d’un ordre temporel chrétien”. Par l’intense vérité de la vie intérieure, les principes qui pourraient en rester au stade d’un bavardage intellectuel deviennent des ferments qui nous rendent capables de restaurer, de maintenir, de transfigurer concrètement les réalités sociales au milieu desquelles nous vivons. […]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dom Gérard n’a pas laissé d’indications sur la manière d’utiliser ce recueil, puisqu’il est posthume. On se permettra d’indiquer au lecteur qu’il n’est pas fait pour être lu comme d’autres ouvrages du même auteur, &lt;i&gt;Demain la chrétienté&lt;/i&gt; ou la &lt;i&gt;Lettre aux 18-20 ans&lt;/i&gt;. Chacun de ces articles forme un tout achevé, c’est une lettre envoyée à peu près mensuellement : on peut en prendre une d’après son titre, la relire et la méditer pendant un mois. La plupart “scrutent et soupèsent“ un extrait de la liturgie du mois correspondant. Ces lettres sont intemporelles au regard du calendrier civil et de l’histoire politique ; leur “actualité“, parce qu’elle est liturgique, est assurée à jamais ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr color="#333399" style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Retour sur l'important scoop d’Yves Chiron - par Luc Perrin*&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;J’avais relevé le scoop passé inaperçu, ou presque, donné par Yves Chiron dans le n° d’&lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt; du 8 avril 2009, scoop qui semblait être une erreur factuelle, au milieu d'autres affirmations très dissonnantes avec l’histoire de la PCED (Commission &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;) depuis sa création en 1988.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Celui-ci a réagi à mon commentaire pour attirer mon attention - et je crois utile d'en faire part ici avec son plein accord - sur certains points.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il a repris, résumé des analyses qui n’étaient pas les siennes propres mais provenaient « &lt;i&gt;de différentes conversations romaines avec certaines personnes qui sont en charge de ces dossiers &lt;/i&gt;». Les étrangetés que j’avais notées sont donc à interpréter sous cet angle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dès lors sans reprendre chaque point en cause, on peut souligner ceci :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;a) alors que la Lettre papale du 10 mars parlait de « rattachement » de la PCED, réduite dans sa mission à la seule négociation doctrinale avec la FSSPX, il y aurait plutôt non rattachement mais création d'une commission, au sein de la Congrégation présidée par le cardinal Levada, pour conduire les « discussions » sur les « questions ouvertes » (cf. décret du 21 janvier).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La chose semble bien plus cohérente car la formulation de la Lettre du 10 mars ouvrait la voie à un abandon en rase campagne du suivi du Motu proprio ! J'avais d'emblée souligné cette incongruité quand la Lettre avait été publiée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si le scoop d’Y. Chiron se vérifie dans les semaines/mois qui viennent, c'est une garantie donnée aux fidèles et aux instituts quant à la pérennité du Motu proprio. Rappelons la menace qui plane du délai de trois ans (2007-2010). La PCED actuelle, explicitement en charge de ce suivi dans &lt;i&gt;Summorum Pontificum&lt;/i&gt;, demeurerait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Cette configuration, scindant les missions actuellement exercées par le cardinal Castrillon Hoyos depuis 2000, est beaucoup plus logique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;b) le reste des affirmations est à lire en fonction de cette bonne nouvelle, si elle entre dans les faits :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- la PCED actuelle a toujours privilégié une approche non doctrinale, après avoir, entre 1988 et 2000, ignoré plutôt la FSSPX, du moins s’être positionnée dans une logique de « schisme ». Je maintiens que rien ne lui imposait de le faire et qu’il s'agissait d'un choix du cardinal-président, choix qu’il a maintes fois exprimé, choix qui s’est incarné dans la régularisation des Pères de Campos (2001-2002), de l'I.B.P. (2006) et des Fils du Très Saint Rédempteur (2008). Le Cardinal a toujours minimisé l’aspect doctrinal, en repoussant la clarification à une après-régularisation canonique, ce qui lui a été constamment reproché par la FSSPX. C’est ce cycle qui se clôt avec la Lettre de Benoît XVI du 10 mars.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- le cardinal Castrillon Hoyos nommé président de la PCED en 2000 est chargé explicitement par Jean-Paul II de renouer le contact avec Menzingen et il s’y attelle très vite. Aux yeux des « certaines personnes » rencontrées par Y. Chiron, ce mandat de négociation était comme une affaire « personnelle », le Cardinal étant comme un délégué du pape à cet effet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C’est une lecture particulière, je laisse le soin aux liseurs perspicaces d’en décrypter le message implicite. Il demeure qu’après son remplacement par le cardinal Hummes en 2006, la seule fonction assumée par le cardinal colombien est ... président de la PCED. C’est donc bien ce président que Mgr Fellay et divers envoyés de Menzingen ont régulièrement rencontré et avec lequel des échanges ont eu lieu, comme avant 2006. C’est bien lui, et nul autre, qui a été l’architecte du dialogue renoué depuis 2000, des deux rencontres officielles entre Mgr Fellay et deux papes, toujours lui qui a agi pour lever l’obstacle des deux requêtes préalables aux discussions. En dépit de la limite de son approche canonique, limite perceptible dès 2001-2002, l’histoire retiendra cela au crédit du Cardinal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’histoire retiendra aussi sa contribution, importante, à la reconnaissance de la légitimité de la Forme extraordinaire du rit romain (nombreuses déclarations, messe de 2003 à Rome, intervention très courageuse au Synode des évêques de 2005, appui constant et public au processus qui a produit le Motu proprio). À l’heure où tant vous ont accablé, se sont défaussés sur vous (cf. le P. Lombardi), se distancient de vous, Eminence, il me semble qu’ici on peut avoir quelque gratitude pour votre action en cette matière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;En résumé, il y aurait une « commission nouvelle » sous la dépendance du cardinal Levada, en charge d’une approche doctrinale cette fois des relations avec la FSSPX : ce qui rappelle la période 1978-1981 avec alors le cardinal Seper. Un enlisement s’était cependant produit assez vite ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Et d’autre part, une PCED maintenue en charge désormais uniquement du suivi du Motu proprio et de la tutelle des instituts traditionnels.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quant à savoir qui trépigne d'impatience ou a les pieds froids voire gelés à l’idée de démarrer les discussions doctrinales, il me semble que la lenteur arrange les parties en présence, au moins pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;* Ce message est paru sur le &lt;i&gt;Forum catholique&lt;/i&gt; le 17 avril 2009. Luc Perrin est maître de conférences d’histoire de l’Eglise à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg (Université Marc-Bloch). Il est l’auteur, notamment, de &lt;i&gt;L’Affaire Lefebvre&lt;/i&gt; (Cerf, 1989) et de &lt;i&gt;Paris à l’heure de Vatican II&lt;/i&gt; (Les Editions de l’Atelier, 1997).&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;hr style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;« Tous kantiens » - par Jean Madiran[3]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="font-family: inherit;"&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt; &lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Sur cette sentence d’Emile Poulat : « Tous kantiens », nous ne nous sommes peut-être pas suffisamment arrêtés (&lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt; du 31 octobre et du 8 novembre). Pour pousser plus avant notre réflexion, écrivions-nous, attendons de voir quel accueil l’intelligentsia catholique va faire à l‘événement. Car c’en est un.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Eh bien, c’est tout vu. L’accueil s’est fait remarquer par son absence dans les sphères officielles et bien en vue du catholicisme sociologiquement installé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Veillons donc à ne pas laisser oublier ce que disait Poulat l’automne dernier :&lt;br /&gt;« Je considère le kantisme comme la forme d’esprit qui façonne aujourd’hui tout homme normalement constitué. L’homme politique, l’industriel, le scientifique, même le catholique, est spontanément kantien. »&lt;br /&gt;Et quand il dit : « Ils sont tous modernistes », on voit bien que pour lui, et avec raison, moderniste et kantien sont synonymes pour désigner « ce modernisme ambiant et vulgarisé qui traîne aujourd’hui partout ».&lt;br /&gt;Le philosophe allemand Emmanuel Kant est mort en 1804. Directe ou indirecte, son influence a effectivement traversé deux siècles. Ce n’est pas en un jour qu’elle a pu aboutir à ce « tous kantiens » que le XXe siècle a légué au XXIe.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Le diagnostic de Poulat est d’abord un témoignage. Il a eu trente ans au milieu du XXe siècle, en 1950. Il se trouve que je suis son contemporain, et moi-même j’ai eu trente ans exactement au milieu du siècle, à un jour près, le 15 juin. Bonne situation pour porter ou pour apprécier un témoignage concernant en somme le siècle en son entier.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt; &lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Ceux que j’ai personnellement connus, ou dont les œuvres ont compté pour moi, parmi les grands esprits catholiques de la génération qui a eu trente ans aux alentours de 1900-1914, – c’est-à-dire la génération immédiatement antérieure à celle de Poulat, – je n’en vois aucun qui n’ait pas été explicitement hostile au kantisme. Maurras et Péguy le rejettent fortement. Gilson le réfute dans son &lt;i&gt;Réalisme méthodique&lt;/i&gt; et dans son &lt;i&gt;Réalisme thomiste et critique de la connaissance.&lt;/i&gt; Maritain, même tardif (&lt;i&gt;La philosophie morale&lt;/i&gt;, 1960), le critique sévèrement. Henri Charlier est aux antipodes du kantisme. Claudel est thomiste. Et Marcel De Corte ! Pourtant aucun d’entre eux, De Corte, Claudel, Charlier, Maritain, Gilson, Péguy, Maurras, non, aucun ne me paraît étranger à lacatégorie des humains « normalement constitués ».&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt; &lt;span style="font-size: 100%;"&gt; À part Péguy, mort au combat en 1914, et Maurras, emprisonné à vie en 1945, ils ont tous continué leur œuvre dans la seconde moitié du XXe siècle, et leur influence est toujours vivante. Pour n’en prendre qu’un exemple, l’existence maintenue du « courant maurrassien » à l’intérieur du catholicisme n’a pas cessé de susciter l’hostilité méchante du cardinal Lustiger et celle de son disciple et successeur le cardinal Vingt-Trois. Poulat a oublié, ou omis, toute cette philosophie chrétienne, &lt;i&gt;philosophia perennis&lt;/i&gt;, philosophie pérenne, toujours présente, toujours féconde, toujours inspiratrice de toutes sortes d‘œuvres nouvelles.&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Mais Poulat pourrait citer Gilson déclarant, explications et preuves à l’appui, la philosophie chrétienne étrangère au monde contemporain. C’est-à-dire étrangère au monde moderne et à sa modernité. Toutefois cette situation d‘être étranger au monde est justement la « bonne nouvelle » qui nous a été annoncée. Nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente, nous sommes dans le monde mais comme n‘étant pas du monde. Dès le début de son encyclique &lt;i&gt;Pascendi,&lt;/i&gt; saint Pie X établit qu‘à la base du modernisme il y a une erreur philosophique. Bien que Kant n’y soit pas cité nommément, il est manifeste que cette erreur est d’origine kantienne. Elle s’est installée à l’intérieur de l’Eglise, et depuis lors elle n’en a pas été délogée. Elle fait que la philosophie chrétienne est étrangère non pas seulement au monde profane, mais aussi à une grande partie du clergé et de sa hiérarchie, et c’est cette grande partie qui est élevée au rang de « tous » par Emile Poulat.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;b&gt;NOTES&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[1]&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; Cette « mise en garde » n’était pas une condamnation et ne comportait pas de sanction (texte intégral dans &lt;i&gt;la Documentation catholique&lt;/i&gt;, n° 1475, 17 juillet 1966, col. 1285-1288).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[2]&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; Dom Gérard, &lt;i&gt;Benedictus. Écrits spirituels&lt;/i&gt;, préface de Jean Madiran, Editions Sainte-Madeleine (84330 Le Barroux), 420 pages, 20 euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[3]&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; Article paru dans le quotidien &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt; (5 rue d’Amboise, 75002 Paris), le vendredi 3 avril 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-3139234105888426464?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3139234105888426464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3139234105888426464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/04/aletheia-n141-benedictus-itineraires.html' title='[Aletheia n°141] Benedictus à Itinéraires - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-3090573414263202439</id><published>2009-04-08T13:51:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.281+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°140] Nouvelles de Rome - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Aletheia       n°140 - 8 avril 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Nouvelles de Rome - par Yves Chiron&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On lit, ici et là, que les jours de la Commission &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt; sont comptés, que certains cardinaux et évêques français en désaccord avec la récente levée des excommunications des évêques de la FSSPX ont obtenu « la tête » (sic) du cardinal Castrillón Hoyos président de la Commission, que la dite-Commission serait bientôt placée « sous la tutelle de la Congrégation pour la doctrine de la Foi », signe du désaveu de la commission &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt; et de son président.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;De différentes conversations romaines avec certaines des personnes qui sont en charge de ces dossiers, ou qui auraient pu l’être, on peut apporter les précisions suivantes :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Le cardinal Castrillón Hoyos aura quatre-vingts ans en juillet prochain. Il a largement dépassé la limite d’âge fixée par le &lt;i&gt;Règlement général de la Curie romaine&lt;/i&gt; pour les chefs de dicastère (à 75 ans, ils sont « priés de présenter leur démission au Souverain Pontife » qui l’accepte ou non et peut les conserver en fonction jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Mgr Perl, le plus ancien membre de la Commission Ecclesia Dei, a d’abord été &lt;i&gt;attuario&lt;/i&gt; de cette Commission, puis secrétaire. En mars 2008, il en a été nommé vice-président. Cette promotion récompense, très certainement, ses mérites, mais elle est aussi un gage de stabilité dans sa délicate mission : Mgr Perl a atteint soixante-dix ans en 2008, sa nomination comme vice-président repousse à soixante-quinze ans son départ à la retraite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Les multiples accusations de modernisme portées par  certains évêques de la FSSPX contre Benoît XVI ont été jugées très sévèrement à Rome.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Rappelons-les brièvement :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- Mgr de Galaretta, dans le sermon prononcé à Écône lors de la cérémonie des ordinations, le 27 juin dernier, a dénoncé dans les discours du Pape aux Etats-Unis  : un « esprit naturaliste, humaniste, qui n’est pas à proprement parler surnaturel, mais plutôt humain. […] Oui, ces autorités romaines font une œuvre de déchristianisation […] elles adhèrent à des principes libéraux modernistes ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- Au même moment, dans un entretien accordé à la revue américaine &lt;i&gt;The Angelus,&lt;/i&gt; Mgr Tissier de Mallerais décrivait Benoît XVI comme « un vrai moderniste, avec la théorie complète du modernisme mis à jour »&lt;/span&gt;[1]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;- Plus récemment, dans une étude parue en janvier&lt;/span&gt;[2]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;, Mgr Tissier de Mallerais, a dénoncé la « diabolique dialectique » de Benoît XVI, où « les affirmations sont justes, mais ce sont les négations qui sont hérétiques. Ainsi ont procédé tous les hérésiarques ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Les discussions doctrinales avec la FSSPX seront menées sous la direction d’une nouvelle commission qui va être créée et qui dépendra de la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Cette décision de créer une nouvelle commission n’est en rien une défiance à l’égard de la Commission &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;. Les questions doctrinales n’ont jamais été du ressort de la Commission&lt;i&gt; Ecclesia Dei, &lt;/i&gt;ni non plus, de manière spécifique, les relations avec la FSSPX. Mgr Fellay ne s’est rendu qu’une fois dans ses locaux, le 4 juin dernier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• La FSSPX semble peu pressée d’ouvrir les discussions doctrinales relatives aux points du concile Vatican II qui posent problème. Du côté romain, la future commission doctrinale recourra, notamment, à des théologiens français et italiens, pour certains membres déjà de la Commission théologique internationale. En revanche, certains théologiens pressentis ont refusé parce que le principe théologique de telles discussions est mal défini.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Guillaume de Tanoüarn - Jonas ou le désir absent&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;(Éditions Via Romana, 111 pages, 14 euros)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’abbé de Tanoüarn est un écrivain abondant, surprenant parfois par ses références à la littérature classique ou contemporaine. Sa façon d’écrire et d’aborder les problèmes le rapproche plus d’un Balthasar que des grands représentants de l’École romaine de théologie (un abbé Berto ou un abbé Lefèvre jadis, un Mgr Piolanti hier, un Mgr Gherardini aujourd’hui).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Son dernier livre ne déroge pas à sa manière de conduire son lecteur sur des chemins originaux. C’est une lecture accompagnée du livre biblique de Jonas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le prologue (« Mon apocalypse du désir ») est un clin d’œil à Boutang, non nommé, et les démonstrations n’en sont pas, pourquoi ne pas le dire, toujours convaincantes. Après la satisfaction du désir, il ne resterait « rien » : que la « satisfaction », l’« autoréalisation ». On pourrait en débattre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais le fond du livre est ailleurs. Il est dans la lecture des aventures de Jonas comme un enseignement sur l’absence de désir. C’est « un manque de confiance en Dieu qui pourrit la vie de Jonas et qui en fait un fugitif et un vagabond sur la terre » (p. 43-44). Puis, au milieu de la tempête, il va s’offrir « en un sacrifice propitiatoire, en un sacrifice capable d’apaiser le Dieu tout-puissant ». Ce sacrifice le sauve. Mais sa mission ne fait que commencer. Il doit appeler les Ninivites à la pénitence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les pages de l’abbé de Tanoüarn sur l’universalisme de l’appel de Dieu et sur l’universalisme du salut sont belles et réconfortantes. « Dieu a une volonté d’amour qui tient compte du moindre Bien accompli. Dieu se reconnaît, Lui l’auteur de tout bien, dans le plus petit élan vers le bien. Si c’est un élan sincère ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Y.C.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr style="font-family: inherit;" /&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[1]&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; Cf. &lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt;, n° 129, 5 août 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;[2]&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; « Le mystère de la rédemption selon Benoît XVI », &lt;i&gt;Le Sel de la terre&lt;/i&gt; (couvent de la Haye-aux-Bonshommes, 49240 Avrillé), n° 67, hiver 2008-2009, p. 22-54.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-3090573414263202439?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3090573414263202439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3090573414263202439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/04/aletheia-n140-nouvelles-de-rome-par.html' title='[Aletheia n°140] Nouvelles de Rome - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-4221417232845465228</id><published>2009-03-31T13:47:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.390+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°139] Monseigneur Lefebvre en attente de réhabilitation - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Aletheia       n°139 - 31 mars 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Monseigneur Lefebvre en attente de réhabilitation - par Yves Chiron&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Lors de l’annonce, en janvier dernier, de la levée de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X, certains fidèles et certains commentateurs se demandaient si la décision s’appliquait aussi aux deux évêques qui les avaient sacrés, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer. L’abbé Laguérie, fondateur de l’Institut du Bon Pasteur, a écrit et répété en chaire que le cardinal Thiandoum, venu à Écône saluer la dépouille mortelle de Mgr Lefebvre en 1991, avait « levé l’excommunication, ” post mortem”, du prestigieux prélat défunt ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si elle avait été exacte, l’information, jusque-là inédite, aurait été d’importance. Elle aurait révélé un acte de mansuétude dans les sévérités du Saint-Siège.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;M. l’abbé Simoulin, directeur du séminaire d’Écône à l’époque du décès du fondateur de la FSSPX, a démenti cette information : « Le cardinal Thiandoum, âgé et malade, a fait savoir son regret de ne pouvoir faire le voyage et a envoyé son secrétaire, l’abbé Hyacinthe Dione, pour le représenter aux obsèques de monseigneur. Ce prêtre a béni le cercueil, comme nous tous ! ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’abbé Laguérie a néanmoins maintenu que l’excommunication de Mgr Lefebvre avait bien été levée : « Je ne vois pas comment on pourrait sérieusement contester ce fait universellement raconté dans la Frat. [FSSPX] à l’époque, notamment aux obsèques de Mgr Lefebvre ».  Et il avançait un autre nom : Mgr Rovida, nonce à Berne, aurait levé l’excommunication « en tant que tel, représentant du Saint-Siège ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Pour éclairer de manière définitive ce point d’histoire, j’ai interrogé Mgr Edoardo Rovida, qui m’a répondu, en date du 26 février 2009 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Effectivement j’ai été à Écône le matin suivant de la mort de Mgr Lefebvre ; mais seulement pour prier, bénir et rendre hommage à sa dépouille mortelle.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quant à une éventuelle levée d’excommunication, je vous assure qu’absolument rien n’a été fait de ma part.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La sentence d’excommunication de Mgr Lefebvre n’a donc pas été levée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr Fellay, supérieur général de la FSSPX, dans sa lettre aux fidèles, le 24 janvier dernier, disait espérer « la prompte réhabilitation Mgr Lefebvre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais cinq jours plus tard, dans la lettre qu’ils ont écrite au Pape pour le remercier de la levée des excommunications, les quatre évêques de la FSSPX estimaient que le décret du 21 janvier « réhabilite de quelque façon le vénéré fondateur de notre Fraternité sacerdotale ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Cette interprétation du décret du 21 janvier est biaisée. La levée des excommunications du 21 janvier 2009 est une remise de peine qui ouvre la voie à une réconciliation, ce n’est en aucun cas la reconnaissance a posteriori de la licéité de l’acte posé par Mgr Lefebvre en 1988, acte qui lui a valu l’excommunication.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;S’il est en quelque sorte une première étape de la réhabilitation de Mgr Lefebvre, et des laïcs qui ont combattu pour le maintien de la messe traditionnelle (avec Jean Madiran au premier rang), il faut la chercher dans le motu proprio du 7 juillet 2007 qui a rétabli, de droit, un rite qui avait été pour ainsi dire interdit, au moins jusqu’en 1984.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les oppositions romaines au Pape&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’abbé Claude Barthe, ordonné prêtre par Mgr Lefebvre en 1979, passé ensuite par le sédévacantisme, co-fondateur de l’Institut du cardinal Pie (ICP) qui existe toujours, a fondé, il y a quelques années, la très discrète Société des prêtres auxiliaires, et il a obtenu, de la Commission &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;, un &lt;i&gt;celebret&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;En 2005, à la veille du conclave qui devait élire Benoît XVI, il voyait le collège cardinalice partagé en trois tendances : « progressiste », « modérée-libérale » et « modérée-restaurationniste ». Il pronostiquait : « les progressistes vont se rallier à un candidat modéré-libéral, qui pourrait bien atteindre, à la longue, la majorité requise. » (entretien accordé à &lt;i&gt;Pacte&lt;/i&gt;, n° 91). Le pronostic s’avéra erroné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Aujourd’hui, reprenant les mêmes catégories, plus politiques que religieuses (« centre-droit », « libéraux », etc.), il présente dans un petit livre ce qu’il appelle les « oppositions romaines au pape »[1].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il décrit la Curie romaine comme le théâtre d’une continuelle lutte d’influences qui passerait principalement par le biais des nominations à la tête des différents dicastères. Il décrit aussi les tentatives et les manœuvres « pour freiner, aménager, corriger le cours de la nouvelle politique romaine ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Certaines analyses sont intéressantes, mais elles sont parfois trop rapides et pas toujours convaincantes. On voit mal, par exemple, comment le cardinal indien Dias, nommé préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples, peut être présenté comme trop tolérant à l’égard des « manifestations les plus singulières du dialogue interreligieux ». Le cardinal Dias, au contraire, est connu comme un des principaux rédacteurs de la déclaration &lt;i&gt;Dominus Iesus&lt;/i&gt; (2000) et il a été, en 2001, à l’origine de la Notification publiée contre le livre du théologien Jacques Dupuis, &lt;i&gt;Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les considérations sur les oppositions à Benoît XVI en matière liturgique doivent, elles aussi, être corrigées par la récente nomination du très « ratzingérien » cardinal Cañizares Llovera à la tête de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les oppositions à Benoît XVI sont bien plus fortes dans certains pays qu’à Rome. Et encore, faut-il nuancer. En France, par exemple, on ne peut opposer indistinctement « les évêques » au pape. Même si, pour le moment, les évêques français en syntonie complète avec la pensée et l’action de Benoît XVI sont une minorité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Yves Chiron&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;b&gt;NOTE&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[1] Claude Barthe, &lt;i&gt;Les oppositions romaines au Pape&lt;/i&gt;, Éditions Hora Decima (4 rue Galvani, 75017 Paris), 62 pages, 6 euros. L’ouvrage reprend et développe des articles parus dans &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-4221417232845465228?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4221417232845465228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4221417232845465228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/03/aletheia-n139-monseigneur-lefebvre-en.html' title='[Aletheia n°139] Monseigneur Lefebvre en attente de réhabilitation - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-7132704979106027705</id><published>2009-02-27T16:58:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:13.237+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°138] Les «traversées» d'un Jésuite - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Aletheia       n°138 - 27 février 2009&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les «traversées» d'un Jésuite - par Yves Chiron&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le Père Jean-Yves Calvez, jésuite, né en 1927, a été,  surtout un professeur : à partir de 1953, à la Faculté de philosophie de  son ordre, à Chantilly ; à l’Institut d’Etudes politiques de Paris  entre 1962 et 1997 ; à l’Institut catholique de Paris, au Centre Sèvres,  à l’université jésuite de Washington et dans bien d’autres endroits dans  le monde.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Son premier livre, paru en 1956, un énorme volume de 700  pages, &lt;i&gt;La Pensée de Karl Marx&lt;/i&gt;, a été un best-seller et reste,  aujourd’hui encore, une référence. Le P. Calvez est un des spécialistes de  ce qu’on appelait jadis la « doctrine sociale de l’Eglise », il  a accompagné toutes ses évolutions et son nouveau langage. En 1987, le P.  Calvez a été, avec le cardinal Etchegaray et avec l’argentin Mgr Mejia (qui  sera créé cardinal en 2001), un de ceux qui ont collaboré, avec Jean-Paul II,  à la rédaction de l’encyclique &lt;i&gt;Sollicitudo rei socialis&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le P. Calvez a été aussi un homme d’appareil, naviguant,  avec souplesse, dans les structures complexes de l’ordre religieux le plus  centralisé de l’Eglise catholique. De 1967 à 1971, il fut le premier  Provincial de France – regroupement des quatre anciennes provinces jésuites  de France – , puis Assistant général du Supérieur général des Jésuites,  le P. Arrupe, de 1971 à 1983.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il livre un volume de mémoires sur trente années de&lt;span&gt;   &lt;/span&gt;vie jésuite (1958-1988)[1]  Un ouvrage révélateur d’un esprit, qui a couru et qui court  encore dans l’Eglise ; un ouvrage qui apprend beaucoup aussi sur les  conflits qui ont opposé la Compagnie de Jésus à deux papes successifs, Paul  VI puis Jean-Paul II.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On ne s’attardera pas à une méchanceté à l’égard de  Mgr Lefebvre, dès le début du livre. Méchanceté ou rumeur rapportée comme  un fait avéré, une calomnie en tout cas. Mgr Lefebvre, alors archevêque de  Dakar, aurait manifesté « son allergie à la nomination d’archevêques  africains dans les nouvelles capitales – trouvant les prêtres africains trop  peu préparés » ; c’est cette « allergie » de Mgr  Lefebvre qui aurait incité Jean XXIII à le relever de ses fonctions de délégué  apostolique pour l’Afrique francophone (p. 22).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Un historien aussi peu suspect de complaisance à l’égard  de Mgr Lefebvre que Jean Chélini a montré le contraire[2].  Sans parler de la gratitude qu’a toujours manifestée&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;le  cardinal Thiandoum à l’égard de Mgr Lefebvre qui l’avait ordonné prêtre  et l’avait choisi pour lui succéder à Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Les « temps » teilhardiens&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On sera plus attentif à l’idée qui court tout au long du  livre : l’histoire, celle de l’Eglise comme celle du monde, est, selon  le P. Calvez, une succession de « temps » qui, au final, constituent  une ascension, une évolution vers le mieux ; malgré les moments de crises  et les apparents échecs.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Teilhard de Chardin, qui n’a jamais été professeur dans  les scolasticats ou facultés jésuites, a néanmoins influencé considérablement  deux ou trois générations de jésuites par ses écrits (même diffusés  clandestinement). Chez le P. Calvez, l’influence des écrits de Teilhard de  Chardin, lus pendant les années de formation, a été décisive.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Tout au long de son livre, le prisme est celui de  l’attention qu’il faut accorder aux « mouvements profonds » des  temps successifs et des « adaptations » non moins nécessaires que  ces temps exigent. Le temps devient ainsi une sorte d’hypostase qui s’impose  aux hommes, qui emporte les plus conscients, les plus réceptifs, les plus  ouverts, tandis que les autres essaient d’y résister.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le P. Calvez, dans ce livre, n’emploie pas les concepts de  la pensée teilhardienne, mais il relit sa propre histoire et l’histoire du  monde dans un esprit teilhardien.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les « temps » que repère le P. Calvez dans sa  propre vie, temps qui s’accordent avec des moments importants de l’Histoire,  rappellent les « temps » que Teilhard repérait dans toute vie et  dans l’histoire, ce qu’il appelait aussi des « phases ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Chez Teilhard de Chardin, la « transformation »  et l’ « instabilité radicale in Chris&lt;i&gt;tum&lt;/i&gt; » deviennent  des chances :&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;« Il y a une infinité de vocations et, dans chaque  vie, une infinité de phases. […] Il y a pour chacun de nous, un temps pour  croître, et un temps pour diminuer. Tantôt c’est l’effort humain  constructeur qui domine, tantôt c’est l’annihilation mystique. Ce qu’il  importe de voir, c’est que ces saintetés différentes sont les nuances d’un  même spectre. Toutes ces attitudes procèdent d’une même orientation intérieure,  d’une même loi qui combine le double mouvement de la personnalisation  naturelle de l’Homme, et de sa dépersonnalisation surnaturelle &lt;i&gt;in Christo&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;[…] Je ne confère aucune ”stabilité divine” à  l’ordre naturel. Je dirais plutôt que cet ordre est caractérisé par une  instabilité radicale in Chris&lt;i&gt;tum&lt;/i&gt;, tout se trouvant en porte-à-faux, en  tendance, sur le Centre &lt;i&gt;actuel&lt;/i&gt; du Plérôme. Mais c’est justement par  suite de ce porte-à-faux que le Christ a &lt;i&gt;quelque chose&lt;/i&gt; d’un démiurge.[3] &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;À trois reprises, le P. Calvez a eu l’impression de vivre  l’émergence de temps nouveaux :&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- dans les années d’après-guerre, alors qu’il est jeune  jésuite ;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- au concile (où il figure parmi les &lt;i&gt;periti&lt;/i&gt;),  philosophe et théologien qui commence à être reconnu ;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- en mai 68, alors qu’il dirige la Province jésuite de  France depuis un an.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il évoque ces trois temps sur le même ton enthousiaste,  avec des images et des termes très proches :&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;L’après-guerre&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;• &lt;/b&gt;« fin de la guerre, après-guerre  bouillonnante ; dans l’Eglise de France : la mission ouvrière,  Teilhard de Chardin, ses écrits circulant sous le manteau, la lettre du  cardinal Suhard ”Essor ou déclin de l’Eglise ?”, si lue et si méditée.  Un sentiment de nouveau, de renouveau, à ce moment là… » (p. 11).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;• « c’était une période de grande effervescence.  Dans l’Eglise : Suhard, Teilhard, ai-je dit ; également la mission  ouvrière… Dans le monde aussi : l’existentialisme ! Sartre et  Camus, Camus et Sartre. » (p. 11).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Vatican II&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;• « Quelle impression d’air plus léger, alors, de  rajeunissement, de relecture de l’Evangile même, par les concrétions multiséculaures »  (p. 23).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;• « Souffle de l’Esprit. La Rome des années du  concile, ce fut vraiment une grande Pentecôte, et l’Eglise universelle en  acte » (p. 23).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Mai 68&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;• « Comme une aube de l’humanité. Car on voulait  en somme tout recommencer de zéro. Recommencer la société tout à neuf »  (p. 28).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;• « il y avait bien, au début, la fraîcheur d’une  aube, la légèreté de la brise d’un paradis terrestre » (p. 29).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Les « barrages »&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;A côté de Teilhard de Chardin, et de son « dynamisme  ascensionnel », il y a eu l’influence de Hegel, de sa recherche d’un  sens de l’histoire. Dans cette vision progressiste de l’histoire, tout ce  qui n’est pas en syntonie est perçu comme un obstacle, comme un frein, comme  un recul.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ainsi, le P. Calvez oppose le « sentiment de nouveau, de  renouveau », qu’il éprouve dans les années d’après-guerre au  « gel » que Pie XII impose dans les années suivantes, aux « barrages »  qu’il dresse, dans les dernières années de son pontificat, pour tenter  d’endiguer, de retenir le cours de l’Histoire : « le pontificat  de Pie XII dans sa dernière étape donne une impression de barrages de  toute sorte : barrage à l’esprit, c’est mon sentiment, avec &lt;i&gt;Humani  generis&lt;/i&gt; et avec des interdictions prononcées contre Fourvière, de Lubac et  ses compagnons, interdits d’enseignement, voire de publication : barrage  aux initiatives pastorales d’autre part (l’affaire des prêtres-ouvriers,  c’est en 1953). Il me reste, très fortes, toutes ces impressions de coups de  barre, barrages et blocages. »&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Même avec le recul du temps, le P. Calvez ne se détache pas  de ses enthousiasmes ou de ses sentiments négatifs. Aujourd’hui encore, il  garde la nostalgie de Mai 68 : « cette époque a eu aussi du positif,  dans ses débuts surtout, de la fraîcheur ai-je dit, et je me départis  difficilement de ce jugement » (p. 79).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;C’est toujours à travers le prisme du progrès et de l’ « ouverture »  que sont jugés les choses et les hommes ; même quand l’auteur évoque  l’histoire tourmentée de la Compagnie de Jésus à partir des années 1965.  Il cite longuement le père Arrupe, supérieur général de l’ordre, dont il  fut le collaborateur proche pendant si longtemps – et la plume, parfois,  peut-on deviner.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y aurait une analyse à faire pour comprendre comment les  bouleversements extérieurs de nombre de congrégations religieuses, sciemment  provoqués par certains ou acceptés par les autres, ont été &lt;i&gt;spirituellement&lt;/i&gt;  vécus. Ils sont apparus comme des épreuves à accepter pour des  lendemains meilleurs dont on était en attente ; sans volonté ou espoir de  revenir en arrière. Au contraire, l’interprétation spirituelle des événements  légitimait, en quelque sorte, le fait accompli.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;On ne citera, à titre d’exemple, qu’un extrait d’un écrit  du P. Arrupe, en 1976 : « L’Eglise et la vie religieuse vivent  aujourd’hui […] une condition d’exode gigantesque : sortie d’une  culture, de conceptions, de sécurités, d’idéologies, d’un ordre social,  sortie qui impose des ruptures et des désappropriations parfois violentes et très  douloureuses, d’autres fois inconscientes, en vue d’inaugurer quelque chose  de nouveau, d’inconnu, qui est en train de s’engendrer comme spontanément  et hors du contrôle de l’homme [4]».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Cette vision de la vie de l’Eglise et de la vie religieuse  a une tonalité nettement hégélienne.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L’exode est à la fois « individuel et collectif »,  écrivait le P. Arrupe, Dieu lui donne sens, dans l’attente de « la  nouvelle terre promise ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans cette perspective, tout retour en arrière ou même tout  retour au centre est perçu comme une erreur. L’intervention décisive du Pape  en 1981 – Jean-Paul II a nommé un délégué pontifical pour diriger la  Compagnie de Jésus –, est racontée en détail par le P. Calvez, avec force  circonlocutions (les « critiques que certains lui avaient faites à  l’occasion des nombreux événements des années soixante-dix, la Compagnie ne  les méritait au moins pas toutes »). Mais, au final, l’ancien  Provincial de France, l’ancien assistant général du P. Arrupe, qui a été  au fait de toutes les crises et difficultés de son ordre, n’admet pas la nécessité  de l’intervention de Jean-Paul II : « Il demeure quelque mystère  de cette intervention pontificale de 1981 ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Significativement, – mais cela ne figure pas dans le livre  – il accepte mal une autre intervention pontificale. Récemment, à  l’annonce du décret levant l’excommunication des quatre évêques consacrés  par Mgr Lefebvre, le P. Calvez a estimé : « il y a bien des problèmes  dans cet événement ». Cette décision lui reste « en travers de la  gorge »,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;c’est sa propre expression[5].&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;&lt;b&gt;NOTES&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[1]  Jean-Yves Calvez, &lt;i&gt;Traversées jésuites. Mémoires de France, de Rome, du  monde. 1958-1988&lt;/i&gt;, Cerf, 140 pages, 15 euros.&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[2]  Jean Chélini, &lt;i&gt;L’Eglise sous Pie XII&lt;/i&gt;, Fayard, t. II, 1989, p. 130-131.&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[3]  &lt;i&gt;Blondel et Teilhard de Chardin&lt;/i&gt;, correspondance commentée par Henri de  Lubac, Beauchesne, 1965, p. 34.&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[4]  P. Arrupe, &lt;i&gt;Ecrits pour évangéliser&lt;/i&gt;, cité page 96-97.&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;[5]&lt;span&gt;  Réaction publiée sur le site Croire.com.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-7132704979106027705?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/7132704979106027705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/7132704979106027705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/02/aletheia-n138-les-traversees-d-jesuite.html' title='[Aletheia n°138] Les «traversées» d&amp;#39;un Jésuite - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1434925489833664844</id><published>2009-02-12T00:38:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:13.246+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°137] Vatican II peut-il être corrigé? par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aletheia       n°137 - 11 février 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;b&gt;1. Une lettre de M. l’abbé de  Cacqueray&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Le 24 janvier dernier, Monsieur  l’abbé de Cacqueray, supérieur de district de la FSSPX, a adressé une  lettre de cinq pages « À Messieurs les doyens, prieurs et directeurs d’école »  de la FSSPX en France. Il y rappelle le « processus » souhaité par  la Fraternité Saint-Pie X pour, à la fois, « travailler à la résolution  de la crise qui ravage l’Église depuis quarante ans » et obtenir un  statut canonique qui régularise sa situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Dans cette lettre, le Supérieur de  district définit la position de la FSSPX comme un refus à la fois du « ralliement »  et du « sédévacantisme » : « ne pas s’égarer à  gauche ou à droite de la ligne de crêtes »&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;L’abbé de Cacqueray précise aussi  les formes que vont prendre les « discussions doctrinales » qui  devraient s’ouvrir et l’objectif que la FSSPX poursuivra en les menant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Je publie ci-dessous les extraits les  plus significatifs de cette lettre&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Avec la récente annulation des    excommunications de 1988, une étape absolument décisive du combat de la foi    s'ouvre devant nous. Il convient de bien la comprendre, afin de bien la vivre,    et de garder avec fermeté et souplesse la ligne que nous a transmise en son    temps Monseigneur Lefebvre, celle d'une fidélité entière à la foi et à l'Église,    «entre le ralliement et la rupture».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Au début de l'année 2001, la    Fraternité Saint-Pie X fit connaître publiquement le processus qu'elle    proposait pour, dans le même temps, travailler à la résolution de la crise    qui ravage l'Église depuis plus de quarante ans et parvenir à une    reconnaissance pleine et entière, de la part de Rome, de sa propre structure    canonique telle qu'elle avait été enracinée dans l'Église le 10 novembre    1970.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ce processus comportait trois étapes,    à savoir : les deux préalables ; les discussions doctrinales ; la régularisation    canonique de notre activité depuis l'illégale suppression de 1975.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ces deux préalables étaient donc    la liberté de la célébration de la messe traditionnelle pour tout prêtre    dans l'Église et le retrait officiel de l’injuste et invalide décret    d'excommunication fulminé contre les évêques auxiliaires de la Fraternité    Saint-Pie X et leurs deux admirables consécrateurs, Monseigneur Lefebvre et    Monseigneur de Castro Mayer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ces deux préalables n'ont fait    l'objet d'aucune discussion avec la Rome actuelle, d'aucune négociation. Ils    ont purement et simplement été demandés par la Fraternité Saint-Pie X    comme condition sine qua non à l'ouverture de contacts, La façon dont le    Vatican a abordé ces deux points, c'est-à-dire le calendrier de publication    des documents romains, leur contenu et leur style, ce qui a été accordé    comme ce qui ne l'a pas été, les raisons et motifs invoqués pour accorder    ou ne pas accorder, tout cela relève exclusivement de l'initiative et de la    responsabilité de la Rome actuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;La Fraternité garde donc de    nombreuses et légitimes réserves ou critiques sur tel ou tel point de ces    documents, sur les arguments employés, sur les présupposés théologiques,    liturgiques ou canoniques, sur l'esprit qui peut guider ou expliquer ces    textes. Ces réserves ou critiques restent et resteront évidemment toujours    vraies. En particulier, il est probable que l'intention de la Rome actuelle    n'est pas parfaitement pure et claire en tout cela, qu'il y a une certaine    volonté de nous ramener à Vatican II. Nous le savons, nous en tiendrons donc    compte dans notre juste appréciation de la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Les deux préalables, comme il a été    dit, ne constituent nullement le processus de confrontation doctrinale et    pratique, mais une simple étape préliminaire. Ayant été accordés unilatéralement    par la Rome actuelle, sans aucune intervention de la part de la Fraternité    Saint-Pie X, qui s'est contentée de les demander, et malgré les défauts que    nous avons dits, ils ouvrent la voie à ce processus de confrontation    doctrinale et pratique que l'on entend sous le nom de «discussions    doctrinales».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ce terme de «discussions    doctrinales» est toutefois compris par quelques-uns tout à fait à rebours    de la réalité. On imagine un petit groupe de personnes mandatées par on ne    sait qui, chargées d'aller discuter et marchander à Rome auprès de    diplomates très habiles et de théologiens spécieux, pour revenir quelques    jours plus tard avec un accord en bonne et due forme qui comporterait beaucoup    d'avantages matériels pour la Fraternité Saint-Pie X et quelques vagues    satisfactions de forme, en échange d'une acceptation du concile Vatican II et    d'une promesse de faire plus ou moins silence sur les sujets controversés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Une telle description n'a    strictement rien à voir avec la réalité. Essentiellement, la période qui    s'ouvre est celle de la poursuite, et même de l'intensification du combat de    la foi tel que la Fraternité Saint-Pie X, et en général toute la Tradition    catholique, le mène depuis plus de quarante ans. Simplement, ce contentieux    grave, qui touche directement à la foi et au salut éternel des âmes, sera    mis sur la place publique, dans une disputatio ouverte que Monseigneur    Lefebvre appelait de ses vœux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Il s'agit bel et bien, dans cette    notion de « discussions doctrinales », de tout ce que la Fraternité    Saint-Pie X reproche depuis toujours au concile Vatican II et « à toutes les    réformes qui en sont issues », à savoir principalement les erreurs graves    sur la collégialité opposées à la constitution divine de l'Église ; les    erreurs graves sur la liberté religieuse, opposées au Règne du Christ-Roi ;    les erreurs graves sur l'œcuménisme, opposées à l'unité de l'Église ;    les erreurs graves sur le dialogue interreligieux, opposées à l'obligation    missionnaire donnée à l'Église par le Christ lui-même ; les erreurs sur le    caractère de sacrifice propitiatoire de la messe, opposées à la fécondité    théologique et spirituelle du sacrifice de l'autel, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Sur ces points fondamentaux, il n'a    jamais été question de céder quoi que ce soit de nos légitimes critiques    et de notre impossibilité, en conscience, pour des raisons de foi, d'accepter    les doctrines erronées qui sont enseignées partout depuis plus de quarante    ans. Les discussions doctrinales auront pour but de travailler, selon le    mesure de nos moyens, à faire prendre conscience à l'autorité ecclésiastique    de ces erreurs graves et à les inciter à les combattre, à les rectifier et    à les éliminer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ces discussions doctrinales ne    pourront être considérées comme abouties que lorsque l'autorité ecclésiastique    aura pris des mesures concrètes contre ces erreurs, même si elles ne sont    pas encore totalement éliminées du corps de l'Église, et lorsque cette même    autorité aura pris des mesures concrètes pour protéger la Fraternité    Saint-Pie X, et en général toute la Tradition catholique, d'un risque de    contamination par ces erreurs pernicieuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;C'est pourquoi il ne faut pas    imaginer ces discussions doctrinales comme particulièrement courtes et    rapides. S'il a fallu quarante ans d'un combat héroïque et indiscontinué    pour que la Rome actuelle reconnaisse enfin officiellement que la messe    traditionnelle n'était pas interdite et ne pouvait pas l'être, on peut    penser que le combat contre les erreurs doctrinales demandera de longs délais,    des combats renouvelés, des travaux approfondis, une patience sans faille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Quelle devra être notre attitude    dans la période, si grave au regard de la foi, si cruciale pour l'avenir de    l'Église, qui s'ouvre avec le récent document romain ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Le premier point, le plus    important, est évidemment de travailler, avec la grâce de Dieu, à rester    fidèles à la Fraternité Saint-Pie X et à l'héritage spirituel que nous a    transmis Monseigneur Lefebvre. Les sirènes du ralliement comme du sédévacantisme    vont se déchaîner, plus que jamais, autour de nous. Il faudra dans la prière,    dans l'humilité, dans la fidélité au devoir d'état, ne pas dévier de la    droite ligne, ne pas s'égarer à gauche ou à droite de la ligne de crêtes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Notre combat est pour Notre    Seigneur Jésus-Christ, pour l'Église, pour le salut des âmes. ll ne s'agit    pas de rechercher nos intérêts personnels, pas même au premier chef les intérêts    propres de la Fraternité Saint-Pie X, mais bien de travailler pour l'Église,    une, sainte, catholique et apostolique. La période est confuse, complexe,    difficile, mais c'est celle où la Providence nous appelle à vivre et où    elle attend de nous le témoignage de la fidélité à la foi de toujours et    à l'Église, à l'Église qui continue à vivre même au milieu de cette    crise terrible que son Chef, le Seigneur Christ, saura apaiser et régler    quand il le jugera opportun. «Les hommes d'arme batailleront, et Dieu donnera    la victoire».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Abbé de Cacqueray&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Il y a, de la part de la FSSPX, un  excès de langage à parler d’ « annulation » du décret  d’excommunication, comme d’une sentence judiciaire qui serait cassée. Il  s’agit, dit le texte du décret, d’une  &lt;i&gt;rimozione&lt;/i&gt;, une « remise »  de peine dans le langage juridique civil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;On sera plus attentif à la position  de la FSSPX sur le concile Vatican II. Il ne s’agit plus de le rejeter en  bloc, de l’ « effacer » complètement, de l’ « oublier »,  comme le disaient récemment encore certaines autorités de la FSSPX. Il  s’agit, désormais, d’inciter le Saint-Siège à « combattre »,  « rectifier » et « éliminer » les erreurs qu’il  contiendrait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;b&gt;2. Vatican II n’est pas un « super-dogme »   disait le cardinal Ratzinger&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;En mai 1988, concernant les « points  enseignés par le concile Vatican II » qui paraissent, à la Fraternité  Saint-Pie X « difficilement conciliables avec la tradition », Rome  avait demandé, et la Fraternité Saint-Pie X avait admis, « une attitude  positive d’étude et de communication avec le Saint-Siège, en évitant toute  polémique ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;En 2006, lors de la création de l’Institut  du Bon Pasteur, il n’a pas été demandé non plus une adhésion pour ainsi  dire littérale aux textes du concile Vatican II. Le communiqué officiel publié  alors par l’IBP précisait : « chaque membre fondateur reconnaît  personnellement ”respecter le Magistère authentique” du Siège Romain, dans  ”une fidélité entière au Magistère infaillible de l'Église” (Statuts II  §2). D'un point de vue doctrinal, conformément au discours du pape Benoît XVI  à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l'Institut, autant  qu'il est en eux, sont engagés par une ”critique sérieuse et constructive”  du Concile Vatican II, pour permettre au Siège Apostolique d'en donner  l'interprétation authentique. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;En janvier 2009, par le décret de  levée d’excommunication des quatre évêques de la FSSPX, le Saint-Siège  reconnaît que « sur les questions encore ouvertes » des discussions  (&lt;i&gt;colloqui&lt;/i&gt;) sont « nécessaires ». Parmi ces « questions  encore ouvertes » figurent, bien sûr, certains textes du concile Vatican  II.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Ces vingt dernières années, donc,  à trois reprises, sous Jean-Paul II puis sous Benoît XVI, le Saint-Siège a  reconnu, dans des actes officiels, que les actes du concile Vatican II ne sont  pas une nouvelle table de la Loi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;En 1988 encore, dans une conférence  prononcée devant les évêques du Chili et de Colombie, le 13 juillet, le  cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la  Foi, a reconnu qu’ « une obéissance ”en bloc” à Vatican II »  n’était pas exigée du Saint-Siège.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Pourtant, ces derniers jours, la Conférence  des évêques de France, dans le communiqué publié par son Conseil permanent,  pose une exigence : « En aucun cas, le Concile Vatican II ne sera négociable ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Il y a contradiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;On doit faire remarquer encore que  pas plus que le Saint-Siège n’exige d’accepter le concile Vatican II comme  un « bloc », pas plus la Fraternité Saint-Pie X, du moins par la  voix de son Supérieur général, Mgr Fellay, ne refuse « en bloc »  le concile Vatican II.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;« Nous rejetons une partie du  concile » a déclaré récemment Mgr Fellay au journal suisse &lt;i&gt;Le Temps&lt;/i&gt;.  Donc, pas tout le concile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="center"&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Le concile n’est pas « un  recommencement à partir de zéro »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;C’est la nature-même du concile  Vatican II qui a provoqué les difficultés passées et actuelles, les querelles  d’interprétation passées et actuelles. Concile atypique, à différents  points de vue, à la différence des conciles œcuméniques passés, il n’a défini  aucun dogme, il n’a prononcé aucune condamnation, il n’a promulgué aucun  canon disciplinaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Les textes qu’il a promulgués  (constitutions, décrets, déclarations) sont certes de nature différente mais  appartiennent tous, par leur caractère non dogmatique et non  canonique,  à un « registre plus modeste ». C’est le Préfet de la Congrégation  pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Ratzinger, qui l’a reconnu, il y a  vingt ans, dans la conférence déjà citée : « La vérité est que  le concile lui-même n’a défini aucun dogme. Il a voulu de manière  consciente s’exprimer selon un registre plus modeste, comme un concile  simplement pastoral ; cependant, beaucoup l’interprètent comme s’il était  un ”super-dogme” qui enlève à tout le reste son importance. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Vatican II doit être lu et interprété  à la lumière des conciles antérieurs, et non l’inverse. Le cardinal  Ratzinger le disait lors de la même conférence : « il existe une  courte vue qui isole Vatican II et qui a provoqué l’opposition. Nombre  d’exposés donnent l’impression que, après Vatican II, tout a changé et  que tout ce qui est antérieur ne peut plus avoir de validité, ou, dans le  meilleur des cas, il ne doit l’avoir qu’à la lumière de Vatican II. Le  deuxième concile du Vatican n’est pas traité comme partie de la totalité de  la tradition de l’Eglise, mais directement, comme la fin de la tradition et  comme un recommencement complet à partir de zéro. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Pourtant, cette théorie du « recommencement »  a longtemps été soutenue et appliquée par des théologiens et par des évêques.  Par exemple, en 1977, le Père Congar, un des théologiens qui furent parmi les  plus influents au concile Vatican II, jugeait légitimes « des relectures »  et une « re-réception » de Vatican I, concile dogmatique, à la  lumière de Vatican II, concile pastoral. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Dans la correspondance qu’il avait  eue avec lui sur ce sujet et sur d’autres, Jean Madiran avait soutenu le  contraire : « Je tiens au contraire que le devoir catholique est de  recevoir Vatican II à la lumière de Vatican I ; et d’une manière générale,  d’interpréter le dernier concile dans la ligne, dans le contexte, dans la  continuité, dans la cohérence de tous les conciles antérieurs » (Jean  Madiran, &lt;i&gt;Le concile en question&lt;/i&gt;, DMM, 1985).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;Cette position de Jean Madiran en  1977 sera celle du cardinal Ratzinger en 1988 et celle qu’il a explicitée,  devenu pape, dans son fameux discours du 22 décembre 2005 sur l’ « herméneutique  du concile ». Benoît XVI y affirme que les actes du concile Vatican II ne  doivent pas être lus comme une « discontinuité » et une « rupture ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span&gt;C’est au Magistère pontifical  d’aider les fidèles, et les théologiens, et les évêques, à faire la  lecture adéquate des actes du concile Vatican II, en éclairant, complétant,  précisant, rectifiant si nécessaire ce qui a été dit et écrit de manière  « pastorale » dans les quatre sessions conciliaires entre 1962 et  1965.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Yves CHIRON&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;  Ce « ni…ni… » et l’expression même de « ligne de crêtes »,  rappellent les expressions employées par Maurras entre 1940 et 1944 pour définir  la position de l’Action : refus de soutenir la collaboration idéologique  et militaire avec l’Allemagne nazie et refus de la résistance gaulliste comme  « un schisme français » qui aboutit à une guerre civile. La  « ligne de crête » (au singulier chez Maurras) se résumait en une  formule : « la France, la France&lt;/span&gt; seule ».&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;  La lettre porte, par erreur, la date du « 24 janvier 2008 ». Ceux  qui l’ont reçue auront rectifié d’eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoFootnoteText" align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2009/137.htm#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;  Le texte qui suit est un article que j’ai publié dans &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt; le 7 février  2009. Par exception, je le reproduis ici.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1434925489833664844?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1434925489833664844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1434925489833664844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/02/aletheia-n137-vatican-ii-peut-il-etre.html' title='[Aletheia n°137] Vatican II peut-il être corrigé? par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1721739714996960616</id><published>2009-01-24T22:28:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:13.255+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°136] Une levée d'excommunication - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;p style="font-weight: bold;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Aletheia n° 136 - 24 janvier 2009&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Une levée d'excommunication - par Yves Chiron&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Le samedi 24 janvier a été publié un décret de la Congrégation des Évêques levant l’excommunication portée contre les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988.&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Voici d’abord, dans leur intégralité, trois documents[1]:&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- le décret de la Congrégation, en date du 21 janvier ;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- le communiqué de Mgr Fellay, Supérieur général de la FSSPX, en date du 24 janvier ;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- la lettre aux fidèles du Supérieur général de la FSSPX, du même jour.&lt;/p&gt;--------------------&lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Décret de la Congrégation pour les Évêques&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Prot. N. 126/2009&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Par la lettre du 15 décembre 2008 adressée à Son Éminence, le Cardinal Dario Castrillón Hoyos, Président de la Commission Pontificale &lt;i&gt;Ecclesia Dei&lt;/i&gt;, Mgr Bernard Fellay, en son nom ainsi qu’au nom des trois autres Évêques consacrés le 30 juin 1988, sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication &lt;i&gt;latae sententiae&lt;/i&gt; formellement déclarée par Décret du Préfet de cette même Congrégation pour les Évêques en date du 1er juillet 1988. Dans la lettre ci-mentionnée, Mgr Fellay affirme, entre autre : « Nous sommes aussi toujours bien ancrés dans la volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est l’Eglise catholique romaine. Nous acceptons son enseignement filialement. Nous croyons fermement à la Primauté de Pierre et à ses prérogatives et c’est pourquoi la situation actuelle nous fait d’autant plus souffrir ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Sa Sainteté Benoît XVI – paternellement sensible au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d’excommunication et confiant dans l’engagement exprimé par eux dans la lettre citée de n’épargner aucun effort pour approfondir dans les nécessaires colloques avec les Autorités du Saint-Siège les questions encore ouvertes, et de pouvoir ainsi parvenir rapidement à une pleine et satisfaisante solution du problème posé à l’origine – a décidé de reconsidérer la situation canonique des Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta relative à leur consécration épiscopale.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Cet acte exprime le désir de consolider les relations réciproques de confiance, d’intensifier et de rendre stables les rapports de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, se veut aussi un signe pour promouvoir l’unité dans la charité de l’Église universelle et, par là, enlever le scandale de la division.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En souhaitant que ce pas soit suivi sans tarder de la pleine communion avec l’Église de toute la Fraternité Saint-Pie X, en témoignage d’une vraie fidélité et d’une vraie reconnaissance du Magistère et de l’autorité du Pape par la preuve de l’unité visible.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Selon les facultés qui m’ont été expressément concédées par le Saint Père Benoît XVI, en vertu du présent Décret, je remets aux Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta la censure d’excommunication &lt;i&gt;latae sententiae&lt;/i&gt; déclarée par cette Congrégation le 1er juillet 1988, ainsi que je déclare privé d’effets juridiques, à partir de la date d’aujourd’hui, le Décret publié à cette époque.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Rome, de la Congrégation pour les Évêques, le 21 janvier 2009.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Card. Giovanni Battista Re&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Préfet de la Congrégation pour les Évêques&lt;/p&gt;--------------------&lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L’excommunication des évêques sacrés par S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les évêques par un décret du 1er juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Nous exprimons notre gratitude filiale au Saint Père pour cet acte qui, au-delà de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, sera un bienfait pour toute l’Eglise. Notre Fraternité souhaite pouvoir aider toujours plus le pape à porter remède à la crise sans précédent qui secoue actuellement le monde catholique, et que le pape Jean-Paul II avait désignée comme un état d’« apostasie silencieuse ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Outre notre reconnaissance envers le Saint Père, et envers tous ceux qui l’ont aidé à poser cet acte courageux, nous sommes heureux que le décret du 21 janvier envisage comme nécessaires des “entretiens” avec le Saint-Siège, entretiens qui permettront à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X d’exposer les raisons doctrinales de fond qu’elle estime être à l’origine des difficultés actuelles de l’Eglise.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans ce nouveau climat, nous avons la ferme espérance d’arriver bientôt à la reconnaissance des droits de la Tradition catholique.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Menzingen, le 24 janvier 2009&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;+ Bernard Fellay&lt;/p&gt;--------------------&lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Lettre du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Bien chers fidèles, &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Comme je l’annonce dans le communiqué ci-joint, « l’excommunication des évêques sacrés par S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les évêques par un décret du 1er juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI.». C’était l’intention de prière que je vous avais confiée à Lourdes, le jour de la fête du Christ-Roi 2008. Vous y avez répondu au-delà de nos espérances, puisqu’un million sept cent trois mille chapelets ont été récités pour obtenir de l’intercession de Notre Dame la fin de cet opprobre qui pesait, à travers la personne des évêques de la Fraternité, sur tous ceux qui étaient attachés de près ou de loin à la Tradition. Sachons remercier la Très Sainte Vierge qui a inspiré au Saint Père cet acte unilatéral, bienveillant et courageux. Assurons-le de notre prière fervente. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Grâce à ce geste, les catholiques du monde entier attachés à la Tradition ne seront plus injustement stigmatisés et condamnés pour avoir maintenu la foi de leurs pères. La Tradition catholique n’est plus excommuniée. Bien qu’elle ne l’ait jamais été &lt;i&gt;en soi&lt;/i&gt;, elle l’a été bien souvent et cruellement &lt;i&gt;dans les faits&lt;/i&gt;. Tout comme la messe tridentine n’avait jamais été abrogée &lt;i&gt;en soi&lt;/i&gt;, ainsi que l’a heureusement rappelé le Saint Père par le Motu Proprio &lt;i&gt;Summorum pontificum &lt;/i&gt;du 7 juillet 2007. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Le décret du 21 janvier cite la lettre du 15 décembre dernier au cardinal Castrillon Hoyos dans laquelle j’exprimais notre attachement « à l’Eglise de N.S. Jésus-Christ qui est l’Eglise catholique », y réaffirmant notre acceptation de son enseignement bimillénaire et notre foi en la Primauté de Pierre. Je rappelais combien nous souffrons de la situation actuelle de l’Eglise où cet enseignement et cette primauté sont bafoués, et ajoutais : « Nous sommes prêts à écrire avec notre sang le Credo, à signer le serment anti-moderniste, la profession de foi de Pie IV, nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves. » En tout cela, nous avons la conviction de rester fidèles à la ligne de conduite tracée par notre fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre, dont nous espérons la prompte réhabilitation. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Aussi souhaitons-nous aborder ces « entretiens » - que le décret reconnaît « nécessaires » - sur les questions doctrinales qui s’opposent au magistère de toujours. Nous ne pouvons que constater la crise sans précédent qui secoue l’Eglise aujourd’hui : crise des vocations, crise de la pratique religieuse, du catéchisme et de la fréquentation des sacrements… &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Avant nous, Paul VI parlait même d’une infiltration des « fumées de Satan » et de « l’autodémolition » de l’Eglise. Jean-Paul II n’a pas hésité à dire que le catholicisme en Europe était comme en état d’ « apostasie silencieuse ». Peu de temps avant son élection au Souverain Pontificat, Benoît XVI lui-même comparait l’Eglise à un « bateau qui prend l’eau de toute part ». Aussi voulons-nous, dans ces entretiens avec les autorités romaines, examiner les causes profondes de la situation présente et y en apportant le remède adéquat, parvenir à une restauration solide de l’Eglise. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Chers fidèles, l’Eglise est entre les mains de sa Mère, la Très Sainte Vierge Marie. En elle, nous nous confions. Nous lui avons demandé la liberté de la messe de toujours, partout et pour tous. Nous lui avons demandé le retrait du décret des excommunications. Nous lui demandons dans nos prières, à elle qui est le Siège de la Sagesse, ces nécessaires éclaircissements doctrinaux dont les âmes troublées ont tant besoin. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Menzingen, le 24 janvier 2009 &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;+ Bernard Fellay&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;--------------------&lt;/p&gt;&lt;b&gt;Quelques remarques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;• &lt;/b&gt;La Fraternité Saint-Pie X avait demandé, à plusieurs reprises, « le &lt;b&gt;retrait&lt;/b&gt; du décret d’excommunication » de 1988. Elle a obtenu la &lt;b&gt;levée &lt;/b&gt;de ce décret (&lt;i&gt;rimozione&lt;/i&gt; dans le texte original italien du cardinal Re). Ce n’est pas la même chose. Un « retrait » aurait signifié que l’excommunication était injustifiée. La « levée » d’excommunication signifie que la situation canonique des quatre évêques concernés est changée. Cette décision est prise, dit le texte du décret, pour deux raisons : à cause du « malaise spirituel » (&lt;i&gt;disagio spirituale&lt;/i&gt; dit, plus fortement, le texte original) créé par l’excommunication et à cause de « l’engagement » pris par les intéressés.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt; • Il serait intéressant de connaître le texte intégral la lettre du 15 décembre 2008 dans laquelle a été sollicitée « de nouveau la levée d’excommunication ». Pour le moment, on en connaît un extrait cité dans le décret du cardinal Re et un autre cité par Mgr Fellay dans sa lettre aux fidèles.&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Il est remarquable que l’acceptation de tous les enseignements du concile Vatican II n’a pas été une condition posée par Rome à la levée de l’excommunication. Dans la lettre du 15 décembre, Mgr Fellay, en son nom et au nom des trois autres évêques, a déclaré « nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves ».&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Le décret de levée d’excommunication ne cite pas ce passage de la lettre de Mgr Fellay mais y fait allusion en parlant, de façon plus minimaliste, de « questions encore ouvertes » à propos desquelles des « entretiens » (&lt;i&gt;colloqui&lt;/i&gt;) avec les autorités du Saint-Siège » seront nécessaires.&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;• Le Saint-Siège considère que « la pleine communion avec l’Eglise de toute la Fraternité Saint-Pie X » n’est pas encore atteinte, même avec ce décret.&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Le 7 décembre 1965, par le bref &lt;i&gt;Ambulate in dilectione&lt;/i&gt;, Paul VI voulut « effacer du souvenir de l’Eglise la sentence d’excommunication » portée en 1054 contre le patriarche de Constantinople. Il espérait que cette décision (non unilatérale) favoriserait le rétablissement de « la parfaite unité » entre catholiques et orthodoxes et permettrait de « supprimer les obstacles et les entraves ». Quarante ans plus tard, cette « parfaite unité » n’est pas encore atteinte – même si Benoît XVI y consacre beaucoup d’efforts. &lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Du côté de la FSSPX, on estime qu’un « nouveau climat » est créé par cette levée des excommunications. Mais ce n’est pas une pleine communion. La FSSPX continuera-t-elle, par exemple, à ordonner à nouveau les prêtres, ordonnés selon le nouveau rite, qui la rejoignent ? Continuera-t-elle à conseiller à ses fidèles de ne pas aller à la messe le dimanche plutôt que d’assister à une messe selon le rite de Paul VI ?&lt;/p&gt;--------------------&lt;br /&gt;NOTE&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;[1] Je publie le décret du cardinal Re dans la traduction qu’en a fournie DICI, l’organe de la FSSPX. Par la suite, je me réfère au texte original italien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1721739714996960616?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1721739714996960616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1721739714996960616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/01/aletheia-n136-une-levee-d-par-yves.html' title='[Aletheia n°136] Une levée d&amp;#39;excommunication - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-9001782313169681018</id><published>2009-01-02T13:28:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.131+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°135] Il y a 40 ans, L’hérésie du XXe siècle</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Aletheia n° 135 - 2 janvier 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Il y a 40 ans, &lt;i&gt;L’hérésie du XXe siècle&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Diffusé en librairie à partir de décembre 1968, &lt;i&gt;L’hérésie du XXe  siècle&lt;/i&gt; est un des livres les plus importants de Jean Madiran. Vingt ans  plus tard, dans la postface écrite pour la réédition de cet ouvrage, il  estimait : « S’il me fallait ne laisser après moi qu’un seul livre,  ce serait celui-là ». Il précisait encore : « J’ai exprimé dans  l’&lt;i&gt;Hérésie&lt;/i&gt; toutes les raisons de mes refus et aussi toutes les idées pour  lesquelles je me bats. Tous les combats auxquels j’ai, en quelque sorte,  consacré ma vie.&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les premières lignes de l’avant-propos précisaient d’emblée :  « L’hérésie du XXe siècle est celle des évêques. Non qu’ils en soient les  inventeurs : mais les agents. Ils ne sont pas débordés par elle ; si  elle a presque tout envahi, ce n’est pas en raison de leur impuissance ou de  leur inattention, c’est parce qu’ils en sont. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme toujours chez Madiran, ce coup d’estoc s’accompagnait d’une  précision qui ne nuançait pas l’accusation mais faisait les distinctions  nécessaires pour mieux circonscrire son périmètre : &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Les évêques : mais combien d’entre eux ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La “majorité“, à ce qu’ils disent, et souvent même quasiment  l’“unanimité“. Ils ont raison de le prétendre : ils ont raison en ceci que  leur prétention ne se heurte à aucune contestation épiscopale. Un très petit  nombre d’hérétiques, peut-être, fait marcher l’ensemble des évêques : mais  enfin ils marchent, et ceux mêmes qui ne voudraient point marcher acceptent de  faire semblant, ou de laisser croire qu’ils marchent aussi. […] Je ne suis  pas juge des culpabilités : je réponds à l’agression des erreurs qui  massacrent les âmes. Je constate que l’hérésie est enseignée par des évêques et  n’est pas contestée par d’autres évêques. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La suite du livre ramènera ces « erreurs qui massacrent les âmes »  à sept « propositions », qu’il n’est pas inutile de rappeler  aujourd’hui :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;I.  La transformation du monde (mutation de  civilisation) enseigne et impose un changement dans la conception même du salut  apporté par Jésus-Christ.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;II.&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal;"&gt; &lt;/span&gt;La transformation du monde nous révèle que  la pensée de l’Eglise sur le dessein de Dieu était, avant la présente mutation,  insuffisamment évangélique.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;III.  La foi écoute le monde.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;IV.  La socialisation n’est pas seulement un fait  inéluctable de l’histoire du monde. Elle est une grâce.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;V.  Aucune époque autant que la nôtre n’a été en  mesure de comprendre l’idéal évangélique de vie fraternelle.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;VI.  Dans un monde tourné vers la prospective,  l’espérance des chrétiens revêt sa pleine signification.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;VII.  Le droit naturel est l’expression de la  conscience collective de l’humanité.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On le voit, l’ouvrage analysait la crise du catholicisme  d’alors – nous étions en 1968 – en remontant aux principes. L’hérésie du XXe  siècle, disait Jean Madiran, est « le fruit d’une déchéance intellectuelle  sans précédent » (p. 64), elle est « la fille religieuse de la  philosophie moderne » (p. 66).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;La recension de Marcel Clément &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marcel Clément, qui dirigeait alors &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt;,  a bien vu l’importance du livre. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’histoire de &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt; comme la biographie  intellectuelle de Marcel Clément restent à écrire. À cette époque, Marcel  Clément s’associait, avec éclat, à une « Adresse au Pape » signée par  nombre de personnalités catholiques éminentes – P. Debray, J. de Fabrègues, E. Gilson,  A. Latreille, G. Marcel, H. Massis, F. Mauriac, E. Michelet, J. Ousset, L.  Salleron et d’autres. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les signataires voulaient manifester  leur « obéissance » au Saint-Siège, disaient leur « filiale  affection » envers Paul VI, louaient « l’admirable effort de renouveau  de l’Eglise inauguré par le Concile » tout en dénonçant « une petite  minorité d’agitateurs, clercs et laïcs, qui prétendent régenter l’Eglise et  jettent partout le trouble et le doute.&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le numéro qui suivit cette « Lettre d’adhésion au  Saint-Père », Marcel Clément publia une recension du livre de Jean Madiran&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;[3]&lt;/a&gt;.  Cette marque d’estime publique ne manquait pas de courage. Marcel Clément  rendait compte, dans le même article, d’un ouvrage que le P. Louis Bouyer, un  des théologiens les plus importants du XXe siècle&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;[4]&lt;/a&gt;,  consacrait à la crise de l’Eglise (&lt;i&gt;La Décomposition du catholicisme&lt;/i&gt;,  Aubier-Montaigne).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Du livre de Jean Madiran, Marcel Clément écrivait :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;On peut dire du dernier ouvrage de Jean  Madiran un peu l’inverse de ce que j’ai dit de celui du Père Bouyer. &lt;i&gt;L’Hérésie  du XXe siècle&lt;/i&gt; est sans doute polémique par la forme, il l’est très peu, ou  pas du tout, par le fond.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La forme est parfois virulente. Certains y  verront une attaque contre des personnes. Ce sera, d’une certaine manière, un  contresens. Un peu comme de ramener ce que Péguy, naguère, écrivait à une  attaque personnelle contre M. Laudet. On a, incontestablement ici, affaire à un  genre littéraire caractérisé. La paille des mots ne doit pas dissimuler le  grain des choses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;À travers l’évocation du mouvement des idées  chrétiennes depuis cent ans, il n’est pas exagéré de dire que c’est un grand  livre de philosophie que l’auteur vient d’écrire. Au moment même où, souvent,  faute de culture chrétienne suffisante, la notion de nature semble vaciller  dans les esprits, Jean Madiran, avec une admirable force démonstrative, la  restaure, l’illustre et lui donne toute sa puissance en vue des heures de  résurrection.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme le Père Bouyer, il dénonce dans la  crise actuelle l’influence d’une mythologie. « &lt;i&gt;L’Hérésie du XXe siècle&lt;/i&gt;  relève de l’imaginaire ; elle est une mythologie : elle ne se fonde  pas sur une fausse conception des rapports de la nature et de la grâce. Elle se  fonde sur une méconnaissance radicale de l’ordre naturel, entraînant une  méconnaissance égale de l’ordre surnaturel » (p. 64).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour  me faire dire que le chapitre intitulé « préambule philosophique » et  cet autre consacré à la « situation de la loi naturelle » me  paraissent sans équivalent pour comprendre en profondeur les racines de la  crise intellectuelle contemporaine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;Là, on va plus profond encore que le Père  Bouyer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marcel Clément avait bien vu que Jean Madiran n’incriminait  pas, personnellement, « les » évêques de France mais qu’il dénonçait  d’abord une confusion intellectuelle. Vingt ans plus tard, l’auteur résumera  ainsi son propos : « L’Hérésie du vingtième siècle c’est d’abord et  avant tout la méconnaissance, le mépris et le refus de l’ordre naturel. Le  refus de la loi naturelle comme étant universelle et obligatoire, vraie pour  tous les hommes, en tous temps et en tous lieux. Certes le refus de cette  vérité objective ne constitue peut-être pas, à proprement parler, une hérésie  formelle ; mais plutôt une infirmité, dont les conséquences dans l’ordre  religieux entraînent ce que l’on peut appeler une hérésie : c’est-à-dire  la corruption des dogmes. Une hérésie d’autant plus pernicieuse que nous la  vivons de manière imprécise, impalpable, indéfinissable.&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;[5]&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quarante ans après la parution du livre, où en  sommes-nous ?La réhabilitation de la loi naturelle, c’est-à-dire sa juste  compréhension et sa réintroduction dans le discours de l’Eglise sont en cours.  En 1992, elle est à nouveau en bonne place dans le &lt;i&gt;Catéchisme de l’Eglise  catholique&lt;/i&gt;. Depuis, Benoît XVI, à plusieurs reprises, a insisté sur les  conséquences de la méconnaissance de la loi naturelle, notamment « la  dérive relativiste qui blesse dramatiquement la société ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il a aussi demandé à la Commission théologique internationale de préparer un document pour « que ce concept soit de nouveau proposé et rendu incompréhensible dans le contexte de notre pensée ». Après plusieurs mois de travail, ce document est prêt. Il a été présenté au Pape en décembre dernier et il porte comme titre (provisoire ?) :  &lt;i&gt;A la recherche d’une éthique universelle. Nouvel  éclairage sur la loi naturelle.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Paul VI et le Périconcile&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Entretien paru dans &lt;i&gt;Monde &amp;amp; Vie&lt;/i&gt; le 22  novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Peut-on dire, depuis la première édition de votre  ouvrage en 1993, que l’historiographie a renouvelé notre vision de ce  pontificat ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les travaux sur Paul VI se sont multipliés. Il ne  se passe pas de mois sans que paraissent, dans tel ou tel pays, des études ou  des témoignages nouveaux sur ce pontificat et son événement majeur, le concile  Vatican II. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela dit, lors de la 1ère édition de mon  livre, il y a quinze ans, il était déjà possible d’avoir une vision claire du  rôle de Paul VI au concile Vatican II et dans l’élaboration de la réforme  liturgique. Par exemple, les volumineux Mémoires de Mgr Bugnini, le maître  d’œuvre de la réforme liturgique, étaient déjà parus. Ils sont essentiels à  deux points de vue : d’une part, pour mesurer combien cette réforme a été  « fabriquée » (l’expression est de celui qui est devenu Benoît  XVI) ; d’autre part, parce qu’ils permettent de voir combien Paul VI a  suivi de près cette réforme. Elle n’a pas été menée à son insu. Depuis,  d’autres témoignages sur la réforme liturgique sont parus, mais ils n’ont fait  que confirmer ou préciser ce que l’on savait déjà.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une source de documentation pourrait modifier la vision  que l’on a de Paul VI : l’ouverture des Archives Secrètes Vaticanes. Mais  il faudra attendre, sans doute, au moins une vingtaine ou une trentaine  d’années.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;Un  Benoît XV ou un Pie XII ont souffert de la guerre, Paul VI, lui, semble avoir  été profondément marqué par la crise que vivait l’Eglise. Pourtant,  paradoxalement, son action au sein du Concile Vatican II permet à la crise de  s’affirmer. Peut-on parler d’un manque de lucidité sur la modernité et ses  enjeux ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au concile de Vatican II, l’action de Paul VI est  ambivalente, voire contradictoire. Je crois qu’il faut distinguer, plus qu’on  ne l’a fait jusqu’ici, trois niveaux ou trois strates : les textes du  concile, les interventions de Paul VI dans la vie du concile et ce que  j’appellerai le &lt;b&gt;&lt;i&gt;périconcile&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;1. Les textes du concile (constitutions  dogmatiques, constitutions pastorales, décrets, déclarations) sont tous, sans  exception, des textes de compromis et même, peut-on dire, des textes  composites. Ils ne sont pas l’expression de la pensée personnelle de Paul VI,  même s’il est évident qu’il les a approuvés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;2. Sa pensée personnelle, il faut la chercher  ailleurs. Le Pape n’assiste pas ordinairement au concile. Il intervient  indirectement : par certaines instances qu’il a mises en place, par des  cardinaux ou des évêques auxquels il demande d’intervenir dans les  congrégations générales, par certains théologiens proches de lui qui œuvrent au  sein des commissions de travail restreintes. Enfin, Paul VI intervient  directement mais très rarement : soit en prononçant des discours en  séances solennelles (ses discours d’ouverture des IIe, IIIe et IVe session, par  exemple) soit en faisant lire et insérer des amendements voire un texte complet  (c’est le cas de la fameuse &lt;i&gt;Nota explicativa praevia&lt;/i&gt; qui, ajoutée en dernière  minute, vient rappeler la primauté pontificale et préciser le sens, limité, de  la collégialité).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;3. Enfin, il y a le &lt;b&gt;&lt;i&gt;périconcile&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; que  le Pape ne contrôle pas du tout. J’appelle ainsi les articles, livres,  conférences, interviews que théologiens ou laïcs, et aussi évêques et  cardinaux, multiplient avant l’ouverture du concile (dès l’annonce par Jean  XXIII en 1959 et dès les travaux préparatoires), pendant les sessions  conciliaires, pendant les intersessions et après le concile. On a là une  « littérature » très abondante qui a influencé considérablement  l’évolution de l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces trois niveaux ne se complètent pas forcément,  ils ont pu s’opposer. Pour résumer : Paul VI n’a pas été univoque, il a pu  se trouver, certaines fois, en opposition avec la tendance dominante du concile  et avec le périconcile.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;En dernière analyse, vous reprenez les mots de Jean  Guitton : « Paul VI n’était pas fait pour être pape ». Quelle différence entre  le « moment nécessaire » Benoît XVI d’avril 2005 et ce jour du 21 juin 1963 qui  voit l’élection du cardinal Montini ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce jugement de Jean Guitton m’a beaucoup surpris.  Il a fréquenté Montini/Paul VI pendant vingt-huit ans. Il a publié trois livres  sur lui, plutôt élogieux. Mais lors de notre longue rencontre, il a livré le fond  de sa pensée, s’effrayant lui-même de ses propres audaces. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les cardinaux qui ont élu Jean XXIII ont voulu  élire un pape de transition. Ils ont eu, contre toute attente, un pape de  révolution, si l’on peut dire. Après Jean XXIII, ils ont voulu élire un pape de  continuité. Ils l’ont eu, trop peut-être. Paul VI a été débordé, en quelque  sorte, par l’événement conciliaire et il n’a pas su maîtriser « la  tempête qui a suivi » (l’expression est de lui). Mais c’est Jean XXIII qui  avait ouvert l’outre aux vents.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Yves Chiron, &lt;b&gt;Paul VI&lt;/b&gt;, Via Romana, 326 pages,  édition révisée et complétée, index, 25 euros [disponible franco de port auprès  d’&lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt;].&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;--------------------&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;NOTES&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt; Entretien accordé au journal &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt;, 13-14 mai 1988.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt; « Lettre d’adhésion  au Saint-Père » publiée dans &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt;, le 5 janvier 1969.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt; « La crise du  catholicisme. Fin ? Décomposition ? Hérésie ? », &lt;i&gt;L’Homme  nouveau&lt;/i&gt;, 19 janvier 1969.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;[4]&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt; &lt;/span&gt;Les entretiens qu’il avait  eus avec Georges Daix, &lt;i&gt;Le Métier de théologien&lt;/i&gt;  (Editions France-Empire,  1979), ont été réédités, sous le même titre, avec une préface de Hans Urs von  Balthasar, un hommage du cardinal Lustiger et une postface de Jean Duchesne (Editions Ad  Solem, 2005). On signalera aussi l’importante étude qui lui a été  consacrée il y a quelques mois : Davide Zordan, &lt;i&gt;Connaissance et  mystère . L’itinéraire théologique de Louis Bouyer, &lt;/i&gt;2008, 807 pages.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=73083884186035906#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;[5]&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;"&gt; Entretien à &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt;, 13-14 mai 1988.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-9001782313169681018?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/9001782313169681018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/9001782313169681018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2009/01/aletheia-n135-il-y-40-ans-lheresie-du.html' title='[Aletheia n°135] Il y a 40 ans, L’hérésie du XXe siècle'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-74545553300665340</id><published>2008-12-08T18:40:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.142+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°134] Gilbert Callet, le passeur - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°134 - 8 décembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Cette année de Terminale, je l’avais attendue avec impatience depuis la classe de Seconde, époque à laquelle j’étais devenu élève au Collège Saint-Pierre, à Lille. Quand j’avais vu qu’une matière appelée « philosophie » était réservée aux élèves de terminale, j’avais regretté de devoir attendre deux années avant de la découvrir. En cette classe de Seconde, c’est la littérature que j’ai commencé à comprendre avec Mademoiselle Danvin. Elle allait devenir, un an plus tard, Madame Callet, l’épouse du professeur de philosophie.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Entré en classe de Seconde à quatorze ans, j’étais déjà un grand lecteur, mais un lecteur désordonné et peu au fait de ce que pouvait être la vraie littérature. Mes auteurs favoris avaient été jusque-là Gilbert Cesbron, Guy des Cars et Hervé Bazin, c’est dire… En Seconde, inoubliable fut la première étude d’une œuvre complète : &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt;. Ce fut une révélation. Mademoiselle Danvin nous apprenait à lire une œuvre, à découvrir la construction des chapitres, à déchiffrer un style. La lecture des passages qu’elle faisait à haute voix donnait de la chair aux personnages, de la réalité aux paysages et aux objets. Le roman n’était plus une suite de pages écrites mais un monde contenu dans des mots agencés . D’autres études allaient suivre, tout aussi grisantes, celle du &lt;i&gt;Père Goriot&lt;/i&gt; notamment.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Les heures de grande lecture solitaire sont restées parmi les plus belles de cette année. Je passais mon temps dans les bibliothèques, curieux de tout : littérature, histoire et bientôt philosophie. C’est en Seconde – je ne sais plus comment – que j’ai découvert Nietzsche. J’ai acheté et lu &lt;i&gt;Ainsi parlait Zarathoustra &lt;/i&gt;durant cette année 1975. Le livre, que j’ai conservé, porte, d’une écriture encore enfantine, mon nom, la date et les annotations nombreuses que je mis en marge. En pleine crise existentielle et spirituelle, ce n’est pas tant le thème du « Surhomme » qui me fascina que la critique nietzschéenne de la morale et du christianisme. Nietzsche me conforta dans mon éloignement affirmé de la pratique religieuse.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;En cet été de 1975, j’étais inscrit, pour la dernière fois, dans un camp d’adolescents. Avant de partir, j’avais acheté un deuxième livre de Nietzsche, &lt;i&gt;Aurore&lt;/i&gt;, livre apparemment plus accessible que le premier puisque composé de 575 « Pensées », plus ou moins développées. Ce livre m’accompagna tout le mois d’août, comme une sorte de bréviaire secret. C’est durant ces semaines aussi que je rencontrais celle qui allait devenir un jour mon épouse. « Il y a tant d’aurores qui n’ont pas encore lui », avait mis en exergue Nietzsche. Les promesses de l’avenir semblaient infinies.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;La classe de Première, 1975-1976, fut tout emplie de littérature et de Nietzsche, toujours. Je courais au Goethe Institut pour lire tout ce que je pouvais trouver sur mon « maître ». Cette année de Première fut aussi celle où je découvris la « Révolution », du moins ce que j’en comprenais. Ce mythe s’accordait bien avec le bouillon (et le brouillon) intellectuel et spirituel qui m’habitait. &lt;i&gt;On a raison de se révolter&lt;/i&gt; disait le titre d’un livre de Sartre et de Philippe Gavi que je découvris comme un évangile. Ils y faisaient la théorie des révoltes gauchistes, alors nombreuses. Je commençais aussi à fréquenter une librairie &lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=7525353639547748982" name="OLE_LINK1"&gt;maoïste&lt;/a&gt; installée dans le quartier de Wazemmes, le quartier pauvre de Lille. A quinze ans, j’y achetai &lt;i&gt;Le Petit livre rouge&lt;/i&gt;. Au lieu d’un manuel de Révolution, je découvris un recueil de « Citations » – incompréhensibles – du Président Mao Tse toung. Néanmoins, je me croyais devenu nietzschéen et maoïste… Cette curieuse association tenait autant de la posture que de la réflexion. Quand Mao mourra, en septembre 1976, la Mairie de Lille, socialiste, dirigée par Pierre Mauroy – futur premier ministre –, organisera une sorte d’exposition et ouvrira un livre de condoléances où les citoyens de Lille étaient invités à exprimer leur tristesse et leur admiration pour le « Grand Timonier ». Je crois bien, adolescent ignorantin, avoir mis quelques mots et ma signature.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;C’est donc armé de certitudes, et d’une prétention – ridicule – d’être plus avancé que mes camarades, que je vis enfin arriver l’année de philosophie. J’allais bientôt avoir seize ans quand j’entrais dans la classe de Gilbert Callet. Son allure massive et toujours pressée m’était familière depuis deux ans déjà, mais j’ignorais tout de son art d’enseigner.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Fut-il un maître, au sens où il aurait dispensé une doctrine qui aurait rallié des disciplines ou des imitateurs ? Non. Bien qu’ancré dans des convictions politiques et religieuses, que ses élèves découvraient rapidement, il ne les imposait pas comme une clef de lecture immédiate. Il fut – et il reste – un prodigieux éveilleur et un passeur.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Son cours, qui alliait enseignement magistral, questionnement incessant et digressions parfois sans fin, fut pour moi un révélateur et le début d’un &lt;i&gt;métanoïa&lt;/i&gt;. La première notion de philosophie dont je lui suis redevable est la distinction entre la &lt;i&gt;doxa&lt;/i&gt; (l’opinion, la croyance) et  la vérité, qui est d’un autre ordre. Mon premier devoir de philosophie fut, à cet égard, une humiliation. Le sujet en était, je crois, « L’inhumain existe-t-il ? ». Je l’avais traité dans une sous-prose journalistique, avec force références à l’actualité (les massacres d’Idi Amin Dada, etc.). La note et la correction me montrèrent que je n’avais pas encore compris ce qu’est la philosophie. L’étude de l’&lt;i&gt;Apologie de Socrate&lt;/i&gt; et la présentation du philosophe comme « accoucheur des esprits » me montrèrent alors quelles voies devait prendre la réflexion.        &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;En parallèle à son cours, Gilbert Callet demandait à ses élèves de lire et de résumer des œuvres. C’est ainsi qu’à seize ans j’ai découvert Maurras (&lt;i&gt;Mes idées politiques&lt;/i&gt;) et Julien Freund (&lt;i&gt;Qu’est-ce que la politique ?&lt;/i&gt;). Du premier, j’ai retenu alors un mépris entier pour la démocratie et du second la distinction nécessaire entre la force et la violence. Bien évidemment, ces premières approches ne suffisent pas à caractériser l’ampleur de deux pensées politiques, contradictoires sur certains points (je ne le découvrirais que plus tard). En tout cas, ces auteurs ont mis par terre, sans rencontrer de résistance, mon maoïsme irréfléchi.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;La bibliothèque de la classe de philosophie, que M. Callet ouvrait tous les jours, était riche et diverse. J’y ai découvert l’histoire de la philosophie à travers le gros volume de Thonnard ; j’en ai sorti successivement tous les Gustave Thibon disponibles, l’&lt;i&gt;Utopie&lt;/i&gt; de Thomas Molnar et son livre sur la contre-révolution, beaucoup d’autres ouvrages. Avec Gilbert Callet, le cours de philosophie était une porte ouverte, une invitation à prolonger la réflexion et la recherche.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Le génie de Gilbert Callet était aussi dans la digression. Il empruntait volontiers des chemins de traverse et s’écartait de la route de son cours sans état d’âme pour nous parler d’un livre, d’un article, d’un fait de société. Pour plusieurs générations d’élèves , il fut un formidable éveilleur et découvreur. Son cours n’était jamais banal ou fastidieux. Plutôt une source abondante, d’où coulaient de la chaleur et de l’enthousiasme. Il acceptait volontiers les questions ou les débats, les suscitant même. Rien donc d’un enseignement monolithique imposé à des élèves réduits à l’absorption silencieuse. Un jour – je ne sais plus à quel propos –, il nous a fait écouter en classe une cassette sur laquelle il avait enregistré, au Kenya il me semble, de longs rugissements de lion. Je n’ai plus aucune idée du sujet qui l’avait amené à nous faire écouter cela, mais le fait, en lui-même, témoignait des libertés que lui, homme d’ordre et de tradition, s’autorisait.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Aux digressions loin du programme s’ajoutaient souvent, après le cours, des conversations avec quelques élèves et le prêt de revues et de journaux divers. C’est Gilbert Callet qui m’a fait découvrir la presse catholique traditionnelle ou traditionaliste. C’est par lui que j’ai découvert &lt;i&gt;L’Homme nouveau, Itinéraires, &lt;/i&gt;Jean Madiran, l’abbé de Nantes, les Congrès de Lausanne.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;A quelques semaines du baccalauréat, en juin 1977, sans doute sur les conseils de Gilbert Callet et suite à la question de la métaphysique abordée en cours, j’ai acheté le premier volume de la &lt;i&gt;Somme théologique&lt;/i&gt; de saint Thomas d’Aquin, en édition bilingue. Peu d’années plus tard, mon directeur spirituel de l’époque, le P. de Margerie, me conseillera de lire une question de la &lt;i&gt;Somme&lt;/i&gt; tous les jours. Je n’ai pas été longtemps fidèle à ce conseil, mais je n’ai guère cessé la lecture de saint Thomas jusqu’à aujourd’hui, même s’il y eut de longues éclipses. Cette lecture et d’autres ont progressivement rectifié et ordonné mon esprit.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Le 15 que j’ai obtenu au baccalauréat de philosophie a alors incité Gilbert Callet à me suggérer de faire des études de philosophie. Mais j’avais déjà choisi l’histoire, et bien que m’aventurant plus tard, un moment, vers la théologie, c’est à l’histoire que je suis resté fidèle, avec un goût particulier pour l’histoire des idées et l’histoire religieuse.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Par nature j’étais, et reste, plus sensible à la vérité historienne qu’à la vérité philosophique ; plus apte à connaître et à discerner qu’à déployer une recherche spéculative. C’est à titre de curiosité que, durant mes études d’histoire, j’allais suivre, une année durant, en 1981-1982, le séminaire de Pierre Boutang à la Sorbonne, séminaire intitulé : « Recherche sur l’origine » ; puis, l’année suivante, au Centre Sèvres, le grand commentaire de la &lt;i&gt;Phénoménologie de l’esprit&lt;/i&gt; par le jésuite hégélien Labarrière. Si la froide activité spéculative de P-J. qui je suis resté en relations jusqu’à sa mort, j’ai été plus sensible à sa quête du sens politique qu’à sa recherche métaphysique. Mais le feu d’artifice de ses cours restera un souvenir inoubliable.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Le sentiment qui m’anime, quand je songe à l’année de philosophie passée avec Gilbert Callet, c’est donc, d’abord, un sentiment de gratitude. Il a été à l’origine d’un questionnement qui a trouvé son accomplissement. Nous sommes restés en relations régulières. Il a continué d’être ce passeur qui fait découvrir ses passions successives : le penseur autodidacte Jean Coulonval, le philosophe inspiré Jean-G. Bardet, l’autre autodidacte Fernand Crombette (1880-1970), le créationniste, auteur d’une œuvre scientifique et historique considérable et controversée.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Mais Gilbert Callet n’a jamais cherché à imposer ses engouements. Ses anciens élèves formeraient sans doute une réunion curieuse et hétéroclite, tant ils sont engagés professionnellement, intellectuellement et spirituellement, dans des voies diverses. Beaucoup, en revanche, reconnaîtraient certainement lui devoir une certaine ouverture d’esprit et un goût pour la recherche du vrai et du bien.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Un regret : qu’il publie peu. Quand tant d’essais, souvent creux, encombrent les librairies, on aimerait voir un livre de Gilbert Callet. On y trouverait, ce que ses articles révèlent déjà, une pensée affranchie des stéréotypes, une pensée qui ne nie ni la liberté ni la vérité, une pensée vivante et pérégrine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Ce texte vient de paraître dans le recueil Portraits de maîtres. Les profs de philo vus par leurs élèves, sous la direction de Jean-Marc Joubert et Gilbert Pons, CNRS Éditions, 394 pages, 25 euros.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;L’ouvrage rassemble 66 contributions : Claude Rousseau y évoque Raymond Polin, Laurence Varaut Pierre Boutang, Chantal Delsol Julien Freund, Édouard Husson Claude Tresmontant, Félix Perez Michel Henry, Mazarine Pingeot Pierre Magnard et Jean-Marc Mouillie, etc.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;On aurait pu trouver, dans ce recueil, bien d’autres évocations de professeurs de philosophie qui ont marqué durablement leurs élèves de Terminale : Jean Arfel à Maslacq, Thérèse Lacour en Avignon, Jean Borella à Nanc et d’autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-74545553300665340?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/74545553300665340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/74545553300665340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/12/aletheia-n134-gilbert-callet-le-passeur.html' title='[Aletheia n°134] Gilbert Callet, le passeur - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1352349473755496807</id><published>2008-12-08T18:38:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.120+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°134] Michel De Jaeghere - Ite Missa Est</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°134 - 8 décembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Renaissance catholique&lt;br /&gt;89 rue Pierre Brossolette&lt;br /&gt;92130 Issy-les-Moulineaux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;150 pages, 12 euros&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;Michel De Jaeghere s’est imposé, au fil de son activité professionnelle (il dirige les beaux &lt;i&gt;Hors série&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; qu’il a créés en 2001), de son engagement à Renaissance catholique et de ses livres ou contributions, comme un combattant catholique pertinent.&lt;br /&gt;Sa dernière œuvre est un régal. C’est une pièce de théâtre qui met en scène, principalement, un évêque, Mgr Gallorme, et un vieux prêtre, l’abbé Dubost. Ce sont non pas deux Églises qui s’opposent à travers eux mais deux visions de l’Église et deux conceptions de la foi.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Le personnage, fictif, de Mgr Gallorme semble tout inspiré de Mgr Gaillot, quand à l’humble curé Dubost il rappelle l’abbé Sulmont ou d’autres de ces vaillants prêtres qui ont tenu face à la tempête de la révolution liturgique et de l’&lt;i&gt;aggiornamento&lt;/i&gt; pastoral. Pour tous les Gallorme de l’Église, la fidélité à la Tradition, à la messe traditionnelle, la soutane, le latin, le catéchisme par questions et réponses, etc., sont des « abcès de fixation qui minent la communion ecclésiale ».  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Peut-on déjà en parler au passé ? Certainement pas. Trop d’évêques en France s’opposent, ouvertement ou sous des motifs sournois, au motu proprio libérateur de Benoît XVI pour qu’on puisse dire que les Gallorme ont disparu. Mais la tendance s’est inversée. Sans qu’il faille s’attendre à un retour en arrière, un dépassement par le haut s’est bel et bien engagé.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1352349473755496807?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1352349473755496807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1352349473755496807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/12/aletheia-n134-michel-de-jaeghere-ite.html' title='[Aletheia n°134] Michel De Jaeghere - Ite Missa Est'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1174530821235519635</id><published>2008-11-24T21:55:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.152+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°133] Le testament intellectuel et spirituel d'Emile Poulat</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si l’on compte bien, c’est la troisième fois qu’Émile Poulat livre sa pensée à travers des entretiens approfondis et transformés en livre : en 1982, avec Guy Lafon (&lt;i&gt;Le Catholicisme sous observation&lt;/i&gt;, éditions du Centurion) ; il y a quatre ans à peine, avec Dominique Decherf (&lt;i&gt;Le Christianisme à contre-histoire&lt;/i&gt;,  éditions du Rocher) ; aujourd’hui, avec Danièle Masson (&lt;i&gt;France chrétienne, France laïque&lt;/i&gt;, Desclée De Brouwer).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On remarquera l’objet commun à ces trois titres, à un quart de siècle de distance. Mais on observera aussi le glissement sémantique. Il y a vingt-six ans, la question de la laïcité n’occupait qu’une place très réduite dans les questions et les réponses ; en ces premiers temps du pontificat de Jean-Paul II, l’interrogation portait plutôt sur l’avenir du catholicisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Aujourd’hui, la question de la laïcité est au cœur du dialogue à deux voix avec Danièle Masson. Un dialogue souvent vif, où celle qui interroge essaie de pousser dans ses retranchements celui qui refuse de se rendre, c’est-à-dire qui se refuse au rythme binaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;D’un livre d’entretiens à l’autre, la « méthode Poulat » n’a pas changé. Il répugne toujours aux « explications » et encore plus aux solutions. Il préfère être un « analyste », le mot qui, pense-t-il, le définit le mieux. Il cherche « à savoir et à comprendre sans juger ». Mais cette position marque vite ses limites. Quand Émile Poulat dit : « j’attends une thèse sur les théologies et les catéchismes comme facteur de déchristianisation » (p. 29), il porte bel et bien un jugement sur certaines théologies et certains catéchismes. La phrase peut aussi apparaître comme une provocation. Mais Jean de Viguerie, dans ses livres, a montré la faiblesse d’une certaine apologétique du XVIIIe siècle face aux Lumières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;i&gt;France chrétienne, France laïque&lt;/i&gt; dit le titre du livre dialogué entre Émile Poulat et Danièle Masson[1]. Dans l’esprit de Poulat, il ne s’agit pas de l’opposition entre deux France, mais d’une même France qui est à la fois « chrétienne » (&lt;i&gt;nolens volens&lt;/i&gt;) et « laïque ». Poulat ou son éditeur n’ont pas osé titrer &lt;i&gt;France chrétienne et laïque&lt;/i&gt;. Ce titre, pourtant, aurait correspondu à sa véritable pensée. Selon lui, depuis la loi de séparation de 1905 et ses modifications, la France vit une « laïcité apaisée », l’État reconnaissant et garantissant la liberté de religion et des cultes. L’Église y aurait « gagné en liberté » (p. 126).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais, parfois, la pensée d’Émile Poulat n’est pas sans paradoxe. Il ne cite pas le nom de Jean Madiran[2]. Pourtant, il n’est pas loin de partager certaines de ses analyses sur la laïcité. Madiran a analysé le processus qui a abouti, en France, à la laïcisation du discours de l’Eglise[3]. Poulat récuse le terme, mais concède : « Il n’y a pas de laïcité de l’Église, mais sécularisation interne » (p. 136).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On pourra reprocher à Poulat de ne pas dire ou de ne pas voir les conséquences de son constat. En 1974-75, par exemple, l’Église catholique, en France, à quelques exceptions près, a fait silence sur l’avortement. Ce silence n’est-il pas un exemple flagrant de la soumission de l’Église au courant dominant ? Comment l’Église catholique, qui saura, en 1984, faire se lever plus d’un million de manifestants pour la « défense de l’école libre », n’a-t-elle pas voulu employer les mêmes moyens, dix ans plus tôt, pour protester contre le projet de loi sur l’avortement ?&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un épistémologue&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’octogénaire Émile Poulat dit que ce troisième livre est son « testament intellectuel et spirituel ». Il y expose l’état actuel de sa pensée et les convictions qu’il souhaiterait faire passer à la postérité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On ne trouvera pas de confessions trop intimes. Il ne dit rien, par exemple, de son passage à la Mission de Paris, de 1949 à 1954. Il fait allusion seulement, et discrètement, à « la nuit critique » qu’il a traversée ensuite. Une sorte d’épreuve du feu où ont brûlé « toutes les images et toutes les représentations, naïves ou savantes, qui satisfont notre besoin de certitudes » (p. 232).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Aujourd’hui, il récuse les preuves de l’existence de Dieu. Il préfère parler d’ « expérience de Dieu ». Il en arrive à dire : « quel est l’essentiel de la foi ? Pour beaucoup, c’est l’adhésion à un Credo, pour moi, c’est la relation à Dieu, c’est la prière. Je préfère les orants aux croyants » (p. 121). Ce minimalisme, et la « théologie interrogative » qu’il préfère à la théologie apologétique, ne sont pas sans rappeler la réflexion d’un Maurice Bellet, prêtre, docteur en théologie et en philosophie, psychanalyste, qui multiplie les livres pour dire que Dieu « précède toute raison »[4], qu’Il est « cet absolument insaisissable à quoi en un sens tout réfère mais dont nous n’avons, à strictement parler, aucun savoir ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Émile Poulat cite le nom de quelques-uns de ses maîtres ou « quasi-maîtres » : Gaston Bachelard (« l’homme de la coupure épistémologique entre le savoir commun et la connaissance épistémologique »), Ignace Meyerson, le créateur de la « psychologie historique ». Il aurait pu citer des ouvrages qui ont été décisifs dans son itinéraire intellectuel, comme le livre, posthume, de Léon Brunschvicg, &lt;i&gt;Héritage de mots, héritage d’idées&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On voit bien, et de plus en plus à travers ses livres, qu’Émile Poulat est épistémologue avant d’être historien ou sociologue du fait religieux. Kant reste, pour lui, une référence absolue. À juste titre, Poulat refuse de réduire le kantisme au subjectivisme, mais il est assez largement kantien. Selon Kant, il y  a  deux ordres différents et distincts : celui des phénomènes, qui sont l’objet de la science, de l’histoire, de la sociologie, et, au-delà, le monde des noumènes, de la pensée. La foi, selon Kant, relève de l’opinion ou de la conviction, c’est-à-dire du non-démontrable rationnellement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Émile Poulat accepte cette séparation : « Le savoir de la foi et le non-savoir de la science ne se rejoignent pas : ils ne sont pas du même ordre » (p. 160).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;À propos de l’historicité de ce que racontent la Bible et les Évangiles, il écrit encore : « Je crois qu’il faut sortir du vieux débat de la foi et de la raison […] il n’y a pas de science catholique par rapport à une science laïque : il y a une pensée catholique, mais une seule science. La querelle des deux sciences est close » (p. 215-216).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Benoît XVI, dans l’avant-propos  à son &lt;i&gt;Jésus de Nazareth&lt;/i&gt;, pense différemment. Le Pape écrit : « croire qu’il [Jésus] était Dieu tout en étant réellement homme […] voilà qui dépasse les méthodes de la méthode historique », mais « à l’inverse, à la lumière de cette conviction ancrée dans la foi, on peut lire les textes en s’appuyant sur la méthode historique ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Benoît XVI récuse la volonté de séparation des kantiens, des rationalistes et des modernistes. Il cherche à conjuguer science et foi en proposant « une interprétation proprement théologique de la Bible […] sans pour autant vouloir ni pouvoir renoncer en rien à la rigueur historique ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On trouvera nombre d’autres réflexions intéressantes dans ces entretiens Poulat/Masson. À bien des égards, ce sont deux visions de l’histoire de l’Église et deux conceptions de la foi qui s’opposent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;--------------------&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[1] Émile Poulat, &lt;i&gt;France chrétienne, France laïque&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; Entretiens avec Danièle Masson&lt;/i&gt;, DDB, 279 pages, 22 euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[2]Poulat ne cite pas non plus « l’autre journal catholique », &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt;, (alors qu’il fait référence, à plusieurs reprises, à &lt;i&gt;la Croix&lt;/i&gt;, où il publie, de temps en temps, des chroniques)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[3] Jean Madiran, &lt;i&gt;La laïcité dans l’Église&lt;/i&gt;, Consep, 2005 ; qui parle, même, pour la France, de « &lt;i&gt;laïcité &lt;u&gt;de&lt;/u&gt; l’Église&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoFootnoteText" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[4] Son dernier livre : &lt;i&gt;Dieu, personne ne l’a jamais vu&lt;/i&gt;, Albin Michel, oct. 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1174530821235519635?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1174530821235519635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1174530821235519635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/11/aletheia-n133-le-testament-intellectuel.html' title='[Aletheia n°133] Le testament intellectuel et spirituel d&amp;#39;Emile Poulat'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1759474109267754939</id><published>2008-10-16T19:58:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.500+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°132] Christophe Geffroy : Benoît XVI et « la paix liturgique » - une étude documenté et militante</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Aletheia n°132&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Christophe Geffroy a fondé &lt;i&gt;la Nef&lt;/i&gt;, il y a près de vingt ans. Il voulait militer, selon le titre de son premier éditorial, &lt;i&gt;pour l’union des forces traditionnelles&lt;/i&gt; par une revue mensuelle qui allie journalisme et réflexion, information factuelle et combat des idées. À ce jour, 197 numéros sont parus et l’on peut dire que Christophe Geffroy est resté fidèle à son projet initial. Certes, dans la forme, la revue a changé. Elle a pris de la couleur et de l’élégance dans la mise en page. Elle s’est ouverte à de nouvelles questions (avec une part plus importante accordée aux questions de société). Elle s’est ouverte aussi à de nouveaux collaborateurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il n’est pas sûr qu’aujourd’hui Christophe Geffroy formulerait de la même manière les cinq points qui constituaient la « Charte de &lt;i&gt;La Nef &lt;/i&gt;» en 1990. C’est que, depuis cette date, le monde et l’Eglise ont changé. Loin d’être une rupture, le pontificat de Benoît XVI a accentué une marche — un « retour au centre » (au sens balthasarien) — commencée sous le pontificat précédent. La &lt;i&gt;Nef&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;fidèle au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; point de sa Charte : « Attachement indéfectible à la primauté souveraine du Pape comme chef de l’Eglise et soutien de son autorité universelle sur celle-ci », a accompagné cette marche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Sur la question liturgique, dès son premier numéro, en décembre 1990, la revue avait pris le parti de publier le calendrier liturgique du mois en deux colonnes parallèles : calendrier de saint Pie V d’un côté, calendrier de Paul VI de l’autre. Près de deux cents numéros plus tard, ce diptyque est toujours présent, même si le calendrier liturgique n’occupe plus une pleine page. Cette égale importance accordée aux deux calendriers n’est pas anecdotique. Elle est un signe de ce pour quoi la revue a milité dès l’origine : que la liturgie latine dite de saint Pie V puisse être maintenue « pour toute communauté qui le souhaite », communauté étant à prendre, ici, au sens large (communauté religieuse, paroisse, etc.). Christophe Geffroy et &lt;i&gt;la Nef&lt;/i&gt; n’ont jamais réclamé l’abolition du missel de Paul VI, ni le retour obligatoire au missel de saint Pie V, mais leur coexistence pacifique et respectueuse l’une de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans son éditorial du premier numéro de &lt;i&gt;la Nef&lt;/i&gt;, Christophe Geffroy citait la parole du Christ que nous rapporte saint Jean : « Il y a des demeures nombreuses dans la maison de mon Père » (Jn 14, 2). Dix-huit ans plus tard, on retrouve cette même parole à la dernière ligne de l’ouvrage qu’il vient de publier. Cela indique chez l’auteur une volonté d’unité, dans la foi commune, au-delà des « différences légitimes et enrichissantes ». Cette position se retrouve appliquée précisément à la question liturgique.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C’est une étude, fort documentée, intitulée &lt;i&gt;Benoît XVI et « la paix liturgique » &lt;/i&gt;(Cerf, 311 pages, 24 euros). Le titre, et l’intention, rappellent &lt;i&gt;La Paix de Mgr Forester&lt;/i&gt; de l’abbé Brian Houghton (1979 pour l’édition anglaise, 1982 pour la traduction française aux éditions DMM). Mais là où l’abbé Houghton publiait une sorte de roman d’anticipation liturgique, Christophe Geffroy publie un essai qui est à la fois une étude historique et un ouvrage militant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Genèse du motu proprio&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’ouvrage s’ouvre par une présentation rapide du motu proprio du 7 juillet 2007. Christophe Geffroy y discerne, à juste titre, trois motifs : réconcilier les catholiques, resacraliser la liturgie, affirmer la continuité historique d’un missel à l’autre. On pourra en ajouter un quatrième : réparer l’injustice subie par les catholiques à qui l’on a pratiquement interdit la messe traditionnelle pendant plus de trois décennies.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C. Geffroy recherche ensuite la genèse de ce motu proprio dans les écrits du cardinal Ratzinger consacrés à la liturgie. De tous les cardinaux créés depuis le concile Vatican II, le cardinal Ratzinger a été, sans conteste, celui qui a le plus écrit sur la question liturgique. Aujourd’hui, devenu le pape Benoît XVI, il a des idées bien précises sur ce qui reste à faire pour restaurer un véritable &lt;i&gt;Esprit de la liturgie&lt;/i&gt; (titre d’un ouvrage qu’il a publié en 2000).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le directeur de &lt;i&gt;la Nef&lt;/i&gt; a retenu quatre livres sur la liturgie publiés par Joseph Ratzinger entre 1985 (1981 pour l’édition allemande) et 2003. Les pages qu’il leur consacre témoignent d’une lecture attentive et intelligente. Mais Christophe Geffroy minimise l’évolution qu’on a pu observer chez le cardinal Ratzinger dans ces années. Il estime que dans &lt;i&gt;La Célébration de la foi&lt;/i&gt;, publié en français en 1985, on trouve les « principales idées [de Ratzinger] sur la liturgie, reprises ou développées par la suite ». Cette affirmation me semble exagérée.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On trouvait certes, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, sous la plume de celui qui n’était encore qu’archevêque de Munich, des pages sur la &lt;i&gt;participatio actuosa&lt;/i&gt;, par exemple, ou sur la caractère « fabriqué » de la nouvelle liturgie (« un ouvrage revu et corrigé par des professeurs » disait Ratzinger) qu’on relira, sous des formes guère différentes, dans ses ouvrages de la fin des années 1990. Mais, sur d’autres points importants – la « réforme de la réforme » ou la remise à l’honneur du rite dit tridentin –, il y a bien eu, chez le cardinal Ratzinger, une évolution intellectuelle et spirituelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans un ouvrage paru en 1981, que Christophe Geffroy ne cite pas, celui qui n’est pas encore le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi estimait encore : « on est obligé de qualifier d’irréel l’entêtement à garder le ”missel tridentin”&lt;/span&gt;[1]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le &lt;i&gt;Bref examen critique&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le chapitre 3, consacré à la crise de l’Eglise, est intéressant. Christophe Geffroy cherche à être plus explicatif que descriptif. Néanmoins, pour s’en tenir au descriptif, on contestera l’affirmation : « la crise que l’Eglise traverse depuis le concile Vatican II » (p. 57)&lt;/span&gt;[2]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;. En réalité, la crise de l’Église est antérieure au concile, elle date des années 50 et même, en certains domaines, de l’immédiat après-guerre ; qu’il s’agisse de la chute des vocations, de la crise d’identité du clergé, des expérimentations hasardeuses en matière pastorale, catéchétique ou liturgique. Le concile, comme événement, n’a pas enrayé cette crise polymorphe et, au contraire, a favorisé son développement (je ne parle pas, ici, des documents conciliaires promulgués mais du bouillonnement de paroles, de discours et d’initiatives qui ont précédé, accompagné puis suivi les quatre sessions conciliaires ; ce qu’on pourrait appeler le &lt;i&gt;périconcile&lt;/i&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les chapitres 4 et 5, consacrés à l’histoire de la réforme liturgique et à l’opposition à cette réforme, sont parmi les plus intéressantes de l’ouvrage. Les informations sont nombreuses, précises et honnêtement présentées. On relève, entre autres rappels pertinents :  la nécessité reconnue par Mgr Lefebvre, en 1965, de réformer la messe (p. 109) ; la « messe expérimentale » de 1967 refusée par le synode réuni à Rome (p. 116-117) ; les contradictions de l’instruction de 1969 sur la communion dans la main (p. 119-120) ; le dialogue du Saint-Siège avec Mgr Lefebvre et la FSSPX qui n’a commencé vraiment qu’en 1982 (p. 150) ; la création d’une commission cardinalice sur la messe traditionnelle en 1986 (p. 151), commission dont la composition et l’histoire restent, en partie, encore inconnues aujourd’hui ; la faiblesse de l’argumentation théologique de la FSSPX dans sa critique du CEC et du NOM (p. 183).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les pages sur le &lt;i&gt;Bref examen critique de la nouvelle messe&lt;/i&gt;, présenté à Paul VI par les cardinaux Ottaviani et Bacci en 1969, sont bien informées. À juste titre, C. Geffroy fait remarquer que la supplique n’est pas restée sans effet, puisque l’&lt;i&gt;Institutio generalis&lt;/i&gt; a été modifiée en plusieurs points (notamment le § 7 du ch. II qui donnait une définition de la messe). Il y aura d’autres modifications. À ce jour, il manque une étude exhaustive des différentes modifications intervenues dans le nouveau missel d’une édition typique à l’autre (l’édition typique de 2002 comprise).&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Après la publication du &lt;i&gt;Bref&lt;/i&gt;, Dom Lafond, moine de l’abbaye de Saint-Wandrille, a publié une lettre du cardinal Ottaviani, en date du 17 février 1970, qui disait notamment : « je regrette seulement que l’on ait abusé de mon nom dans un sens que je ne désirais pas, par la publication d’une lettre que j’avais adressée au Saint-Père sans autoriser personne à la publier&lt;/span&gt;[3]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; ». Jean Madiran, témoin et acteur dans cette affaire, a contesté l’authenticité de cette lettre&lt;/span&gt;[4]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C. Geffroy a l’honnêteté de signaler les deux versions de cette controverse. On peut, cependant, ajouter une autre pièce au dossier. Emilio Cavaterra, un des biographes du cardinal Ottaviani, a apporté d’autres lumières sur le &lt;i&gt;Bref&lt;/i&gt;. Il se fonde notamment sur les carnets intimes de l’ancien Préfet du Saint-Office et sur plusieurs témoignages, entre autres, celui du cardinal Siri et celui de Mgr Agustoni, secrétaire d’Ottaviani. Il expose malheureusement trop brièvement l’affaire&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2008/aletheia132_christophe.geffroy.htm#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;[5]&lt;/a&gt;. Le cardinal Bacci n’aurait pas joué un rôle secondaire, comme on le lit souvent&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2008/aletheia132_christophe.geffroy.htm#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;[6]&lt;/a&gt;. La signature du Bref aurait été extorquée au cardinal Ottaviani par « un véritable coup de main » de certains de ses familiers. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’histoire critique du &lt;i&gt;Bref&lt;/i&gt;, de ses origines, de sa rédaction, de sa réception par Paul VI et de ses conséquences reste à écrire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Examinant l’opposition à la réforme liturgique, et les autres motifs d’opposition aux orientations de l’Eglise depuis le concile Vatican II, Christophe Geffroy accorde une large place à la FSSPX. Il raconte son histoire avec un souci de rigueur dans l’information qui est rare. La &lt;i&gt;suspense a divinis&lt;/i&gt; de 1976 puis l’excommunication de 1988 sont les deux moments les plus dramatiques de la résistance lefebvriste. À chaque fois, C. Geffroy fait des rappels utiles (par exemple, les mises en garde de Louis Salleron et du Père abbé de Fontgombault en 1976) qui ne laissent dans l’ombre aucun aspect de la situation et qui exposent les argumentations des uns et des autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Après avoir évoqué longuement, les différents moments du dialogue, à éclipses, de la FSSPX avec Rome, Geffroy porte une appréciation qui sonne juste : « Rome a raison quand elle essaie depuis le jubilé de l’an 2000 d’obtenir d’abord un accord juridique permettant à la Fraternité d’avoir sa place dans l’Eglise ; le reste viendra après progressivement. Car, ne l’oublions pas, il y a une grâce de la communion retrouvée et celle-ci contribue à montrer l’Eglise sous son véritable jour et à faire tomber peu à peu les préventions qui obscurcissent l’intelligence. &lt;i&gt;Le problème avec la Fraternité n’est pas d’abord doctrinal&lt;/i&gt;, quoi qu’elle en dise — même si je ne nie pas, évidemment, qu’il existe un grave contentieux doctrinal —, &lt;i&gt;il est d’abord une question de foi dans l’Eglise&lt;/i&gt;, de peur et donc de manque de confiance » (p. 192-193).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Des vues d’avenir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le dernier chapitre de l’ouvrage est une présentation chronologique des enseignements récents du Magistère sur la liturgie. Sont examinés six documents importants parus entre 2001 et 2007 : de l’instruction sur « l’usage des langues vernaculaires dans l’édition des livres de la liturgie romaine » à l’exhortation apostolique &lt;i&gt;Sacramentum Caritatis&lt;/i&gt; qui fait suite au synode sur l’Eucharistie réuni à Rome à l’automne 2005. Christophe Geffroy a raison d’attirer l’attention sur ces enseignements et instructions du « Magistère récent ». Les catholiques ignorent trop ce qu’enseigne Rome sur ces sujets ; et, généralement, les catholiques traditionnels connaissent mal les interventions de Rome en matière liturgique depuis 1969, y compris les interventions les plus solennelles qu’ont représentées les éditions typiques successives du nouvel Missel (1970, 1975, 2002).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Néanmoins, ne peut-on estimer que dans des temps normaux, dans des temps paisibles, les simples fidèles ne devraient pas avoir à s’intéresser de près aux instructions et directives venues de Rome. Ils feraient confiance à leurs pasteurs immédiats (curé et évêque) pour être guidés sur le chemin de la foi et de la vie chrétienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Christophe Geffroy, « en guise de conclusion », émet, sur une dizaine de pages, des propositions et des suggestions et des opinions qui sont la part la plus personnelle de son ouvrage. Curieusement, il pense que la « réforme de la réforme » voulue par Benoît XVI n’a pas encore commencé (p. 273, p. 275). Au contraire, elle me semble en marche. Soit avec éclat, par le motu proprio du 7 juillet 2007 et par la lettre aux évêques qui l’accompagne, soit par touches successives, avec les initiatives prises par le pape lors de ses célébrations publiques de la messe (agenouillement pour la communion, etc.), initiatives qui sont autant d’enseignements par l’exemple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Plus loin, Christophe Geffroy estime que la « cohabitation » actuelle des deux formes du rite romain n’est pas satisfaisante et devra prendre d’autres formes. Il juge, ainsi, que l’usage exclusif du missel traditionnel concédé par le Saint-Siège à l’Institut du Bon Pasteur en 2006 « crée une ambiguïté détestable » (p. 279). Cette concession à l’IBP pourrait, selon lui, servir de prétexte pour dévaloriser voire mépriser la forme nouvelle du rite romain. C. Geffroy dit aussi avoir « du mal à comprendre le blocage de certains de ces prêtres “traditionnels“ qui refusent toute célébration du nouvel Ordo – donc aussi la concélébration de la messe chrismale avec l’évêque » (p. 281). Il affirme même : « Benoît XVI a explicitement demandé que les prêtres célébrant avec l’ancien missel ne refusent pas de célébrer avec le nouveau » (p. 282, note 1).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Comme l’ont déjà fait remarquer Jean Madiran et Denis Sureau, en promulguant le motu proprio libéralisant la messe selon le rite traditionnel, Benoît XVI n’a pas rendu obligatoire la messe selon le rite ordinaire. Il a demandé que la célébration avec les nouveaux livres ne soit pas exclue « par principe ». Jean Madiran l’a souligné : « Refuser la messe montinienne &lt;i&gt;par principe&lt;/i&gt;, ce serait la refuser comme &lt;i&gt;invalide&lt;/i&gt; ou comme &lt;i&gt;hérétique&lt;/i&gt; ». Ce qui n’est pas le cas, sauf exception. Et, comme l’a écrit Denis Sureau, « le curé célébrant selon la forme ordinaire n’est pas contraint de célébrer dans la forme extraordinaire ; on voit mal pourquoi l’inverse s’imposerait. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La coexistence de deux liturgies de rite romain est une nouveauté dans l’histoire de l’Eglise catholique. Mais il y a des précédents historiques pour d’autres rites, et des précédents qui durent depuis des siècles : le rite byzantin, pour s’en tenir aux Eglises catholiques, s’exprime à travers différentes formes : le rite byzantin-ukrainien, le rite grec-melkite, etc.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C. Geffroy estime encore que la multiplication de paroisses dévolues au seul rite dans sa forme traditionnelle « risquerait de favoriser la tentation du “ghetto“ » (p. 281). Cette crainte me semble infondée. À Paris, il y a eu neuf paroisses dévolues exclusivement à l’un ou l’autre des rites catholiques orientaux. On ne voit pas que les fidèles qui fréquentent ces paroisses de rite oriental aient la sensation d’être dans un « ghetto » ou soient amenés à mépriser les catholiques de rite romain. Au contraire, même, elles ont été attirantes : depuis les années 1970, des fidèles ont déserté leurs paroisses habituelles, où le rite romain était trop bouleversé, pour rejoindre ces paroisses de rite catholique oriental.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On relèvera enfin que C. Geffroy fait des propositions concrètes qui sont de nature « à changer assez profondément l’esprit de la liturgie actuelle [montinienne]» (p. 284-285). Benoît XVI a déjà montré l’exemple sur certains points, et, en France, certains prêtres ont commencé à l’imiter.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Le livre de Christophe Geffroy, malgré les quelques divergences que l’on peut exprimer, est très utile. Il devrait être lu par les évêques français qui, pour nombre d’entre eux, connaissent mal le monde traditionaliste, son histoire, ses divisions et subdivisions. Il devrait être lu aussi par les historiens, y compris par les historiens catholiques du catholicisme contemporain qui, sauf exceptions très rares, lorsqu’ils abordent, la crise de l’Eglise et les résistances qu’elle a suscitées, sont, à l’évidence, mal informés. Il devrait être lu, enfin, par les catholiques traditionnels eux-mêmes qui, parfois, connaissent mal ce qu’a fait Rome, ce qu’a dit Rome et les raisons des divisions et des séparations qui ont affecté leur propre histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;----------&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Card. Joseph Ratzinger, « Peut-on modifier la liturgie ?  Réponses à des interrogations », dans le volume collectif &lt;i&gt;L’Eucharistie, pain rompu pour un monde nouveau&lt;/i&gt;, Fayard, 1981, p. 167.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Page 21, C. Geffroy avait déjà écrit : « la crise qui s’est manifestée au grand jour après le concile ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Lettre publiée dans &lt;i&gt;la Documentation catholique&lt;/i&gt;, le 5 avril 1970, p. 343.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Supplément au n° 142 d’&lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt;, avril 1970, et encore dans &lt;i&gt;Présent&lt;/i&gt;  du 16 octobre 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Emilio Cavaterra, &lt;i&gt;Il Prefetto del Sant’ Offizio. Le opere e i giorni del cardinale Ottaviani&lt;/i&gt;, Milan, Mursia, 1990, p. 95 et p. 117-118.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Mais Cavaterra semble ignorer et le P. Guérard des Lauriers et Cristina Campo et les autres rédacteurs du &lt;i&gt;Bref&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1759474109267754939?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1759474109267754939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1759474109267754939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/10/aletheia-n132-christophe-geffroy-benoit.html' title='[Aletheia n°132] Christophe Geffroy : Benoît XVI et « la paix liturgique » - une étude documenté et militante'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-7869089721813502884</id><published>2008-09-19T08:03:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.070+01:00</updated><title type='text'>[Alétheia n°131] Entretien avec l'abbé Paul Aulagnier</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°131 - 18 septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Après la visite historique de Benoît XVI aux catholiques de France, plutôt que d’ajouter mon commentaire à ceux déjà publiés, je crois utile de publier le témoignage d’une des figures historiques du traditionalisme français. Non pas seulement son témoignage sur Benoît XVI, mais son témoignage sur l’évolution de l’Eglise durant ces dernières décennies et sur le retour de la Tradition.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;L’abbé Paul Aulagnier a été le premier prêtre français ordonné par Mgr Lefebvre. Il a été pendant trois ans professeur et sous-directeur au séminaire d’Ecône. Puis, de 1976 à 1994, il a été supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Durant ces dix-huit années, il a fondé un nombre considérable de prieurés, de chapelles et d’écoles, une revue et une maison d’édition. Pendant cette période, et jusqu’en 2002, il fut Assistant général de la FSSPX. Quand les traditionalistes brésiliens, autour de Mgr Rangel, se sont réconciliés avec le Saint-Siège et ont obtenu, par les Accords de Campos (2002), la création d’une Administration apostolique personnelle, l’abbé Aulagnier a pensé que la FSSPX devait suivre la même voie. La FSSPX, en ses instances dirigeantes, était – et reste – opposée à un accord avec Rome.&lt;br /&gt;L’abbé Aulagnier a donc été exclu de la FSSPX. Avec d’autres prêtres issus de cette même Fraternité sacerdotale (l’abbé Philippe Laguérie, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, l’abbé Christophe Héry), il a été alors un des fondateurs de l’Institut du Bon Pasteur qui s’attache à la célébration exclusive de la liturgie traditionnelle. Cet Institut a été reconnu par le Saint-Siège le 8 septembre 2006.En février dernier, par une convention passée entre le diocèse de Versailles et l’Institut du Bon Pasteur, l’abbé Aulagnier a reçu mission de célébrer la messe et les autres sacrements à Rolleboise.&lt;br /&gt;On lira les réponses de M. l’abbé Aulagnier à la fois comme un témoignage et comme une prise de position.&lt;br /&gt;Y.C.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr Lefebvre avait demandé à Paul VI puis à Jean-Paul II : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ». Peut-on dire que les Accords de Campos, la création de l’IBP, le motu proprio du 07.07.2007 et la convention signée pour Rolleboise sont autant de réponses à cette demande ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Je pense que l’on peut répondre par l’affirmative, mais en donnant des précisions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr Lefebvre, de fait, a toujours demandé, d’une manière pressente, aux autorités romaines : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ». Après le Concile du Vatican II, toutes les expériences sont permises, tolérées, par la hiérarchie tant en matière liturgique, qu’en matière pastorale, tant dans le domaine de l’enseignement catéchétique que dans le domaine social et politique … Le succès de ces expériences est loin d’être probant. Les églises se vident. Les séminaristes quittent les séminaires, ceux qui y restent abandonnent leur « froque », sont en quête de nouveautés. Il faut rejeter toutes les « traditions ». J’ai connu cela au Séminaire français de Rome … dans les années 1964-1968.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans cette situation tout à fait révolutionnaire, Mgr Lefebvre, sollicité par quelques jeunes étudiants et surtout préoccupé lui-même par la crise sacerdotale, organise, dès 1969, un séminaire à Fribourg puis à Ecône, dans le Valais en Suisse. C’est, alors, immédiatement,  - on peut y voir la main de la Providence -,  un franc succès… à l’échelle mondiale. Les vocations viennent de tous les continents. Là, le sacerdoce est aimé. La sainte liturgie antique aussi. On ne veut que celle-là ! Des maisons sont créées, des écoles catholiques s’ouvrent. Aussi, fort de ce succès, Mgr Lefebvre lance aux autorités de l’Eglise : « Laissez-nous donc faire l’expérience de la Tradition. Laissez-nous la liturgie antique de l’Eglise ».  Pour l’heure, il n’en est pas question. On cherche plutôt à la supprimer indûment. S’y sont plus particulièrement employés ses ex-confrères du séminaire français, des années 1925, comme le cardinal Garonne, le cardinal Villot (rien moins que Secrétaire d’Etat), pour ne citer que les plus connus. Et lorsque Mgr Lefebvre, à cette époque, demande « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition », c’est dans cette atmosphère très conflictuelle. Rome n’envisage nullement de laisser faire cette expérience dans le cadre juridique précis d’une œuvre sacerdotale, la FSSPX. Non ! Rome veut supprimer ce qui  apparaît comme un obstacle à l’ « aggiornamento conciliaire ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais le temps passe, les hommes aussi. La révolution conciliaire montre chaque jour d’avantage son échec … Rome commence à poser un regard nouveau sur le problème de la réforme liturgique, sur le  problème de la messe. Nous sommes en 1988, juste après les sacres faits par Mgr Lefebvre sans l’autorisation romaine. Cette abolition de la messe dite de Saint Pie V, raison essentielle du combat de Mgr Lefebvre, retient enfin l’intelligence des prélats. Le cardinal Ratzinger, soutenu par le cardinal Stickler, aujourd’hui décédé, montre, dans plusieurs ouvrages, que cette interdiction est injuste, anti-canonique, qu’il faut faire droit à la demande des « traditionalistes ». En même temps, les œuvres sacerdotales de ce « courant traditionaliste » deviennent plus stables, plus fortes. On peut alors envisager de leur donner une structure juridique dans le sein de l’Eglise en faisant droit à leur légitime demande en matière liturgique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’année jubilaire arrive. Nous sommes en l’an 2000.  Rome, à cette occasion, reprend contact avec les pères de Campos au Brésil, avec les évêques de la FSSPX. Ces derniers ne suivront pas, malheureusement. Mais  l’union des cœurs et des intelligences peut se faire avec les pères de Campos et sur la liturgie et sur l’interprétation du Concile. Rome leur concède une forme canonique que je considère comme formidable. Elle leur laisse toute liberté en matière de gouvernement, d’apostolat et de liturgie, par l’octroi d’une Administration Apostolique. À l’intérieur de cette Administration, tous les prêtres peuvent faire réellement «  l’expérience de la Tradition », comme Mgr de Castro Mayer le souhaitait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais vous pouvez voir la différence entre la demande de Mgr Lefebvre en 1969 et la réponse de Rome en 2002, date de la réconciliation des pères de Campos avec Rome.  Cette expérience se fait dans un cadre légal, dans une situation apaisée. Et c’est ainsi que toutes les communautés « traditionalistes », la FSSP, l’Institut du Christ Roi, la communauté de Chemeré-le-Roi, la monastère de Dom Gérard … obtiennent,  à des temps historiques différents et d’une manière différente, et un statut canonique et le droit légitime à l’usage de tous les sacrements dans leur forme ancienne. « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition », le « slogan » de Mgr Lefebvre, hier, devient pour beaucoup une réalité. Il a fallu attendre près de quarante ans pour obtenir cela. Grâce à la détermination de Mgr Lefebvre. Il faudra bien qu’il soit un jour sur les autels … C’est aussi ce qu’a obtenu, en 2006, l’Institut du Bon Pasteur : l’usage exclusif de la messe tridentine ... À nous aussi est donnée cette liberté … encore que notre liberté d’action soit bien moins grande que celle des pères de Campos dans leur Administration Apostolique. Car autre est une Administration Apostolique,  autre un simple Institut de droit pontifical. Nos implantations - mais non point notre droit à la liturgie « ancienne », la nuance est capitale  -  sont dépendantes de l’autorité de l’ordinaire du lieu, l’évêque, alors qu’il suffit à l’autorité d’une Administration Apostolique d’avertir l’évêque résidant d’une nouvelle création ou fondation …Vous pouvez mesurer la différence. C’est ce qu’on appelle l’exemption. Pour moi, cette structure  est essentielle au retour de l’ordre ecclésial. Peu d’évêques pensent ainsi… Mais c’est à cette seule condition que l’expression de Mgr Lefebvre  « laissez-nous faire l’expérience de la Tradition » prendra toute sa valeur et sa portée. Voilà ce que Mgr Fellay devrait demander à Rome. C’est bien plus important que de vouloir débattre sur la doctrine, comme il semble toujours le vouloir. Dans une « guerre », occuper le terrain est plus important que « palabrer ». Ne croyez-vous pas que la réforme de Cluny triompha grâce à l’exemption des moines vis-à-vis  des évêques résidants ? Vous qui êtes historien, vous pourriez, je pense, le confirmer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Et c’est alors que, comme pour couronner ces trente-six années de combat et de conflit liturgique, Benoît XVI publie, le 7 juillet 2007, le Motu Proprio Summorum Pontificum reconnaissant le droit et la légitimité de la célébration du rite tridentin dans l’Eglise, pour chaque prêtre, sans autre autorisation particulière à demander. Il donne la paix à l’Eglise en matière liturgique et demande aux évêques : « laissez donc faire l’expérience de la Tradition » même pour vos prêtres diocésains.  Il faudra certainement du temps pour que les choses se fassent ainsi, mais le principe est affirmé. C’est l’essentiel. Le reste est de l’accidentel. J’attends avec beaucoup d’impatience le jour où Benoît XVI, lui-même, à Rome, « ad caput », célébrera cette messe dans ce rite. Cela viendra bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;À Rolleboise, avec le titre de vice-chapelain, vous avez pour mission de « célébrer une messe dominicale et la messe quotidienne selon le missel extraordinaire », de célébrer les autres sacrements et d’enseigner le catéchisme. Le village compte 400 habitants. Qui vient à cette messe dominicale ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Répondre à cette question m’oblige à faire allusion à un petit drame. Les gens qui viennent à Rolleboise, vivre de cette messe tridentine, écouter les sermons, suivre les catéchismes… sont pour la plupart, du moins à l’origine, des fidèles de la FSSPX qui allaient tout près de là, en l’église d’un petit village, près de Mantes-la-Jolie, à Jouy Mautvoisin. Cette église a été pendant de longues années desservie par les prêtres du prieuré Saint-Jean, de la FSSPX.  Le diocèse l’ayant quasiment abandonnée, un groupe de fidèles catholiques, organisé en association loi 1901, avec l’aide substantielle de la municipalité, la restaure. Ils avaient, dès lors, la libre gestion et de l’église et de l’association. Ils en assuraient la présidence. Mais ils ne souhaitaient qu’une chose : voir les prêtres de la FSSPX continuer leur  ministère. Malheureusement, en mal d’autorité, le prieur voulut, un jour, prendre la présidence. Il s’y est mal pris. Ses supérieurs n’ont pas dû voir le danger. Ce fut le conflit. Une procédure s’en suivit, diligentée,  tenez-vous bien,   par le prieur. Il obtint gain de cause. Certains fidèles bien  légitimement, ceux qui assuraient l’administration de l’association, se sont retirés. Ils se sont réfugiés dans une grange, chez une personne amie. M l’abbé de Tanouärn de l’IBP les a pris en pitié. J’ai proposé mes services. Le Motu Proprio est arrivé. D’autres fidèles de la région de Bonnières, toute proche, les rejoignent. Ils entretiennent de bons contacts avec leur curé. Mes relations avec Mgr Aumonier  - je le connais depuis 1964 au séminaire français -  permirent de trouver rapidement une solution. Une convention est signée entre le diocèse de Versailles et l’Institut du Bon Pasteur. La convention a été signée le premier dimanche de l’Avent 2008 jusqu’à la fin août. Elle vient d’être renouvelée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous n’êtes donc pas tenu de célébrer la nouvelle messe ni de concélébrer ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Je ne suis tenu ni à célébrer la nouvelle messe, ni à concélébrer. Je le refuserais du reste. Je veux bien, par contre, assister à la messe chrismale pour montrer l’unité du « presbyterium » autour de l’évêque. En matière liturgique, je reste en effet toujours attaché à la position de Mgr Lefebvre et à la position du cardinal Ottaviani exprimée dans sa lettre de présentation à Paul VI du Bref examen critique : « Toujours les sujets, pour le bien desquels est faite la loi, ont eu le droit et plus que le droit, le devoir, si la loi se révèle tout au contraire nocive, de demander au législateur, avec une confiance filiale, son abrogation. C’est pourquoi nous supplions instamment Votre Sainteté de ne pas vouloir que – dans un moment où la pureté de la foi et l’unité de l’Eglise souffrent de si cruelles lacérations et des périls toujours plus grands, qui trouvent chaque jour un écho affligé dans les paroles du Père commun – nous soit enlevée la possibilité de continuer à recourir à l’intègre et fécond Missel romain de saint Pie V, si hautement loué par Votre Sainteté et si profondément vénéré et aimé du monde catholique tout entier ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Ce n'est pas au moment où le droit à l’usage de la messe «  tridentine » est enfin légalement reconnu que je vais célébrer la nouvelle messe. Elle reste, pour moi, toujours équivoque. Elle favorise toujours l’hérésie protestante. Tant qu’elle sera célébrée « telle qu’elle » dans l’Eglise, il est vain d’espérer une restauration du sacerdoce, il est vain  d’espérer, malgré tous les appels, les prières, un retour de la jeunesse dans les séminaires. Pour monter « à l’autel de Dieu », il faut un idéal fort, il faut une compréhension du vrai sacerdoce catholique. Il faut que soit rappelée la distinction essentielle entre le sacerdoce des fidèles et le sacerdoce hiérarchique. Or le rite nouveau, ce rite « moderne » pour s’exprimer comme Mgr Gamber, - expression que j’aurais préféré rencontrer dans le § 1 du Motu Proprio de Benoît XVI - entretient toujours la confusion du sacerdoce des fidèles d’avec le sacerdoce ministériel. Il faut une réelle confession de la sainte Eucharistie, du saint sacrifice propitiatoire de la Croix, renouvelé sur l’autel. Ce sacrifice, son actualité, est la raison du prêtre. C’est pourquoi il faut nécessairement procéder à la « réforme de la  réforme ».  Cette idée est celle de Benoît XVI. Il en a très souvent parlé alors qu’il était encore cardinal. Je prie pour que la Providence lui laisse le temps de mener à bien cette œuvre. Il s’y emploie par petites touches successives mais certaines : la restauration du latin, la célébration face à l’Orient, ou du moins face à la croix, la communion sur les lèvres, à genoux, par les mains du prêtre… Tout cela est important et montre le chemin à suivre... Voilà aussi une des raisons du retour de la messe tridentine dans l’Eglise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous participez, néanmoins, aux réunions du doyenné comme le prévoit la convention. Comment le clergé du diocèse a-t-il accueilli l’ « expérience » de Rolleboise ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Je dois participer en effet, aux différentes réunions des prêtres du diocèse. Je suis, de fait, invité à participer aux réunions du doyenné. Elles sont régulières. Le doyen est très « ouvert ». Mais certains de ses confrères sont plus « craintifs » et lui ont demandé d’aller doucement. Alors, pour l’instant, je suis invité à prendre part seulement au repas… Certains, me dit-on, seraient gênés, pour les discussions, par ma présence… Alors tel prêtre du doyenné m’invite à sa table pour faire meilleure connaissance. Je ne fus invité, pour l’instant qu’une fois…  Je pense qu’il faut aller doucement. C’est «  eux » qui sont un peu craintifs. Moi, je suis prêt à participer à toutes leurs réunions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si donc les contacts avec les prêtres du doyenné sont encore timides, par contre, j’ai les meilleures relations avec mon « chapelain », le curé de Bonnières. Il est très délicat, attentif, respectueux de notre communauté, désireux de répondre positivement à nos demandes légitimes.  Lorsqu’il vient dire la messe, dans le cadre de la convention, en tant que chapelain, il ne célèbre que la messe tridentine. Il la dit mieux que moi. Il faut dire qu’il passa quatre ans au séminaire d’Ecône…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr Aumonier m’a très gentiment reçu dans son diocèse. Nous sommes de « vieux » amis du Séminaire français. Des amis intimes…Nous étions, à l’époque, très proches sur bien des  points. Il a un peu évolué… Je lui ai demandé dernièrement s’il voulait bien me donner le titre plein et entier de chapelain. J’ai argumenté en utilisant le droit canon… Par l’intermédiaire de son vicaire épiscopal, il m’a fait savoir qu’il préférait le statu quo… ce statut canonique devant régler un autre problème sur son diocèse. Je m’en contente donc d’autant plus que le curé de Bonnières est intelligent et agit avec beaucoup de délicatesse… Mais on peut dire que ce ne sont pas, malgré tout, « les grands amours ». On sent qu’ils craignent un  peu. Ce n’est pas encore demain que les instituts sacerdotaux dépendant de la Commission Ecclesia Dei auront des « paroisses personnelles » avec le droit strict et exclusif de la messe tridentine. Je crois réellement qu’il faut patienter… Toutefois le mouvement vers le retour à la messe tridentine est aujourd’hui inéluctable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quel regard portez-vous sur la situation actuelle de la FSSPX et la position de ses responsables (je pense aux récentes déclarations de Mgr Fellay et de Mgr Tissier de Mallerais) ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Je trouve mes confrères très durs, trop durs. Il est tant qu’ils « normalisent » leur situation avec Rome. Je pense que le grand succès de la visite du Pape à Paris les fera réfléchir. Ils ne peuvent pas se maintenir en marge de ce grand courant ; ils ne peuvent pas s’isoler. Ce serait terrible. Ils trahiraient Mgr Lefebvre et tout son combat qui est un combat d’Eglise, pour l’Eglise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les évêques de la FSSPX, auxquels je reste attaché, me paraissent trop catégoriques. Les déclarations de Mgr Tissier de Mallerais au magazine américain The Angelus sont  manifestement excessives. Elles viennent d’être repris dans le dernier numéro de Fideliter. Et tout ce qui est excessif est sans valeur. Le discours de Mgr Fellay, à Saint Malo, le 15 août denier, est également trop brutal. L’un et l’autre attaquent de front. Mgr Lefebvre n’agissait pas ainsi. Il défendait une tradition, la tradition catholique, Il défendait la doctrine catholique, la sainte messe, la sainte liturgie. Il rappelait la doctrine du catéchisme, il rappelait l’enseignement du Christ-Roi en citant les encycliques de Léon XIII, de saint Pie X, de Pie XI, de Pie XII. C’était l’enseignement qu’il donnait aux séminaristes. Il ne s’agissait pas d’attaques personnelles contre les papes. Là, Mgr Tissier de Mallerais et Mgr Fellay sont  redoutables. Pour l’un, Benoît XVI est le pire des modernistes, pour l’autre, le pire des libéraux. Un peu de mesure ! Tout de même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Nous n’avons rien entendu de tel ni dans le discours du Pape aux Bernardins, ni dans son  discours devant la foule immense réunie aux Invalides. Aux Bernardins, il a fait l’apologie de la civilisation chrétienne, œuvre essentiellement bénédictine. Son insistance sur le « quaerere Deum » fut particulièrement heureuse et sa conclusion sur l’ « objectivité » de cette recherche de Dieu et sa nécessité montre la légèreté de la critique de Mgr Tissier de Mallerais. Le « subjectivisme », caractéristique du modernisme, n’est pas du côté que l’on croit ! Aux Invalides, sa présentation du sacerdoce, de la messe, de la présence réelle, du chant grégorien, son appel à la vocation sacerdotale à ces milliers de jeunes auraient plu à Mgr Lefebvre. Pourquoi continuer à se « braquer » ? Pourquoi ne pas s’ouvrir un peu ? Pourquoi ne pas remarquer le changement ? Est-ce par fidélité ? Elle serait mal comprise ! J’aurais envie de leur dire : Ne faites pas du « lefébvrisme ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La FSSPX parlait jadis de son « ministère de suppléance ». Désormais, dans le bulletin de Saint-Nicolas de Chardonnet par exemple, est employée l’expression de « ministère critique ». Qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Je trouve cette expression particulièrement malheureuse et surtout grave. On s’éloigne ainsi de la pensée de Mgr Lefebvre et de son mode d’agir. Comme je vous l’ai dit, tout à l’heure, Mgr Lefebvre ne voulait donner de leçons à personne. Dans cette agitation conciliaire, une vraie révolution, Mgr Lefebvre voulait garder un trésor, le trésor de l’Eglise. Il agissait en évêque, en vrai confesseur de la foi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Face à la destruction du sacerdoce, il rappelait la doctrine sacerdotale. Il la puisait dans les encycliques de saint Pie X, dans la vie du Curé d’Ars, dans les œuvres et les auteurs de l’Ecole française, dans les ouvrages de M. Olier, du cardinal de Bérulle. Un des « disciples » de Mgr Lefebvre, M. l’abbé Troadec, a eu le mérite de réunir un ensemble de textes de Mgr Lefebvre sur ce sujet. Et c’est très bon. Dans aucune de ces pages, que j’ai lues pendant ces vacances, Mgr Lefebvre n’usurpe « un ministère », un «  ministère critique ». Mgr Lefebvre n’exerce aucune  censure. Il enseigne. Il édifie. Il construit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Face à la diminution grave du clergé, il construit concrètement, réellement, des séminaires. Il parcourt la France, le monde entier. Sa parole, sa doctrine, sa douceur, sa personnalité attirent la jeunesse. Un peu comme Benoît XVI ! Il se serait confiné en « critiques », il n’aurait pas rempli le moindre séminaire…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Face à la révolution libérale, au relativisme qui conduit la jeunesse vers un nihilisme destructeur, il rappelle, là aussi, la doctrine catholique, l’absolu de la doctrine catholique, l’absolu de l’appel du Christ et de sa Loi. Les discours actuels du Pape Benoît XVI lui ressemblent beaucoup. Il n’y a là rien de négatif, rien de pessimiste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Vraiment l’expression est malheureuse. Ce n’est pas avoir connu Mgr Lefebvre, ni l’avoir entendu que de parler, pour lui et son œuvre, de « ministère critique ». Mgr Lefebvre était essentiellement joyeux, positif. Un vrai bâtisseur comme le fut Mgr Lefebvre toute sa vie, tant en Afrique qu’en Europe, conjugue les vertus de prudence, d’espérance et de force. Voilà mon point de vue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Propos recueillis par Yves Chiron&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-7869089721813502884?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/7869089721813502884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/7869089721813502884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/09/aletheia-n131-entretien-avec-l-paul.html' title='[Alétheia n°131] Entretien avec l&amp;#39;abbé Paul Aulagnier'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-654000387076892848</id><published>2008-08-27T00:34:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:11.634+01:00</updated><title type='text'>[Alethéia n°130] "Frère Roger est formellement catholique" - Le cardinal Kasper ne le dit plus</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       jour des obsèques de Jean-Paul II, le cardinal Ratzinger avait donné la       communion catholique à Frère Roger, déjà très affaibli. L’image       avait stupéfait les journalistes présents – j’en ai eu des témoignages       directs – parce que tout le monde croyait le fondateur de Taizé encore       protestant.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Plusieurs       des cardinaux présents avaient été étonnés d’une telle communion       catholique. Interrogé après la cérémonie par le cardinal Barbarin,       archevêque de Lyon, le cardinal Kasper, en charge de l’œcuménisme à       Rome, avait répondu : « Frère Roger est formellement       catholique ». L’expression m’avait été rapportée par Mgr Séguy,       ancien évêque d’Autun. Elle m’a été confirmée par un des intéressés,       le cardinal Barbarin, dans une lettre.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La       communion catholique de Frère Roger n’avait pas étonné Mgr Séguy       puisque c’est son prédécesseur, Mgr Le Bourgeois, qui avait donné,       pour la première fois, la communion catholique à Frère Roger en 1972.       Cette communion, le fondateur de Taizé l’a reçue ensuite de manière       continue, jusqu’à sa mort, et n’a plus communié à la cène       protestante qui continuait à être célébrée à Taizé en parallèle à       la messe catholique.                &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais       cette communion catholique de Frère Roger restait inconnue de nombre de       catholiques, de nombre de cardinaux, de nombre d’évêques. La preuve :       la demande étonnée du cardinal Barbarin en 2005.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quand,       il y a deux ans, j’ai évoqué la « conversion » de Frère       Roger dans &lt;i&gt;Aletheia &lt;/i&gt;– article relayé par &lt;i&gt;le Monde &lt;/i&gt;–, la       tempête médiatique a été considérable (des centaines d’articles en       France et à l’étranger). Taizé a opposé un démenti, un évêque a       cru nécessaire de faire une déclaration (plutôt méprisante à mon       encontre).              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La       biographie de Frère Roger que j’ai publiée, il y a quelques mois&lt;/span&gt;[1]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;,       a approfondi la question en apportant des éléments dont certains étaient       inédits : son grand-père séminariste catholique avant de passer à       l’Eglise vieille-catholique puis à l’Eglise réformée ; sa       confession habituelle à un prêtre catholique depuis la fin des années       50 ; son approfondissement continu du mystère de l’Eucharistie       catholique ; sa communion exclusivement catholique à partir de 1972 ;       sa reconnaissance, à partir de la même époque, de la nécessité du       « ministère d’unité » du Pape.               &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Taizé       a ignoré ce livre. &lt;i&gt;La Croix &lt;/i&gt; l’a       censuré. En revanche de nombreux bulletins diocésains, de nombreux sites       internet diocésains, les réseaux de librairies catholiques, plusieurs       titres de la presse protestante, une partie de la presse catholique       l’ont accueilli favorablement.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;i&gt;L’Osservatore       romano&lt;/i&gt;,       dirigé désormais par l’historien italien Giovanni Maria Vian, publie       un long entretien avec le cardinal Kasper sous le titre : « Roger       Schutz, le moine symbole de l’œcuménisme spirituel »&lt;/span&gt;[2]&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;.              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       cardinal Kasper rappelle ses liens étroits avec Frère Roger. Il rappelle       qu’il a « présidé la liturgie de ses obsèques dans la grande église       de la réconciliation à Taizé ». Le journaliste interroge le       cardinal : « Que penser de l’expression selon laquelle Frère       Roger serait devenu “formellement“ catholique ? ».              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       journaliste, qui connaît bien son sujet, fait clairement référence à       la réponse donnée le jour des obsèques de Jean-Paul II. Cette fois, le       cardinal Kasper répond plus longuement. Pour ne pas trahir la pensée du       président du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens,       voici le passage en son entier :              &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Au       fil des années, la foi du prieur de Taizé s’est progressivement       enrichie du patrimoine de foi de l’Eglise catholique. Selon son propre témoignage,       c’est bien en référence au mystère de la foi catholique qu’il       comprenait certaines données de la foi, comme le rôle de la Vierge Marie       dans l’histoire du salut, la présence réelle du Christ dans les dons       eucharistiques et le ministère apostolique dans l’Eglise, y compris le       ministère d’unité exercé par l’Evêque de Rome. En réponse, l’Eglise       catholique avait accepté qu’il communie à l’eucharistie, comme il le       faisait chaque matin dans la grande église de Taizé. Frère Roger a reçu       également la communion à plusieurs reprises des mains du Pape Jean-Paul       II, qui s’était lié d’amitié avec lui depuis le temps du Concile       Vatican II et qui connaissait bien son cheminement dans la foi catholique.       En ce sens, il n’y avait rien de secret ou de caché dans l’attitude       de l’Eglise catholique, ni à Taizé ni à Rome. Au moment des funérailles       du Pape Jean-Paul II, le Cardinal Ratzinger n’a fait que répéter ce       qui se faisait déjà avant lui dans la Basilique Saint-Pierre, du temps       du défunt Pape. Il n’y avait rien de nouveau ou de prémédité dans le       geste du Cardinal.              &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans       une allocution au Pape Jean-Paul II, dans la Basilique Saint-Pierre, lors       de la rencontre européenne de jeunes à Rome en 1980, le prieur de Taizé       décrivit son propre cheminement et son identité de chrétien par ces       mots : « J’ai trouvé ma propre identité de chrétien en réconciliant       en moi-même la foi de mes origines avec le mystère de la foi catholique,       sans rupture de communion avec quiconque ». En effet, frère Roger       n’avait jamais voulu rompre « avec quiconque », pour des motifs qui étaient       essentiellement liés à son propre désir d’union et à la vocation œcuménique       de la communauté de Taizé. Pour cette raison, il préférait ne pas       employer certains termes comme « conversion » ou adhésion « formelle       » pour qualifier sa communion avec l’Eglise catholique. Dans sa       conscience, il était entré dans le mystère de la foi catholique comme       quelqu’un qui grandit, sans devoir « abandonner» ou « rompre » avec       ce qu’il avait reçu et vécu avant. On pourrait discuter longuement du       sens de certains termes théologiques ou canoniques. Par respect du       cheminement dans la foi de frère Roger, toutefois, il serait préférable       de ne pas appliquer à son sujet des catégories qu’il jugeait lui-même       inappropriées à son expérience et que d’ailleurs l’Eglise       catholique n’a jamais voulu lui imposer. Là encore, les paroles de frère       Roger lui-même devraient nous suffire.              &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On       ajoutera, justement, une parole de Frère Roger. Lors d’une commémoration       à Cluny (proche de Taizé), le Père Abbé d’une abbaye bénédictine       bien connue avait interrogé frère Roger : « Combien y a-t-il       de frères catholiques dans votre communauté ? ». Le fondateur       de Taizé avait répondu : « Nous sommes tous catholiques, à       part un ou deux vieux frères protestants ».               &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C’est       le Père Abbé qui m’a rapporté cette réponse. Taizé refuse le mot de       « conversion », le cardinal Kasper aussi. Mais le qualificatif       « catholique » doit-il être refusé aussi et fait-il partie       de ces « catégories inappropriées » dont parle le cardinal       Kasper?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[1] &lt;i&gt;Frère Roger. Le fondateur de Taizé&lt;/i&gt;, Perrin, 416 pages. En           librairie ou 20 euros franco auprès d’&lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[2] On trouve aussi le texte intégral de l’entretien sur l’excellent           site de Sandro Magister www.chiesa.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-654000387076892848?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/654000387076892848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/654000387076892848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/08/aletheia-n130-roger-est-formellement.html' title='[Alethéia n°130] &amp;quot;Frère Roger est formellement catholique&amp;quot; - Le cardinal Kasper ne le dit plus'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-5519405454025213283</id><published>2008-08-05T18:54:00.001+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.168+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°129] Une interview de Mgr Tissier de Mallerais</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais a répondu aux questions de la revue américaine &lt;i&gt;The Angelus&lt;/i&gt;. Il est utile de faire connaître intégralement ses déclarations aux lecteurs francophones. La traduction publiée ici est parue sur internet. Je l’ai retouchée en quelques endroits d’après l’original américain.&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Après 20 ans d'épiscopat, que pensez-vous de l'état de l'Eglise?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Jean-Paul II n'a rien fait pour reconstruire la Foi. La grande apostasie s'est amplifiée, la jeunesse est presque entièrement perdue dans l'impureté et dans les drogues. La liberté religieuse et les droits de l'Homme ont complètement détruit la royauté sociale du Christ. Nous vivons la grande apostasie dont parle saint Paul aux Thessaloniciens : “&lt;i&gt;venerit discessio primum&lt;/i&gt;” (II Thess. 2,3).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quelque chose a-t-il changé dans la Fraternité&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt; ? Et si oui : quoi?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: De quelle société parlez-vous ? De la Fraternité Saint Pie X ? Bien sûr, la Fraternité a grandi, Dieu merci, passant de 150 à 450 prêtres ; le nombre de frères a doublé. Peu de nouveaux prieurés ; il vaut mieux consolider la vie en commun des prêtres ! Mais beaucoup de nouvelles missions, partout. Pas beaucoup de nouveaux pays, ce n'est pas nécessaire. Nous devons nous développer là où nous avons débuté. C’est suffisant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Combien de pays avez-vous visités depuis votre sacre ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: À peu près tous les pays dans lesquels nos prêtres travaillent, sauf le Japon et la Corée. Combien cela fait-il ? Sans doute plus de 30 ou 40.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Qu'est-ce qui vous a impressionné chez les fidèles, quand vous voyagez pour confirmer ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Le grand nombre de familles nombreuses, bien sûr. Parfois plus de 10 enfants - c'est merveilleux ! C'est l'effet de la Grâce du Saint Sacrifice de la messe. Et, cela va avec, les nombreuses écoles de garçons ou de filles ouvertes, des écoles primaires à proximité de nos prieurés dans beaucoup d'endroits. Une église, un prieuré, une école : c'est maintenant l'unité normale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Qu'aurait-il pu se passer sans les sacres ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Nous serions morts : des prêtres âgés, seulement des prêtres âgés, des Frères âgés, des Sœurs âgées, des séminaires vides et morts ; et pas de Fraternité Saint-Pierre ni tout le reste. La tradition serait morte. Les sacres d'évêques ont été un "acte sauveur" [en français dans le texte]. L'"opération survie" a été un succès complet, grâce à Dieu et grâce à l'acte héroïque de Mgr Lefebvre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : La situation avec Rome est-elle plus encourageante vingt ans après ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Non, rien n'a changé. À part le motu proprio du 7 juillet 2007, qui est un miracle inattendu, et qui change radicalement la pratique du Saint-Siège vis-à-vis de la messe traditionnelle. Mais en pratique, peu de prêtres reviennent à la Tradition. Seuls de jeunes prêtres, quelques-uns parmi eux, sont intéressés. Mais pour ce qui est de la liberté religieuse, des droits de l'Homme, de l'intérêt que Rome porte à notre travail : rien n'a changé - &lt;i&gt;induratio cordium &lt;/i&gt;! Un endurcissement des cœurs, un aveuglement des esprits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Que voudriez-vous dire à ceux qui prédisaient, en 1988, que la Fraternité Saint Pie X  créait une Eglise parallèle ? L'histoire ne leur a-t-elle pas donné tort?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Je vous réponds : où est l'Eglise, mes chers ? Reconnaissez l'arbre à ses fruits. Là où sont les fruits, là est l'Eglise. Je ne veux pas dire que l'Eglise se réduit à la Fraternité, mais que son cœur est dans la Fraternité. La vraie Foi, l'enseignement vrai, les sacrements non abâtardis (&lt;i&gt;the non-bastard sacraments&lt;/i&gt;) : tout cela est dans la Fraternité. Partout ailleurs, il y a un mélange plein de compromis à cause du libéralisme et de la faiblesse d'esprit. L'Eglise parallèle, c'est la néo-Eglise de Vatican II : son esprit, sa nouvelle religion ou non-religion (&lt;i&gt;her new-religion or no-religion&lt;/i&gt;). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel est le développement le plus important des vingt dernières années ? La mort de Monseigneur &lt;/i&gt;[Mgr Lefebvre]&lt;i&gt; ? L'élection de Benoît XVI ? Le Motu Proprio ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: La réponse, c'est notre persévérance, notre existence. La continuation miraculeuse de la Tradition. Les sacres d'évêques étaient un simple moyen pour tendre à ce but. Non, la mort de Mgr Lefebvre, l'élection de Benoît XVI, et ce genre de choses, ne sont pas des événements d’importance. Vraiment, il ne s'est rien passé d'important depuis vingt ans, à part le miracle de la survie de la Tradition.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Beaucoup de catholiques qui s'étaient d'abord battus aux côtés de Monseigneur, il y a des années, sont maintenant enclins à unir leurs forces avec Rome qui semble plus conservatrice, en s'alliant à des instituts dont le statut canonique est plus "régulier" au sein de l'Eglise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Oui, il y a eu beaucoup de pertes. À cause du manque de principes, de l'infidélité au combat de la Fraternité, de la recherche de compromis, de l’aspiration à la paix, du désir d'une victoire avant le temps que Dieu à prévu. Ces pauvres gens (des prêtres, des religieux, des laïcs) sont des libéraux et des pragmatiques. Ils sont séduits par les sourires des gens du Vatican, je veux dire des prélats de la Curie. Ce sont des gens qui étaient fatigués du long, long combat pour la Foi : "Quarante ans, c'est assez !". Mais ce combat durera encore trente ans. Donc : ne cessez pas, ne cherchez pas de "réconciliation,", mais combattez !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel est votre souvenir le plus marquant de Monseigneur ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Le 13 octobre 1969, quand il nous a accueilli au 106, route de Marly, à Fribourg, en Suisse, il était seul et recevait 9 séminaristes dans deux appartements qu'il louait aux Salésiens. Seul et âgé 63 ans, et commençant tout à zéro avec nous, pauvres jeunes gens ! C'était émouvant de voir comment il prenait soin de nous, nous donnant des conférences spirituelles, très simples, théologiques, à l'aide de saint Thomas d'Aquin et de son expérience de missionnaire. Un archevêque, ancien supérieur général [d’une congrégation] de 3.000 membres, ancien délégué Apostolique, et maintenant seul avec neuf jeunes gens à commencer quelque chose pour le bien du sacerdoce, quelque chose dont il ignorait le futur. Réalisez sa Foi !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel est le moment le plus marquant de votre séminaire ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Fabuleux ! Mon premier contact avec la Somme de saint Thomas d'Aquin, durant les merveilleux cours du Père Thomas Mehrle, O.P., qui chaque semaine venait de Fribourg à Ecône pour nous enseigner le Christ et Dieu. Quel délice c'était d'entendre le Père Mehrle commenter la Somme, et nous étions là, à lire la Somme en latin, le merveilleux latin de saint Thomas. Combien d'heures de délices, chaque matin, de 8 heures et quart à 9 heures, à ma table dans ma chambre, avec la Somme à méditer et à apprendre ! Et maintenant encore je continue, je fais exactement la même chose !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Direz-vous que le combat pour la messe a complètement changé depuis les sacres ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Absolument pas. Rien n'a changé ! La persécution contre les jeunes prêtres d'aujourd'hui qui retournent à la vieille messe est la même que la persécution contre les bons prêtres, des prêtres qui, il y a 40 ans, restaient fidèles à la messe de leur ordination. À quelques très rares exceptions, les évêques détestent la messe traditionnelle. Leur nouvelle religion s'oppose à la vraie messe, et la vraie messe détruit leur fausse religion, une religion sans sacrifice, sans expiation, sans satisfaction, sans justice divine, sans pénitence, sans renonciation à soi-même, sans ascétisme ; la religion du soi-disant "amour, amour, amour" qui n'est que des mots.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : D'un autre côté, ne diriez-vous pas qu'aujourd'hui le combat pour la doctrine est devenu plus important ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: C'est le même combat : &lt;i&gt;ratio cultus, ratio fides&lt;/i&gt;. La loi de la Foi est la loi de la liturgie, et la loi de la liturgie est la loi de la Foi : &lt;i&gt;lex orandi, lex credendi &lt;/i&gt;; &lt;i&gt;lex credendi, lex orandi&lt;/i&gt;. La devise est vraie dans les deux sens. La messe traditionnelle est l'expression la plus magnifique de la royauté du Christ alors que &lt;i&gt;regnavit a ligno Deus &lt;/i&gt;– Dieu a régné par le bois de la Croix. Le mystère de la Rédemption, comme expiation parfaite et surabondante des péchés, s’exprime dans la Messe traditionnelle. Au contraire, ce mystère est obscurci et estompé par la Nouvelle Messe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;En conséquence, le combat contre la liberté religieuse ne peut pas être séparé du combat pour la Messe. C'est vrai aussi du combat contre l'œcuménisme, parce que si le Christ est Dieu, Il est capable par Sa passion d'apporter expiation et satisfaction, pour tous les péchés; de même, Lui seul a le droit de conformer les lois civiles à l'Evangile. Je ne vois pas de séparation entre le combat pour la messe, le combat pour l'esprit chrétien du sacrifice, et le combat pour la royauté sociale du Christ. Les modernistes ne voient pas de différence entre leur nouvelle messe, leur refus du mystère de la  Rédemption, et leur dénégation de la royauté sociale de Jésus-Christ. Tout se tient.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : À part Mgr Rifan, Rome n'a pas donné d'évêque traditionnel aux communautés "Ecclesia Dei". Que cela signifie-t-il ? Cela ne justifie-t-il pas la décision de Monseigneur ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Oui, bien sûr. À Rome (à quelques exceptions près), ils ne veulent pas d’évêques traditionnels ! Ils n’en veulent toujours pas. La Rome occupée ne peut pas se permettre d’avoir des évêques traditionnels dans l’Eglise. Ce serait la destruction de leur destruction ! Mgr Rifan a eu le cerveau bien lavé, avant d’être « réconcilié ». Il garde la sainte messe traditionnelle, mais ne se bat plus contre la nouvelle messe, la liberté religieuse, et ainsi de suite. Il a dû arrêter le combat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;Les communautés « Ecclesia Dei » ont dû accepter de ne jamais critiquer le Concile de Vatican II ni la nouvelle messe. Ils ont été réduits au silence et ont accepté de se taire. Tel a été le prix de leur « réconciliation ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;Mgr Lefebvre avait donc entièrement raison quand il disait que seuls des évêques entièrement catholiques et entièrement libres, libres de l’influence libérale de Rome, pouvaient travailler pour le bien de l’Eglise en attendant la conversion du Pape.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quels sont, selon vous, les plus grands défis auxquels la Fraternité et les fidèles devront faire face dans les années à venir ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: D’abord, notre persévérance à refuser les erreurs du concile de Vatican II. Deuxièmement, la force de notre refus de toute « réconciliation » avec la Rome occupée. Troisièmement, le développement de nos écoles, nos collèges pour soutenir une éducation catholique et aider les familles. Quatrièmement, la résistance face à la persécution par les autorités civiles, et proclamer que le christianisme est l’unique source de la  civilisation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel regard pensez-vous que Monseigneur porterait sur la crise, vu l’état des choses en 2008 ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Il dénoncerait non seulement le libéralisme – comme c’était le cas avec Paul VI – mais le modernisme, comme c’est le cas avec Benoît XVI : un vrai moderniste, avec la théorie complète du modernisme mis à jour ! C’est si grave que je ne peux pas exprimer mon horreur. Je me tais. Mgr Lefebvre, donc, crierait : « Hérétiques, vous pervertissez la Foi ! ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel conseil donneriez-vous aux parents qui élèvent leurs enfants dans le monde d’aujourd’hui  ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;: Ne vous contentez pas d’avoir des enfants, beaucoup d’enfants, mais élevez-les, éduquez-les ! Ne vous contentez- pas de les nourrir, de leur donner à manger ! Et envoyez-les dans des écoles vraiment catholiques, où ils seront non seulement protégés de la corruption du monde, mais seront formés pour être des chrétiens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quel conseil donneriez-vous à des jeunes gens et des jeunes filles qui envisagent la vie religieuse ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Mgr &lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Bernard Tissier de Mallerais &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;: Ne l’ « envisagez » pas, ne l’essayez pas non plus, mais entrez-y avec détermination et persévérance ! Mon Dieu, combien de volontés faibles !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Quels sont les livres les plus essentiels, selon vous, pour les fidèles aujourd’hui ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;: Pour tous, leur missel (le livre de messe) et leur catéchisme. Pour les jeunes gens, des livres sur la royauté sociale du Christ. Pour les jeunes filles, des livres de cuisine, de couture, et pour aménager la maison. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;i&gt;The Angelus : Que voyez-vous dans les 20 ans qui viennent ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Mgr Bernard Tissier de Mallerais &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;: En Europe, des républiques islamiques en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Aux Etats-Unis, la banqueroute et la guerre civile. À Rome, l’apostasie organisée avec la religion juive. En nous, de l’héroïsme, de l’héroïsme chrétien. Dans la Fraternité, le sacre de nouveaux évêques, si ça s’avère nécessaire. Je me fais vieux. À Rome, un nouveau pape ? Vraiment, s’il doit être pis encore, il n’y en a pas besoin. S’il doit être un Petrus Romanus, alors là, oui. C’est mon espérance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;-------------------&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Quelques remarques&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Un tel document est révélateur d’une situation — celle de la FSSPX à l’été 2008, vingt ans après les sacres accomplis par Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer — et elle témoigne de l’état d’esprit de celui qui a répondu aux questions de la revue américaine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr Tissier de Mallerais fut un des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en juin 1988. Il avait été, en mai précédent, un de ceux qui pensaient que le fondateur de la FSSPX devait accepter l’accord proposé par Rome. Pourtant il se rangea à l’avis, finalement, contraire de Mgr Lefebvre et consentit, le mois suivant, à recevoir de ses mains la consécration épiscopale. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On comprend les motivations qui ont conduit Mgr Lefebvre à choisir l’abbé Tissier de Mallerais pour être un des quatre prêtres appelés à lui succéder. Outre ses éminentes qualités spirituelles — qui apparaissent à quiconque entre en relations avec lui —, l’abbé Tissier de Mallerais avait été, en 1984 et 1985, le principal collaborateur de Mgr Lefebvre dans la rédaction des &lt;i&gt;« Dubia » sur la liberté religieuse&lt;/i&gt; qui furent présentés à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en octobre 1985&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Depuis sa consécration, il parcourt le monde pour exercer une « juridiction extraordinaire » ou « de suppléance » : confirmations, ordinations, confessions. Plus  discrètement, et toujours dans l’esprit de la juridiction de suppléance qu’il a théorisée&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;[3]&lt;/a&gt;, Mgr Tissier de Mallerais rend des sentences qui ont « valeur obligatoire ». Il le fait dans le cadre de la &lt;i&gt;Commission canonique Saint Charles Borromée&lt;/i&gt;, créée en 1991 et qu’il préside : les sentences rendues concernent des dispenses d’empêchement de mariage, des annulations de mariage ou des absolutions de censures. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On ajoutera que Mgr Tissier de Mallerais est l’auteur de la première biographie historique de Mgr Lefebvre, publiée en 2002, aux éditions Clovis, et saluée comme telle, y compris par les revues historiques scientifiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Sans m’autoriser à faire un commentaire exhaustif de telles déclarations épiscopales, je me permettrai quelques remarques immédiates :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• le ton général de cet entretien est plus que pessimiste. Il témoigne, chez son auteur, d’une radicalisation qui n’est pas nouvelle mais qui s’amplifie. Est-ce là la position personnelle d’un des quatre évêques de la FSSPX, position qui n’engagerait  que lui ? Ce serait oublier que, pour le commun des fidèles de la FSSPX, les positions exprimées par « leurs » évêques ne se hiérarchisent pas. Preuve s’il en est besoin, ce sont les quatre évêques de la FSSPX qui ont été interrogés par la revue. Trois ont répondu (Mgr Fellay, Mgr Williamson et Mgr Tissier de Mallerais) et &lt;i&gt;The Angelus&lt;/i&gt; n’est pas une revue quelconque mais un des organes officiels de la FSSPX aux Etats-Unis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• les analyses et positions exprimées par Mgr Tissier de Mallerais sont à lire comme une réponse à ce qu’a demandé le cardinal Castrillon Hoyos le 4 juin dernier (cf. &lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt;, 25.6.2008). Le président de la Commission Ecclesia Dei posait comme deuxième des cinq conditions pour aboutir à un accord entre Rome et la FSSPX : « L’engagement d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale ». En disant de Benoît XVI qu’il est « un vrai moderniste, avec la théorie complète du modernisme mis à jour », Mgr Tissier de Mallerais refuse de se plier aux demandes de Rome. Ces demandes, Mgr Fellay les avait déjà qualifiées d’ « ultimatum » (« &lt;i&gt;shut up » &lt;/i&gt;avait aussi traduit Mgr Fellay pour le public américain).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;L’accusation de modernisme portée contre le Pape actuel est l’accusation la plus grave que puisse porter la FSSPX contre un membre du clergé. Elle n’est pas nouvelle. Mgr Tissier de Mallerais avait déjà prétendu faire la démonstration du modernisme de Benoît XVI dans une conférence qui, à ce jour, n’a pas été publiée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Il ne peut y avoir d’entente avec un pape « moderniste ». C’est ce que dit expressément Mgr Tissier de Mallerais : « Refus de toute “réconciliation“ avec la Rome occupée ». Mgr Fellay avait déjà exprimé un même &lt;i&gt;Non possumus&lt;/i&gt;, même si c’était en des termes différents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Le ton de Mgr Tissier de Mallerais est plus que pessimiste, il a une tonalité apocalyptique (au sens commun du terme). Il prévoit que des « républiques islamiques » existeront dans cinq pays d’Europe d’ici vingt ans. La chose lui apparaît inéluctable. Il prône un repli communautariste réduit au minimum : les chapelles traditionalistes, les prieurés, les écoles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quand on l’interroge sur les conseils de lecture « pour les fidèles », là aussi il énumère une sorte de minimum vital. Il semble réduire le rôle de la jeune fille et de la femme chrétienne à la cuisine, à la couture et à l’aménagement de la maison. Cela rappelle les trois K de l’Allemagne bismarckienne (&lt;i&gt;Kinder, Küche, Kirche&lt;/i&gt; : les enfants, la cuisine, l’église). Sans évoquer la légitimité ou la nécessité du travail des femmes, même dans une vision vraiment traditionnelle de la place et du rôle des femmes dans l’Eglise militante, il est clair que les siècles passés et la situation actuelle ne cantonnent pas les femmes chrétiennes aux travaux domestiques. On ne citera pas Jeanne d’Arc ou ces pieuses laïques qui furent à l’origine des principales et considérables œuvres d’aide aux missions au XIXe siècle. Pour nous en tenir à notre XXe siècle si troublé, la militance féminine chrétienne a été bellement illustrée par un nombre considérable de femmes « engagées ». Travailler au Règne social de Jésus-Christ n’est certainement pas l’apanage des seuls hommes chrétiens : que l’on songe à Cristina Campo ou à Katharina Tangari, femmes d’énergie et d’initiatives, qui furent si proches de la FSSPX, ou à Gianna Beretta Molla, médecin, militante d’Action catholique, morte en 1962 dans un si beau sacrifice, béatifiée en 1994.   &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;• Mgr Tissier de Mallerais déplore « l’endurcissement des cœurs, l’aveuglement des esprits » qui règneraient à Rome. Le jugement est sévère et risque d’être renvoyé à celui qui le prononce.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: inherit; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Yves Chiron&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;hr size="1" style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;" width="33%" /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn1" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; En anglais, la « Fraternité Saint-Pie X » est appelée « Society of  Saint Pius X ». D’où la réponse d’abord hésitante à la question.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn2" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Ces &lt;i&gt;« Dubia »&lt;/i&gt;, d’un volume de 138 pages, ont connu d’abord une diffusion restreinte, en 1987, par les soins du séminaire d’Ecône, en Suisse. En 2000, ils ont été réédités par les éditions Clovis sous le titre &lt;i&gt;Mes doutes sur la liberté religieuse&lt;/i&gt;. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, présidée alors par le cardinal Ratzinger, avait répondu par écrit à Mgr Lefebvre. Ces réponses n’ont jamais été rendues publiques, ni par la FSSPX ni par le Saint-Siège. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=4604985862983102902#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; Sa longue justification sur le sujet a été publiée, en brochure, aux Etats-Unis sous le titre : &lt;i&gt;Supplied jurisdiction and traditional priests&lt;/i&gt;, Angelus Press, 2007.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-5519405454025213283?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5519405454025213283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5519405454025213283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/08/aletheia-n129-une-interview-de-mgr.html' title='[Aletheia n°129] Une interview de Mgr Tissier de Mallerais'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-6412967492516150215</id><published>2008-07-25T19:02:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.110+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°128] Le kairos - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;L’étape nouvelle que connaissent les relations entre la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et le Saint-Siège fait, comme d’habitude, l’objet d’une piètre présentation dans la presse française. Elle confond les enjeux et reprend, en les agrémentant d’interprétations erronées, les dépêches des agences de presse. La presse italienne, notamment Il Giornale, est beaucoup mieux informée.&lt;br /&gt;Sans faire dire aux documents ce qu’ils ne disent pas et en considérant que, du côté de la FSSPX comme du côté du Saint-Siège, tous les documents échangés ne sont pas connus, on peut tenter de dresser, à ce jour, un état des lieux provisoire. À partir de divers articles de la presse italienne, des textes publiés par la FSSPX et d’informations reçues de sources romaines, on peut, sans préjuger du résultat des discussions en cours, essayer d’apporter quelques lumières.&lt;br /&gt;En 2000, à l’occasion du Grand Jubilé, le cardinal Castrillon Hoyos, président de la Commission pontificale « Ecclesia Dei » a, de sa propre initiative, renoué les relations avec la FSSPX. Il a reçu pour un déjeuner les évêques de la FSPPX en août 2000, le 29 décembre suivant il proposait à Mgr Fellay un projet d’« accord entre Rome et la Fraternité » et, le lendemain, il faisait se rencontrer brièvement Jean-Paul II et le Supérieur général de la FSSPX dans la Chapelle privée du pape.&lt;br /&gt;En août 2005, Benoît XVI, élu au Souverain Pontificat quelques mois auparavant, a tenté de réactiver le dialogue en recevant le Supérieur général de la FSSPX. Son discours, de décembre 2005, sur « l’herméneutique de la continuité » à appliquer au concile Vatican II et le motu proprio, du 07.07.2007, libéralisant la messe traditionnelle, ont été, de la part du nouveau pape, des initiatives qui resteront comme des actes historiques décisifs.&lt;br /&gt;Après huit ans d’un dialogue, qui a connu des périodes de latence du côté de la Fraternité, une rencontre importante a eu lieu le 4 juin dernier entre Mgr Fellay et le cardinal Castrillon Hoyos. Dès 2000, la FSSPX avait posé, comme un des préalables à toute réconciliation, la levée des excommunications portées en juin 1988. À cette demande, réitérée, le cardinal Castrillon Hoyos a répondu lors de la rencontre du 4 juin 2008 par un préalable en cinq points.&lt;br /&gt;En voici le texte complet :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Conditions qui résultent de l’entretien du 4 juin 2008 entre le Cardinal Dario Castrillon Hoyos et l’Evêque Bernard Fellay&lt;br /&gt;1. L’engagement d’une réponse proportionnée à la générosité du Pape.&lt;br /&gt;2. L’engagement d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale.&lt;br /&gt;3. L’engagement d’éviter la prétention d’un magistère supérieur au Saint-Père et ne pas proposer la Fraternité en contraposition à l’Eglise.&lt;br /&gt;4. L’engagement à démontrer la volonté d’agir honnêtement en toute charité ecclésiale et dans le respect de l’autorité du Vicaire du Christ.&lt;br /&gt;5. L’engagement de respecter la date – fixée à la fin du mois de juin – pour répondre positivement. Cela sera une condition requise et nécessaire comme préparation immédiate à l’adhésion pour accomplir la pleine communion.&lt;br /&gt;Dario Card. Castrillon Hoyos&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Certaines tournures, maladroites ou incorrectes en français (langue originale du document), semblent trahir une certaine précipitation dans la rédaction de ce court memorandum.&lt;br /&gt;On remarquera qu’il n’est pas question, dans ces cinq « conditions », d’engagement exigé de la FSSPX à adhérer explicitement aux enseignements de Vatican II et à reconnaître l’orthodoxie du nouvel Ordo Missæ.&lt;br /&gt;Si la nouvelle de cette rencontre du 4 juin s’est répandue, discrètement mais très vite, son objet n’a été connu, de manière partielle, que récemment. La FSSPX avait déjà donné des réponses, provisoires (?), aux conditions posées par le cardinal Castrillon Hoyos.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les réponses de la FSSPX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le 20 juin dernier, lors de la cérémonie des ordinations au séminaire de Winona, aux Etats-Unis, Mgr Fellay a prononcé un sermon durant lequel il a longuement évoqué les discussions en cours avec le Saint-Siège. Il a qualifié d’ « ultimatum » les conditions posées par le cardinal Castrillon Hoyos et les a résumées en une injonction qui serait adressée à la FSSPX : «Shut up» («Taisez-vous»).&lt;br /&gt;Dans ce sermon, Mgr Fellay a laissé comprendre que sa réponse serait négative et que le temps de la levée des excommunications n’était peut-être pas encore arrivé : «Mon impression, pour le moment, est que nous pouvons encore attendre longtemps, et peut-être même très longtemps.»&lt;br /&gt;Dans le même temps, Le Chardonnet, le bulletin de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, a consacré un dossier spécial aux sacres épiscopaux accomplis, il y a vingt ans, par Mgr Lefebvre. Les différents articles de ce numéro, rédigés pour nombre d’entre eux par l’abbé Chautard, visent non seulement à justifier ces sacres épiscopaux, mais surtout à montrer que les traditionalistes qui se sont séparés de la FSSPX à cette époque, ou plus récemment (Institut du Bon Pasteur, par exemple),  ont commis une erreur grave.&lt;br /&gt;Un article attire particulièrement l’attention. Il est intitulé : « le ministère critique de la Fraternité ». De manière traditionnelle, la FSSPX, à la suite de Mgr Lefebvre, parlait de son « ministère de suppléance ». Désormais, la FSSPX semble se poser davantage encore en gardienne ultime de la Tradition et considère que « la condamnation de l’erreur » fait partie intégrante de sa mission. Y compris vis-à-vis de Rome.&lt;br /&gt;L’abbé Chautard écrit :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« 2. Le bien de la foi postule cette condamnation publique de l’erreur quand bien même l’autorité y tomberait. […]&lt;br /&gt;6.   La politique qui consiste à rechercher seulement les passages traditionnels dans le Magistère (sorte de scanner intellectuel qui ne détecte que les passages traditionnels) est à la base même qui soutient l’œcuménisme : ne voir que les bons aspects des religions (pour ne pas risquer de nuire à une entente qui favoriserait le rapprochement).&lt;br /&gt;7.   Les fondements rationnels de notre position reposent sur la trahison de Rome et l’abandon par celle-ci de la Tradition. Ne mentionner que les bons côtés de Rome conduirait petit à petit à oublier les raisons de notre combat et à retomber insensiblement dans les erreurs combattues. »&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Cette position n’est pas propre à l’abbé Chautard. On comprend bien qu’exprimée dans un dossier spécial du Chardonnet et dans le contexte actuel des discussions avec Rome, elle est un message adressé aussi bien aux fidèles qu’au Saint-Siège. Le non possumus, déjà exprimé dans un passé proche, est repris ici avec de nouveaux accents.&lt;br /&gt;L’abbé Chautard, au début de son article, fait référence au « silence respectueux » demandé à la FSSPX. Son texte, qui a été rédigé sans doute peu avant le sermon de Mgr Fellay du 20 juin, s’inscrit dans une même argumentation qui peut se résumer ainsi : la FSSPX ne peut se taire quand la foi est en danger et se doit d’exercer un « ministère critique ». En théologie, le mot ministère a un sens précis. C’est un « service » et une médiation. Par ce mot de « ministère critique », la FSSPX innove et s’attribue une fonction inédite.&lt;br /&gt;Comme Mgr Fellay qui refuse le « Shut up » que demanderait le Saint-Siège, l’abbé Chautard estime que la FSSPX ne peut garder « un silence respectueux sur les erreurs modernes répandues par les autorités tout en prêchant la bonne doctrine ». Il écrit : « A vrai dire, le silence respectueux n’est moralement possible que pour éviter un mal pire. L’histoire de saint Pie X nous en fournit un exemple avec l’Action Française, quand il estimait qu’une condamnation était inopportune et aurait entraîné bien plus d’inconvénients que d’avantages. Or, dans le cas présent, les circonstances sont telles que l’inconvénient qui résulte du silence (la négligence pour le bien commun de la foi et le scandale pour les fidèles) est pire que l’inconvénient qui résulte de la dénonciation de l’erreur (la mise apparente au ban de la société visible de l’Eglise conciliaire). »&lt;br /&gt;Il est probable que Mgr Fellay donnera une réponse, plus développée, aux « conditions » posées par Rome lors de la messe des ordinations qui aura lieu à Ecône, dans deux jours, le 27 juin.&lt;br /&gt;Sans préjuger du contenu définitif de cette réponse, on peut remarquer que, jusqu’à aujourd’hui, la FSSPX considère que le moment de la réconciliation n’est pas encore venu parce que, selon elle, « Rome n’est pas encore retournée pleinement à la Tradition ». À ceux qui considèrent que Benoît XVI, et ce qu’il a déjà accompli comme pape, représentent un kairos (un « moment favorable » au sens biblique, voulu par Dieu), Mgr Fellay répète : « Sans crainte, nous attendrons des temps meilleurs » (sermon du 20.06.2008).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-6412967492516150215?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6412967492516150215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6412967492516150215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/07/aletheia-n128-le-kairos-par-yves-chiron.html' title='[Aletheia n°128] Le kairos - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-4828472521701116071</id><published>2008-06-14T14:19:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.051+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°127] Au XXXe anniversaire de la mort de Paul VI - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aletheia n°127 - 14 juin 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le pontificat de Paul VI (1963-1978), l’Eglise catholique a connu des bouleversements considérables, elle a vécu une sorte de révolution. Si dans certains domaines (notamment le célibat des prêtres, l’élection du pape, la régulation des naissances, l’avortement), le Magistère a maintenu, malgré les demandes insistantes de réformes, une position traditionnelle, dans d’autres domaines (la liturgie, les&lt;br /&gt;relations avec les non-catholiques et les non-chrétiens, les rapports au monde et à la société), des réformes et des prises de position ont eu lieu qui, vingt ans auparavant, sous le pontificat de Pie XII, auraient été impossibles. À cet égard, le court pontificat de Jean XXIII (1958-1963) aura été, au sens littéral, un pontificat de transition : un changement de paradigme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concile Vatican II, lancé et commencé sous Jean XXIII, achevé par Paul VI, aura été le vecteur essentiel de cette révolution. Mais aussitôt, il faut préciser : quand on parle des bouleversements apportés par le concile, on ne fait pas référence seulement aux textes conciliaires eux-mêmes tels qu’ils ont été promulgués (quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations) et aux réformes qui en ont été le prolongement, mais aussi à ce qu’on pourrait appeler le para-concile : les déclarations, ouvrages, initiatives, voire campagnes de presse qui ont précédé, accompagné et suivi le concile. Dès l’annonce du concile (janvier 1959) jusque bien longtemps après la clôture (décembre 1965), en marge de l’événement conciliaire, ce fut, la plupart du temps par ceux qui participaient eux-mêmes au concile (cardinaux, évêques et aussi periti et théologiens), un flot continu d’analyses, de commentaires, de suggestions, de prises de position qui étaient relayés par la presse. Ce para-concile eut sans doute plus d’influence immédiate sur la vie des chrétiens, leurs comportements, leurs idées, que le concile lui-même dans ses actes promulgués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul VI a été le pape qui a mené à bien ce concile, sans le diriger vraiment mais en réussissant, sur certains points, à imposer sa marque et son autorité. Il a dû le faire dans une « Eglise ébranlée », pour reprendre l’expression d’Emile Poulat. L’image est fausse d’une Eglise catholique qui serait entrée en crise (crise d’identité, crise de la foi, crise des vocations, remise en cause des structures et des disciplines) suite au concile Vatican II. Cette crise a commencé à se manifester avant le concile et celui-ci n’a pas su l’enrayer immédiatement. Le concile, par certains aspects, a servi de révélateur à cette crise diffuse dans l’Eglise et la façon dont le concile a été appliqué a pu amplifier cette crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de la mort de Paul VI, faisant un premier bilan de son pontificat, Emile Poulat pouvait écrire : « ... il est mort sans avoir dominé cette crise dogmatique, disciplinaire et spirituelle, sans que ses appels à la fraternité et à la paix aient pu conjurer la violence des conflits entre les peuples [1]. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dernières années du pontificat de Paul VI sont plutôt sombres. Un jeu de mots courait en Italie : Paolo sesto-Paolo mesto (Paul VI, « Paul triste »). Si les premiers grands voyages, notamment celui en Terre sainte en 1964, avaient suscité, dans le monde entier, un grand enthousiasme, les difficultés que le Pape eut à affronter à partir du milieu des années 60 assombrirent le paysage et le personnage. Un an après sa mort, son successeur évoquera le pontificat de Paul VI comme « un martyre quotidien de sollicitude et de travail »[2]. Le grand monument à la mémoire de Paul VI, inauguré en 1984 à Brescia, ville où il a passé son enfance et sa jeunesse, est à l’image de cette appréciation. La statue, œuvre du sculpteur Lello Scorzelli, représente Paul VI, tête baissée, comme accablé sous le poids de sa charge, seulement soutenu par le grand crucifix sur lequel il s’appuie, ou se retient presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces images doloristes d’un pontificat ne sauraient pourtant suffire à le définir. Paul VI est devenu pape à soixante-cinq ans. Découvrir et comprendre les soixante-cinq années qui ont précédé son accession au pontificat permet de mieux comprendre le sens de ses actions et de ses décisions en tant que pape. La nécessité d’une biographie, au sens complet du mot, s’imposait en 1993. Il n’en existait pas encore en français. Elle est rééditée aujourd’hui, dans une version corrigée et complétée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe catholique Augusto Del Noce, au lendemain de la mort de Paul VI, soulignait combien ce pape avait dû « œuvrer dans un des moments les plus difficiles et les plus douloureux de toute l’histoire de l’Eglise », celui de « la disparition du problème de Dieu ». Paul VI a dû affronter, non plus, comme ses prédécesseurs, un athéisme agressif « contre Dieu », mais un athéisme d’indifférence, une société, occidentale, « sans Dieu »[3]. Paul VI, selon Del Noce, n’a pas fait, en cette circonstance, preuve d’hésitation ou de prudence. Il est resté « inflexible » dans la conservation de la foi et dans la réaffirmation des principes de la morale catholique, même s’il faut convenir que l’ « intransigeance doctrinale » est allée de pair avec une « large tolérance pratique », des apparences de non-résistance et des réactions publiques trop rares lorsqu’il s’agissait de dénoncer l’erreur ou lorsque les principes étaient en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, Augusto Del Noce estime que le pontificat de Paul VI fut « un pontificat de résistance et d’attente », une attente plus religieuse que politique ou tactique « parce qu’une telle attente face à un monde, encore plus qu’hostile, incompréhensif, suppose une foi très profonde. » Paul VI a donné la priorité au respect des consciences sur la défense de l’objectivité de la vérité, au risque de donner l’impression de céder au subjectivisme et au relativisme, mais, « en profondeur, ce respect des consciences comporte une confiance dans la vérité plus qu’en l’homme, la conviction que l’homme, quoi qu’il fasse, ne pourra y échapper. »   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------&lt;br /&gt;NOTES&lt;br /&gt;[1]  Émile Poulat, « Paul VI », Universalia, 1979, p. 620-621.&lt;br /&gt;[2] Allocution de Jean-Paul II à des pèlerins de Brescia en avril 1979.&lt;br /&gt;[3] Augusto Del Noce, « Il papato che è trascorso », L’Europa, août 1978, repris in Pensiero della Chiesa e filosofia contemporanea.Leone XIII, Paulo VI, Giovanni Paulo II, Rome, Edizioni Studium, 2005.&lt;br /&gt;----------&lt;br /&gt;Précision : Un correspondant romain nous signale que dans la paroisse personnelle concédée à la FSSP à Rome pour le « rite extraordinaire », la messe selon le nouveau rite continuera à être célébrée (le dimanche à midi), par un prêtre extérieur à la FSSP.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-4828472521701116071?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4828472521701116071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/4828472521701116071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/06/aletheia-n127-au-xxxe-anniversaire-de.html' title='[Aletheia n°127] Au XXXe anniversaire de la mort de Paul VI - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-6857758939603168172</id><published>2008-06-02T21:38:00.000+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.083+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°126] « Le monde diabolique ne peut pas s’agenouiller » - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="background-color: #333399;"&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="color: black; font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="background-color: #333399;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Aletheia       n°126 - 2 juin 2008&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;La       liturgie est &lt;/span&gt;au cœur de l’action et de l’enseignement de Benoît XVI.       Ses interventions et décisions en la matière sont fréquentes et d’importance.       Qu’il s’agisse de discours, d’allocutions, d’homélies, du motu       proprio libérateur du 7 juillet 2007, ou de décisions et d’initiatives       personnelles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Pour       Benoît XVI, la question liturgique n’est pas une simple affaire de «       pratiques cultuelles ». Ce qui est en jeu dans la liturgie, c’est la       compréhension de Dieu et du monde, notre relation au Christ et à l’Eglise.       Il y a quelques années, dans un livre consacré à la liturgie, celui qui       allait devenir Benoît XVI la définissait comme une « relation à Dieu       » et une anticipation de la vie future : « Le rapport à Dieu détermine       tous les rapports, ceux des hommes entre eux et ceux des hommes avec le       reste de la Création. L’adoration, qui nous relie à Dieu, est donc       constitutive de l’existence humaine. Elle l’est d’autant plus qu’elle       permet à l’homme de dépasser sa vie quotidienne, de participer déjà       à la façon d’exister “du ciel“, du monde de Dieu. En ce sens, la       liturgie anticipe la vie future […] et donne sa véritable envergure à       la vie présente. Sans cette ouverture vers le Ciel, notre vie ne serait       qu’une existence emmurée et vide[1].       »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;C’est       dans cet esprit qu’il faut comprendre deux initiatives que le Pape a       prises ces dernières semaines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;À       Rome, une paroisse personnelle (c’est-à-dire non limitée par un       territoire mais constituée de fidèles venus à titre personnel) a été       confiée à la Fraternité Saint-Pierre. Dans un important entretien       accordé à &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt;&lt;i&gt;[2]&lt;/i&gt;,       l’abbé Berg, supérieur de la FSSP, précise que cette paroisse       dévolue exclusivement à la forme extraordinaire du rit romain a été «       voulue par Benoît XVI » et proposée par le cardinal Ruini, vicaire du       pape pour le diocèse de Rome. Il s’agit d’une église située au cœur       de Rome, dédiée à la &lt;i&gt;Santissima Trinità.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La       FSSP dispose de neuf autres paroisses personnelles dans le monde : six aux       Etats-Unis, deux au Canada et une au Nigéria. La &lt;i&gt;Santissima Trinità &lt;/i&gt;est       la première confiée à la FSSP en Europe. L’abbé Berg espère que       cette décision de Benoît XVI « ouvrira une porte aux autres évêques       européens ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;On       rappellera, néanmoins, que d’autres paroisses personnelles de rite       traditionnel existent déjà en France : l’église Saint-François de       Paule, à Toulon, érigée en paroisse personnelle par Mgr Rey en       septembre 2005 ; l’église Saint-Eloi, à Bordeaux, érigée en paroisse       personnelle par le cardinal Ricard en février 2008 et confiée à l’Institut       du Bon Pasteur ; sans compter les cas particuliers, tel celui de la «       paroisse personnelle de la Croix glorieuse », à Strasbourg et Colmar,       confiée à l’abbé Gouyaud, mais dont il n’est pas sûr qu’elle       corresponde vraiment au statut canonique de la paroisse personnelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quelques       semaines après l’annonce d’une paroisse personnelle de rit tridentin       à Rome, Benoît XVI a donné, une deuxième fois, l’exemple, le jour de       la Fête-Dieu. Célébrant la messe de la solennité du Saint-Sacrement,       à Saint-Jean-du-Latran, il a distribué la communion aux fidèles selon l’usage       traditionnel : les fidèles étaient à genoux pour recevoir le Corps du       Christ sur la langue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans       son homélie, le pape a insisté sur le geste d’adoration et d’humilité       que constitue la communion reçue à genoux : « Adorer le Dieu de       Jésus-Christ, qui, par amour s’est fait pain rompu, est le remède le       plus valide et radical contre les idolâtries d’hier et d’aujourd’hui.       S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de liberté :       qui s’incline devant Jésus ne peut et ne doit pas se prosterner devant       aucun autre pouvoir terrestre, si fort fût-il. Nous, chrétiens, nous ne       agenouillons que devant le Saint-Sacrement, parce que nous savons et nous       croyons qu’en lui l’unique vrai Dieu est présent, lui qui a créé le       monde et l’a tant aimé qu’il lui a donné son Fils unique. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Cette       remise à l’honneur d’une pratique traditionnelle par Benoît XVI       avait été annoncée, pour ainsi dire, par Mgr Malcolm Ranjith,       secrétaire de la Congrégation du Culte Divin et de la Discipline des       Sacrements. Il y a quelques mois, il avait préfacé un livre sur la       Sainte communion, publié à la Libreria Editrice Vaticana par un évêque       d’Asie Centrale, Mgr Athanasius Schneider. Dans sa préface, Mgr Ranjith       affirmait qu’il était temps « de revoir et, si nécessaire, d’abandonner       » la pratique de la communion reçue debout et dans la main. « Il est       plus nécessaire, écrivait aussi le secrétaire de la Congrégation du       culte divin, d’aider les fidèles à retrouver une foi vive dans la       présence réelle de l’Eucharistie[3]       ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La       Conférence des Evêques de France – ce qui ne signifie pas tous les       évêques de France – a réagi officieusement à la cérémonie       exemplaire, au sens littéral, de Saint-Jean-du-Latran. Elle l’a fait       dans son bulletin d’informations &lt;i&gt;Infocatho&lt;/i&gt;. Le refus,       maladroitement exprimé, est à peine voilé : « Ce qui est possible dans       une messe pontificale, célébrée par le Pape, ayant toujours à ses       côtés un grand nombre de prêtres empressés à l’entourer […]       paraît plus difficile lorsqu’un seul prêtre est disponible pour       assurer la communion de deux ou trois cents personnes. Canoniquement, c’est       à l’évêque du diocèse de décider actuellement en cette matière       liturgique. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;En       se plaçant au seul point de vue pratique, le bulletin d’informations de       la CEF esquive la question de fond. L’adoration n’est-elle pas       constituante de la communion ? Cette adoration, en esprit, ne doit-elle       pas se traduire, aussi, par le corps ? Le futur Benoît XVI, dans le livre       déjà cité, consacrait un chapitre complet au « corps dans la liturgie       ». Il rappelait, dans de belles pages, le sens théologique de l’agenouillement[4].       « On voudrait aujourd’hui nous détourner de l’agenouillement »,       écrivait le cardinal Ratzinger. La pratique de l’agenouillement n’est       pas culturelle, liée à une époque. Elle a, dans la religion       chrétienne, un fondement théologique. Le cardinal Ratzinger renvoyait à       l’épître aux Philippiens (2, 6-11) : « que tout, au nom de Jésus, s’agenouille,       au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers. » Il citait       aussi les Pères du désert, « l’histoire du démon contraint par Dieu       à se montrer à un certain abbé Apollon ; le démon est tout noir,       hideux, d’une maigreur effrayante, mais surtout il n’a plus de genoux.       Le monde diabolique ne peut pas s’agenouiller ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Celui       qui est devenu Benoît XVI concluait ces pages par une incitation à       revenir à la pratique de l’agenouillement : « Il se peut bien que l’agenouillement       soit étranger à la culture moderne – pour la bonne raison que cette       culture s’est éloignée de la foi. Elle ne connaît plus Celui devant       lequel l’agenouillement est le seul geste nécessaire. La foi apprend       aussi à nous agenouiller. C’est pourquoi une liturgie qui ne       connaîtrait plus l’agenouillement serait intrinsèquement malade. Il       faut réapprendre à nous agenouiller, réintroduire l’agenouillement       partout où il a disparu, afin que, par notre prière, nous restions en       communion avec les apôtres et les martyrs, en communion avec le cosmos       tout entier, en union avec Jésus-Christ. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;-------------------------&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[1]       Cardinal Joseph Ratzinger, &lt;i&gt;L’Esprit de la liturgie&lt;/i&gt;, Ad Solem,       2001, p. 18.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[2]       &lt;i&gt;L’Homme nouveau&lt;/i&gt; du 24 mai 2008 (10, rue Rosenwald, 75015 Paris),       4 euros le numéro.&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[3]       Préface à Mgr Athanasius Schneider, &lt;i&gt;Dominus est. Riflessionni d un       vescovo dell’Asia Centrale sulla sacra Communione&lt;/i&gt;, Libreria Editrice       Vaticana, 2008, p. 8. Cf. &lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt; n° 120, 9 février 2008.&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[4]       &lt;i&gt;L’Esprit de la liturgie&lt;/i&gt;, op. cit., p. 146-153.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-6857758939603168172?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6857758939603168172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/6857758939603168172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/06/aletheia-n126-le-monde-diabolique-ne.html' title='[Aletheia n°126] « Le monde diabolique ne peut pas s’agenouiller » - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-9061329104411264936</id><published>2008-05-12T16:53:00.001+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.061+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°125] L’analyse du cardinal Castrillon Hoyos - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mensuel italien Jesus, qui est loin d’être favorable aux traditionalistes, publie un dossier spécial intitulé Il vetus qui avanza (« L’ ancien qui avance »). L’ « ancien » dont il est question ici est bien sûr l’ancien rite de la messe, ce que Benoît XVI appelle le « rite extraordinaire du rite romain ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’essentiel du dossier est constitué d’un important entretien avec le cardinal Castrillon Hoyos, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei depuis 2000. Sur la liturgie, et ses évolutions attendues ; sur les fidèles attachés à ce rite et sur les rapports du Saint-Siège avec la Fraternité Saint-Pie X, le cardinal Castrillon Hoyos apporte des informations et des analyses qui méritent d’être relevées et appréciées dans leur exacte portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les évolutions de la liturgie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Avec le Motu proprio [du 7.07.2007], le Pape a voulu donner à tous une opportunité renouvelée de tirer profit de l’immense richesse spirituelle, religieuse et culturelle présente dans la liturgie de rite grégorien. Le Motu proprio est né comme un trésor offert à tous, non en premier lieu pour venir en aide aux plaintes et requêtes de quelques-uns ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on suit la pensée du cardinal Castrillon Hoyos, le motu proprio du 7 juillet 2007 ne fut donc pas circonstanciel (répondre à une attente de certains fidèles et prêtres). Il ne doit pas être perçu comme une première victoire de l’ancien rite, après tant de défaites. Il s’inscrit plutôt dans un grand projet liturgique, un projet non pas de réformes spectaculaires et décidées en comité restreint (comme le fut, en son temps, le novus ordo), mais un projet de dépassement par le haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît XVI l’a dit dans son motu proprio, le cardinal Castrillon Hoyos le répète dans cet entretien : le rite traditionnel et le nouveau rite sont deux formes du même rite romain et « les deux formes doivent s’enrichir mutuellement ». Jusqu’à ne former qu’un seul rite ? Le cardinal ne le dit pas ici, mais celui qui est devenu Benoît XVI l’avait dit explicitement et on commence à percevoir comment, progressivement, on pourra arriver à ce résultat. Non dans un an ou dans deux ans, mais en quelques décennies peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme exemple d’ « enrichissement mutuel », le cardinal Castrillon Hoyos cite le cas des lectures liturgiques : « Dans le novus ordo, avec les années, pratiquement toute la Bible est lue, c’est une richesse qui ne s’oppose pas mais qui va être intégrée au rite extraordinaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle prière du Vendredi Saint est un autre exemple, déjà accompli celui-là, de réforme du rite extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qui sont les fidèles de la forme extraordinaire du rite romain ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cardinal Castrillon Hoyos est, dans l’Eglise, l’homme le mieux placé pour mesurer l’importance numérique des fidèles attachés au rite traditionnel. Par ses fonctions à la Commission pontificale il est en rapport avec toutes les communautés Ecclesia Dei, avec les instances dirigeantes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X mais aussi avec des fidèles ou des groupes de fidèles qui n’ont pas de relations régulières avec les communautés, fraternités ou associations traditionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On estime souvent que la FSSPX est le groupe traditionnel le plus important par le nombre de ses prêtres, de ses écoles, de ses prieurés et des fidèles qui les fréquentent régulièrement. L’analyse est sans doute toujours vraie pour la France, mais elle ne l’est pas pour tous les continents et pour tous les pays. Aux Etats-Unis, depuis plusieurs années déjà, le nombre des prêtres attachés à l’ancien rite, et n’appartenant pas à la FSSPX, est plus élevé que celui des prêtres appartenant à la FSSPX.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cardinal Castrillon Hoyos va plus loin encore puisqu’il estime : « Parmi les fidèles [attachés à la forme extraordinaire du rite romain] je distinguerais trois groupes : ceux qui sont liés pour ainsi organiquement à la Fraternité Saint Pie X ; ceux de la Fraternité Saint Pierre [et autres communautés, fraternités et instituts Ecclesia Dei, semble sous-entendre le cardinal] et, enfin, le groupe le plus important et le plus nombreux, formé des personnes attachées à la culture religieuse, qui aujourd’hui découvrent l’intensité spirituelle du rite antique et, parmi eux, de nombreux jeunes. Ces derniers mois sont nées de nouvelles associations de personnes appartenant à ce dernier groupe. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait donc un nombre important de nouveaux convertis – l’expression n’est pas du cardinal Castrillon Hoyos – à la forme extraordinaire, qui viendraient donc des paroisses où se célèbre la forme ordinaire ou du monde des non-pratiquants. À moins, mais il ne s’agirait plus de « convertis », qu’il ne s’agisse de fidèles venus de la FSSPX ou de lieux de culte issus du motu proprio de 1988 et qui cherchent à se rattacher à une paroisse ordinaire, la leur. Cette réalité, peu visible en France, est, dans d’autres pays et continents, un phénomène nouveau et notable dit le président de la Commission Ecclesia Dei.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettres, rencontres et appels téléphoniques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Malgré le non possumus de la FSSPX relatif à un « accord pratique » à court terme avec le Saint-Siège, position confirmée récemment par Mgr Fellay (cf. Aletheia, n° 124), le cardinal Castrillon Hoyos affirme que le « dialogue n’est pas interrompu » avec la FSSPX. Il évoque un échange récent de lettres entre lui et Mgr Fellay, il parle aussi de « rencontres » et d’échanges téléphoniques. Il dit sa détermination et son espérance de voir ces fidèles revenir « à la pleine communion ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="western" style="font-family: verdana; margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.5cm;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-9061329104411264936?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/9061329104411264936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/9061329104411264936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/05/aletheia-n125-lanalyse-du-cardinal.html' title='[Aletheia n°125] L’analyse du cardinal Castrillon Hoyos - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-5404135785999166929</id><published>2008-04-28T09:59:00.001+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.041+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°124] Quatre anniversaires et un Non possumus - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il y a cinquante ans, en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1958&lt;/span&gt;, s’achevait le pontificat de Pie XII et commençait celui de Jean XXIII, pontificat de transition, de rupture (dans la méthode) et de continuité (dans le fond) ; Jean XXIII n’était pas un libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quarante ans, en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1968&lt;/span&gt;, la France connaissait un psychodrame estudiantin puis social qui ouvrait la voie à une mutation radicale des esprits, des mentalités et des comportements tandis que, dans l’été suivant, Paul VI s’attachait, selon son expression, à « réaffirmer, confirmer les points capitaux de la foi de l’Eglise », en proclamant un Credo du peuple de Dieu de forme très traditionnelle et que, par l’encyclique Humanæ vitæ, il n’hésitait pas à « heurter de plein fouet ”la conscience collective de l’humanité” en son état actuel d’aveuglement et d’autosuffisance. » (selon l’expression de Jean Madiran).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trente ans, en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1978&lt;/span&gt;, s’achevait le pontificat de Paul VI, pape du dialogue, de l’achèvement du concile Vatican II et de sa mise en application, et commençait celui de Jean-Paul II, pape anti-moderne, qui emprunta, lui aussi, la voie du dialogue et commença l’œuvre de dépassement qui caractérise le pontificat de son successeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a vingt ans, en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1988&lt;/span&gt;, Mgr Lefebvre consacrait, sans mandat pontifical, quatre évêques. Il le faisait, en arguant de « l’état de nécessité » : dans une Eglise battue par la tempête (l’image est de Paul VI, reprise par Benoît XVI), il jugeait nécessaire une « opération-survie » pour assurer la continuité de son œuvre, toute dédiée à préserver le sacerdoce et la messe traditionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt ans après cette rupture du fondateur de la FSSPX, les circonstances ont changé. L’ « état de nécessité » est-il toujours le même ? Benoît XVI, dans un discours très important, a plaidé pour « une juste interprétation du concile » et a rejeté l’ « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » qui s’est répandue jusque dans la théologie (Discours à la Curie, le 22.12.2005). Puis, il a restauré solennellement le droit d’existence de la messe traditionnelle (motu proprio du 7.7.2007).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux actes majeurs du pontificat de Benoît XVI ne paraissent pas suffisants au Supérieur général de la FSSPX pour permettre une réconciliation avec Rome. Le 14 avril dernier, Mgr Fellay a fait connaître les raisons pour lesquelles la FSSPX « ne peut pas “signer d’accord“ ». Il l’a dit, non dans un document officiel ou une déclaration solennelle, mais dans une « Lettre aux amis et bienfaiteurs » publiée régulièrement (c’est la 72e). Le Monde, dans un article d’Henri Tincq, et La Croix, dans un article de Jean-Marie Guénois, parus le même jour, qualifient en des termes identiques la position de Mgr Fellay : « une fin de non-recevoir ». Henri Tincq est plus violent, comme d’habitude, en parlant de « déclaration de guerre contre le pape et Rome ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’erreur d’interprétation est flagrante : il ne s’agit pas d’une « déclaration de guerre », ou d’une « nouvelle étape dans le contentieux », comme l’écrit Jean-Marie Guénois, mais d’une position d’attente. Sans ajouter d’autres commentaires à la position exprimée par Mgr Fellay, je crois utile de faire connaître l’analyse qu’en a faite l’abbé Guillaume de Tanoüarn, un des fondateurs de l’Institut du Bon Pasteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’analyse de M. l’abbé Guillaume de Tanoüarn :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;J'ai écrit que la FSSPX ne devait pas se presser de signer. Signer pour signer n'a pas de sens. Signer quoi ? Pour aller où ? Il faut pouvoir être fier de ce que l'on signe avec le Père commun des fidèles (comme je l'ai été et le suis moi même), ou alors cette signature n'est qu'un chiffon de papier, qui vous met en danger. Signer un chiffon de papier qui engendrerait la division et l'auto-destruction de la FSSPX, cela ne constitue en rien une solution. Par ailleurs, pour être capable de signer un véritable accord, il faut savoir et faire savoir où l'on va. Et pas se référer à des événements qui ont quinze ans. Pas reprendre en boucle un discours que l'on n'a pas revu (ou retravaillé) depuis quinze ans. Comme si rien n'avait changé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Lorsqu'on entend, venant de la FSSPX ou de ses amis (dont je fais partie) : le moment n'est pas encore venu de signer, cette expression peut être prise en deux sens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Soit : il n'est pas temps de signer, parce que Rome n'est pas allé assez loin dans la Restauration. Et je pense que ce motif est lâche et qu'il conduit à reporter le souci de l'unité de l'Eglise après la parousie. il y aura forcément toujours une raison d'ici là pour dire que cela va mal et rester dehors.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Soit encore, en un sens tout différent : il n'est pas temps de signer parce que la FSSPX n'a ni l'unité interne ni la force nécessaire pour affronter immédiatement une telle mutation. En signant trop vite (quoi ? pour aller où ?) elle risque d'exploser en vol, pour le plus grand malheur de toute la chrétienté. Le combat est difficile. Les épiscopats ne souhaitent pas forcément pratiquer la vertu d'accueil. Un bon accord est un accord qui se signe en force. Il faut que la FSSPX résolve d'abord des difficultés internes. Elle doit le faire petit à petit, en soutenant résolument, au jour le jour, tout ce qui, dans l'action providentielle de Benoît XVI, demande à être soutenu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;la FSSPX doit s'engager pour l'Eglise et pas seulement en lançant des campagnes du Rosaire, mais en faisant tout ce qui est en elle, en s'exposant comme s'exposait Mgr Lefebvre, en soutenant le pape, dont certains textes sur l'œcuménisme aux Etats-Unis sont simplement magnifiques, dont certains textes sur la liberté religieuse sont très éclairants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;(Le Forum catholique, 25 avril 2008).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-5404135785999166929?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5404135785999166929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/5404135785999166929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/04/aletheia-n124-quatre-anniversaires-et.html' title='[Aletheia n°124] Quatre anniversaires et un Non possumus - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1532854913954384715</id><published>2008-04-06T23:05:00.001+02:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.031+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°123] Rapprochements et éloignements - par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Si       aucune information ne filtre sur les discussions éventuellement en cours       entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on       constate, à la périphérie de celle-ci, des mouvements divergents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;•       La &lt;i&gt;Transalpine Congregation of the Most Hooly Redeemer, &lt;/i&gt;communauté       plus communément appelée « Rédemptoristes Transalpins », a       été fondée par le Père Michael Sim (Michael Mary de son nom de       religion). Il l’a créée après qu’il a été, en 1988, exclu de sa       congrégation d’origine, la Congrégation du Très Saint Rédempteur       (C.SS.R.), pour son opposition aux réformes que celle-ci avait connues et       à cause de sa fidélité à la messe traditionnelle. La maison-mère des       Rédemptoristes Transalpins est installée sur Papa Stonsay, une des îles       de l’archipel des Orcades, au nord de l’Ecosse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les       Rédemptoristes Transalpins ont figuré, depuis leur fondation, parmi les       « ordres religieux amis » avec lesquels la FSSPX entretenait       des relations étroites. Ses religieux recevaient une partie de leur       formation dans les séminaires de la FSSPX et recevaient les ordinations       de la main des évêques de la FSSPX. Le 19 janvier dernier encore, des prêtres       des Rédemptoristes Transalpins participaient, au côté de Mgr Fellay,       aux cérémonies de bénédiction de la nouvelle église de la FSSPX à       Gateshead, près de Newcastle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le 8       février dernier, le P. Michael Mary, vicaire général (c’est-à-dire       supérieur) des Rédemptoristes Transalpins, a annoncé, par un communiqué,       que sa congrégation entendait « obéir avec soumission à la       nouvelle Prière pour les Juifs telle que l’a ordonnée Sa Sainteté       Benoît XVI le 4 février 2008 ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Un       mois plus tard, le 9 mars, il annonçait qu’il avait la volonté de       retrouver une pleine communion avec le Pape et qu’il était prêt à       engager des discussions avec le Saint-Siège en vue de régulariser la       situation de sa communauté avec le Saint-Siège : « Nous       sommes en train de travailler à une réconciliation [&lt;i&gt;we are set upon       working towards reunion&lt;/i&gt;]. Si nous restons dans une ”communion       imparfaite” nous deviendrions éventuellement une organisation complètement       séparée. […] Nous avons été des hommes de conscience exclus par       nos frères catholiques et nos supérieurs les plus élevés parce que       nous étions cramponnés à la ”Foi de nos Pères” et à la Sainte       Messe ”malgré le feu et l’épée”. Dans cette époque troublée,       nous avons continué et nous avons joyeusement payé le prix pour cela.       Mais maintenant Pierre a parlé. Il a parlé à tous et il a parlé pour       nous. Le Vicaire du Christ veut faire savoir que l’ancienne Messe n’a       jamais été abrogée. Il demande que l’on nous autorise à la célébrer       librement. Il nous dit : ”notre cœur est ouvert pour vous…”       Oui je veux aller vers lui et parler avec lui par l’intermédiaire de       ses représentants. C’est le Pasteur. C’est le gardien du Troupeau.       C’est notre Père commun : nous sommes ses enfants. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       P. Michael Mary reconnaît : « Oui, il y a encore des problèmes       sur l’œcuménisme et la collégialité, mais les problèmes ne sont pas       nouveaux dans l’Eglise et nous pourrons les traiter si nous avons la       Messe. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;•       La &lt;i&gt;Fraternité Sacerdotale Saint-Josaphat &lt;/i&gt;(SSJK), fondée en       septembre 2000, est un autre des « ordres religieux amis » de       la FSSPX. Elle regroupe des prêtres catholiques ukrainiens de rite       oriental. Le 27 novembre 2003, Mgr Tissier de Mallerais a procédé, à       Varsovie, à l’ordination sacerdotale du P. Valodymir Voznyuk. Le 10 février       2004, le cardinal Husar, archevêque majeur de Kiev, a excommunié le Père       Kovpak, supérieur de la SSJK, à cause des liens de sa communauté avec       la FSSPX. Le P. Kovpak a fait appel au Tribunal de la Rote romaine qui a déclaré       nulle l’excommunication. Suite à de nouvelles ordinations, qui ont eu       lieu le 22 novembre 2006, une nouvelle sentence d’excommunication a été       prise contre le P. Kovpak. Le 16 octobre 2007, Mgr Fellay a procédé à       nouveau à des ordinations, portant à dix-huit le nombre des prêtres de       la SSJK. Un mois plus tard, le 16 novembre, la Congrégation pour la       doctrine de la Foi a confirmé la sentence d’excommunication du P.       Kovpak.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Une       autre excommunication est intervenue le 23 mars dernier. Elle a été portée       par le cardinal Husar contre quatre prêtres gréco-catholiques qui ont été       consacrés clandestinement et illicitement évêques : Markian V.       Hitiuk, Metodej R. Spirik, Elias A. Dohnal, Samuel R. Oberhauser. Le       premier est ukrainien, les deux autres sont tchèques et le dernier est       slovaque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Contrairement       à ce qui a été écrit, ici ou là, ces quatre nouveaux « évêques »       n’étaient pas, semble-t-il, proches de la FSSPX. Ils se revendiquent de       l’OSBM, l’&lt;i&gt;Ordre Basilien de Saint-Josaphat&lt;/i&gt;. Malgré la proximité       de la dénomination, il n’y a pas de liens entre la SSJK et ce groupe       qui se revendique de l’OSBM. Le consécrateur aurait été Mgr Mychaljo       Osidach, un évêque gréco-catholique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Selon       des sources bien informées, il s’avère que ces quatre nouveaux       « évêques », qui se réclament de l’OSBM, ont été exclus       de leur ordre en 2005, décret confirmé par la Congrégation pour les       Eglises orientales. Et que le supposé évêque consécrateur est inconnu       de la hiérarchie gréco-catholique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Un       livre d’entretiens avec Mgr Fellay&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mgr       Fellay a reçu, le 31 juillet dernier à Menzingen, deux journalistes       italiens, Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro, pour de longs entretiens       qui font l’objet, maintenant, d’un livre, en italien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       Supérieur de la FSSPX explique, en termes très clairs, qu’ « elle       est une réponse d’aujourd’hui à un problème actuel : celui du       sacerdoce [1]&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2008/aletheia123_rapprochements.eloignements.htm#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;/a&gt;. »       La rénovation du sacerdoce a été « le motif fondamental pour       lequel est née la Fraternité ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Concernant       les relations actuelles de la FSSPX avec le Saint-Siège et le nouveau       climat créé par l’élection et l’action de Benoît XVI, Mgr Fellay déclare :       « Maintenant l’air a un peu changé. Mais il est nécessaire       d’accomplir un pas supplémentaire : s’il y a un problème, il y       a une cause. » (p. 20). Le Motu proprio sur la messe traditionnelle       a été « un jour très important pour l’Eglise » (p. 48).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Selon       Mgr Fellay, ceux qui s’opposent à la « réhabilitation » de       la FSSPX sont « les épiscopats français, allemand, hollandais,       suisse, avec une bonne partie de l’épiscopat anglais et de celui des       Etats-Unis » (p . 45). Mgr Fellay rapporte encore une anecdote       significative : il a demandé au Président de la Conférence épiscopale       française (le cardinal Ricard, à l’époque) de rendre visite à tous       les évêques français. La réponse a été la suivante : « N’allez       pas tous les voir : vous perdrez votre temps » (p. 49).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr style="color: #333399; font-family: inherit;" /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;•       Alessandro Gnocchi-Mario Palmaro, &lt;i&gt;Rapporto sulla tradizione. A       colloquio con il successore di  monsignor Lefebvre&lt;/i&gt;, Edizioni Cantagalli (Via Massetana       Romana 12, Casella postale 155, 53100 Siena), 96 pages, 12,50 euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;a href="http://www.aletheia.free.fr/-/2008/aletheia123_rapprochements.eloignements.htm#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt; [1] Permettra-t-on une remarque de bas de page ? Mgr Fellay affirme :       « Depuis une quarantaine d’années […] on parle de l’épiscopat,       on parle du laïcat, on ne parle pas du sacerdoce. Même dans &lt;i&gt;Lumen       Gentium&lt;/i&gt;, la Constitution conciliaire sur l’Eglise, on ne parle pas       de ce thème, il n’y a pas un chapitre pour les prêtres. On a quasiment       l’impression que les prêtres ne sont plus nécessaires pour l’Eglise »       (p. 11).        Sans faire référence à la &lt;i&gt;Lettre aux prêtres&lt;/i&gt; que       Jean-Paul II a publiée, chaque année, le Jeudi Saint, on doit rappeler,       tout de même, qu’au cours du concile Vatican II ont été élaborés et       promulgués un important décret sur le ministère et la vie des prêtres,       &lt;i&gt;Presbyterorum ordinis&lt;/i&gt;, et un autre sur la formation des prêtres, &lt;i&gt;Optatam       totius Ecclesiae renovationem&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1532854913954384715?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1532854913954384715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1532854913954384715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/04/aletheia-n123-rapprochements-et.html' title='[Aletheia n°123] Rapprochements et éloignements - par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-3736273793091984534</id><published>2008-03-21T22:57:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.214+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°122] Benoît XVI et les sciences historiques</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Le  18 août 1883, Léon XIII publiait un très important Bref, De studiis  historicis (« Sur les Etudes historiques »), qui peut-être considéré comme  la charte des historiens catholiques. Le même jour, il créait une Commission  cardinalice pour les études historiques. Cette Commission aura son prolongement  dans le Comité Pontifical des Sciences Historiques institué par Pie XII, le 7  avril 1954. Le 7 mars dernier, Benoît XVI a accordé une audience aux membres  de ce Comité. Il a prononcé, en cette occasion, un important discours qui  prolonge les enseignements de Léon XIII.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; font-weight: bold; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Le  Pape y considère aussi les études historiques, notamment d’histoire ecclésiastique,  confrontées à ce qu’on pourrait appeler une « crise de l’histoire ». Les  agences d’informations n’ont cité que quelques extraits de cet important  discours. Il n’est pas sûr que la Documentation catholique le publie. Aussi,  je crois utile d’en proposer une traduction intégrale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Je  suis heureux de vous adresser une parole spéciale de salut et d’encouragement  pour le travail que vous faites dans un domaine de grand intérêt pour  l’Eglise. Je félicite votre Président et chacun d’entre vous pour le  chemin parcouru en ces années.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Comme  vous le savez, c’est Léon XIII qui, face à une historiographie marquée par  l’esprit de son temps et hostile à l’Eglise, a prononcé la fameuse phrase  : « Nous n’avons pas peur de rendre publics les documents » et a rendu  accessibles aux chercheurs les Archives du Saint-Siège. En même temps, il créait  une Commission cardinalice pour la promotion des études historiques que vous,  professeurs, pouvez considérer comme à l’origine du Conseil Pontifical des  Sciences Historiques dont vous êtes membres. Léon XIII était convaincu que  les recherches et la description de l’histoire authentique de l’Eglise ne  pouvaient qu’être favorables à celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Depuis,  le contexte culturel a connu un profond changement. Il ne s’agit plus  seulement d’affronter une historiographie hostile au christianisme et à  l’Eglise. Aujourd’hui l’historiographie elle-même traverse une crise des  plus sérieuses, elle doit lutter pour sa propre existence dans une société  imprégnée de positivisme et de matérialisme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Ces  deux idéologies ont mené à un enthousiasme effréné pour le progrès qui,  animé par des découvertes spectaculaires et des succès techniques, malgré  les expériences désastreuses du siècle passé, détermine la conception de la  vie de vastes secteurs de la société. Le passé apparaît, ainsi, seulement  comme un fond obscur, sur lequel le présent et l’avenir resplendissent avec  des promesses trompeuses. À cela est encore liée l’utopie d’un paradis sur  la terre, au mépris du fait que cette utopie a montré combien elle était  fallacieuse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Le  désintérêt pour l’histoire est typique de cette mentalité et se traduit  par la marginalisation des sciences historiques. Lorsque ces forces idéologiques  sont actives, la recherche historique et l’enseignement de l’histoire, à  l’université et dans les écoles à tous niveaux, viennent à être négligés.  Cela produit une société qui, oublieuse de son propre passé et donc dépourvue  des critères acquis par l’expérience, n’est plus en mesure d’envisager  une vie en commun harmonieuse et un travail commun pour la réalisation des  objectifs futurs. Une telle société se présente particulièrement vulnérable  à la manipulation idéologique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Le  danger croît toujours plus par la place excessive donnée à l’histoire  contemporaine, surtout quand les recherches dans ce domaine sont conditionnées  par une méthodologie inspirée du positivisme et de la sociologie. On en vient  à ignorer, aussi, des domaines importants de la réalité historique, voire même  des époques entières. Par exemple, dans de nombreux programmes d’étude,  l’enseignement de l’histoire commence seulement à partir des événements  de la Révolution française. Le résultat inévitable d’une telle évolution  est une société ignorante de son propre passé ; elle se trouve, ainsi, privée  de mémoire historique. Qui ne voit la gravité d’une conséquence semblable :  comme la perte de la mémoire entraîne chez l’individu la perte de  l’identité, de manière analogue ce phénomène se vérifie pour la société  dans son ensemble. Il est évident qu’un tel oubli de son histoire comporte un  danger pour l’intégrité de la nature humaine dans toutes ses dimensions.  L’Eglise, appelée par Dieu Créateur à remplir son devoir de défendre  l’homme et son humanité, est attachée à une culture historique authentique,  à un progrès effectif des sciences historiques. La recherche historique à un  niveau élevé rentre, en effet, au sens le plus strict, dans l’intérêt spécifique  de l’Eglise. Même lorsqu’il ne s’agit pas de l’histoire proprement ecclésiastique,  l’analyse historique concourt quand même à la description de cet espace  vital dans lequel l’Eglise a exercé et exerce sa Mission au long des siècles.  Incontestablement la vie et l’action de l’Eglise sont toujours déterminées,  facilitées ou rendues plus difficiles par les divers contextes historiques.  L’Eglise n’est pas de ce monde, mais elle vit dans ce monde et pour ce  monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Si  maintenant nous prenons en considération l’histoire ecclésiastique du point  de vue théologique, nous relevons un autre aspect important. Sa tâche  essentielle se révèle être en effet la mission complexe de chercher à connaître  et à clarifier ce processus de réception et de transmission, de paralépsis et  de paràdosis, par lequel, au cours des siècles, s’est matérialisée la  raison d’être de l’Eglise. Il ne fait pas de doute, en effet, que  l’Eglise peut tirer son inspiration pour ses choix en puisant dans son trésor  pluriséculaire d’expériences et de mémoires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Je  désire donc, illustres membres du Conseil Pontifical des Sciences Historiques,  vous encourager de tout cœur à vous engager, comme vous l’avez fait  jusqu’ici, au service du Saint-Siège pour la réalisation de ces objectifs,  et à maintenir votre continuel et méritoire engagement dans la recherche et  l’enseignement. Je souhaite que, en synergie avec l’activité de vos autres  collègues sérieux et compétents, vous puissiez réussir à poursuivre avec  efficacité les objectifs les plus difficiles que vous vous êtes fixés et à  œuvrer pour une science historique toujours plus authentique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;Avec  ces sentiments, je vous assure, pour vous et votre délicate mission, une place  dans ma prière, et à tous j’accorde une spéciale Bénédiction apostolique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-align: right; text-indent: 0pt;"&gt;(traduction  Yves Chiron)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-3736273793091984534?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3736273793091984534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/3736273793091984534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/03/aletheia-n122-benoit-xvi-et-les.html' title='[Aletheia n°122] Benoît XVI et les sciences historiques'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-1064531676919785237</id><published>2008-02-29T22:11:00.000+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:11.872+01:00</updated><title type='text'>[Aletheia n°121] Dom Gérard (1927-2008) par Yves Chiron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Que       faire de mieux, d’abord, sinon reproduire le faire-part de décès que       publie l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux pour informer ses amis et       les fidèles de la mort de leur fondateur :&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" style="background-color: #f3f3f3; font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 20px; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;†&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le T.R.P. Abbé et la communauté&lt;br /&gt;de Sainte-Madeleine du Barroux,&lt;br /&gt;ont l’immense douleur de vous faire part&lt;br /&gt;du décès de&lt;br /&gt;leur vénéré fondateur et premier Abbé,&lt;br /&gt;&lt;b&gt;le T.R.P. Dom Gérard CALVET&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Né à Bordeaux le 18 novembre 1927,&lt;br /&gt;il était entré au monastère de Madiran en 1950.&lt;br /&gt;Après le transfert de la communauté, c’est à Tournay&lt;br /&gt;qu’il avait prononcé ses premiers voeux le 4 février 1951&lt;br /&gt;et qu’il avait été ordonné prêtre le 13 mai 1956.&lt;br /&gt;Ayant fondé la communauté de Bédoin en 1970,&lt;br /&gt;il avait entrepris ensuite la construction de l’abbaye du Barroux.&lt;br /&gt;Après la reconnaissance canonique de celle-ci,&lt;br /&gt;il en avait été nommé le premier Abbé par le Saint-Siège&lt;br /&gt;et avait reçu la bénédiction abbatiale le 2 juillet 1989.&lt;br /&gt;Il avait résigné la charge abbatiale en novembre 2003.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Requiescat in Pace.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Le T.R.P. Abbé et la communauté de Sainte-Madeleine,&lt;br /&gt;la T.R.M. Abbesse et la communauté de Notre-Dame de l’Annonciation,&lt;br /&gt;le Père Prieur et la communauté de Sainte-Marie de la Garde,&lt;br /&gt;en union avec ses frères Jean et Hubert Calvet,&lt;br /&gt;recommandent à vos prières l’âme de leur très aimé Père&lt;br /&gt;et vous prient d’assister ou de vous unir d’intention&lt;br /&gt;à la messe des funérailles qui sera chantée à l’Abbaye&lt;br /&gt;&lt;b&gt;le lundi 3 mars 2008 à 10h00&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Que       de souvenirs remontent à la mémoire et la gratitude surmonte aisément       la tristesse parce que la vie sur cette terre n’est que passage, tandis       que le bien fait restera éternellement et sera compté au jour du       Jugement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       communauté résidait encore à Bédoin quand un séminariste, agrégé de       lettres et aujourd’hui évêque, me fit découvrir une communauté       bénédictine qui résistait à la tempête post-conciliaire. C’était       en 1980. À la même époque, je découvrais dans &lt;i&gt;Itinéraires&lt;/i&gt; les       mises en garde du prieur de Bédoin, Dom Gérard, contre la       « surenchère » et la « tentation » des       « schismatiques de droite ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Des       relations plus étroites, nouées plus tard avec le Père abbé du       Barroux, m’ont fait goûter ce que peuvent être la mansuétude et la       bienveillance d’un moine. Des dizaines de lettres ou de courts billets,       de son écriture reconnaissable entre toutes, en gardent la trace et le       souvenir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il       avait eu le R.P. Eugène de Villeurbanne, fondateur de la communauté       capucine traditionnelle de Morgon, comme directeur spirituel. Quand j’avais       entrepris d’écrire la vie de ce saint fondateur capucin, Dom Gérard m’avait       reçu au Barroux, Père Abbé à la &lt;i&gt;potestas&lt;/i&gt; de prime abord       impressionnante, dans son grand fauteuil, mais très vite il m’avait       fait comprendre ce que doivent être l’attention et l’affection toute       spirituelle d’un supérieur pour ses frères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quand       cette modeste &lt;i&gt;Aletheia&lt;/i&gt; a commencé à paraître, Dom Gérard en a       été un lecteur de la toute première heure, attentif, et d’une       générosité continuelle et sans pareille. Quand, en 2002, mon épouse,       nos deux enfants et moi-même, nous nous sommes lancé dans l’aventure d’adopter,       en Lituanie, trois autres enfants, le R. P. Abbé du Barroux nous a       suivis, pas à pas, dans nos périples &lt;i&gt;Nach Ost&lt;/i&gt;. Il nous a       accompagnés de ses prières, de son attention et de ses bienfaits       (comment ne pas rendre hommage, maintenant, à la « quête »       discrète qu’il avait faite, auprès de ses moines et de leurs familles,       pour nous et qui fut si généreuse).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Dans       les années 1980, Dom Gérard avait publié des &lt;i&gt;Lettres&lt;/i&gt; aux       « Jeunes mamans », aux « Mères de famille ». Je       citerai ici une autre lettre qu’il a adressée à une mère de famille       qui avait scrupule à s’approcher de la Sainte Communion :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Comme       d’autres personnes que je connais &amp;amp; qui sont dans le même cas que       vous, peut-être avez-vous scrupule d’user d’une permission que jadis       vous ne possédiez pas et qui aujourd’hui vous est rendue sans mérite       de votre part.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Mais       la question ainsi posée reste insoluble. Car nous ne méritons jamais       rien. &lt;u&gt;Tout est don&lt;/u&gt;. Surtout la sainte Eucharistie.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Or       Notre Seigneur a un désir infiniment plus grand de vous transmettre sa       vie, que vous de la recevoir. Refuser ce don n’est pas une juste forme d’humilité,       comme si nous pouvions mériter quelque chose de nous-même. La vraie       humilité consiste à se confier à la miséricorde divine. Nous en       faisons l’expérience tous les jours. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;À       un père de famille, qui lui soumettait un beau plan de catéchisme pour       préparer des enfants déjà grands au baptême, Dom Gérard écrivait       encore, avec délicatesse :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Votre       KT préparatoire me semble très complet surtout si vous ajoutez (mais       vous le faites, j’en suis sûr) Jésus-Hostie… et le bonheur d’être       à Dieu !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Quelle       leçon ! Combien de traits et d’enseignements de cette sorte       pourraient être cités. Dom Gérard fut un combattant, un résistant. Il       y aurait beaucoup à raconter, à dire, dans la vérité de l’histoire.       Mais, dans l’immédiat, c’est du Père spirituel qu’il convient de       se souvenir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-1064531676919785237?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1064531676919785237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/1064531676919785237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/02/aletheia-n121-dom-gerard-1927-2008-par.html' title='[Aletheia n°121] Dom Gérard (1927-2008) par Yves Chiron'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-460390355601709567</id><published>2008-02-20T00:24:00.001+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.466+01:00</updated><title type='text'>Frère Roger - 1915/2005 - Editions Perrin</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Yves Chiron&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Frère Roger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1915-2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le fondateur de Taizé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(Éditions Perrin, février 2008)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;415 pages, prix librairie : 21,50 euros&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;par correspondance: 25 euros (port compris)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Paiement à adresser à l’ASSOCIATION NIVOIT&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;5, rue du Berry - 36250 NIHERNE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le nom de Taizé est aujourd’hui universellement connu. Les célèbres Chants de Taizé ont été traduits dans des dizaines de langues. Les « Rassemblements de Taizé », sur la colline bourguignonne, dans une grande ville d’Europe en fin d’année ou ailleurs dans le monde, attirent, à chaque fois, des dizaines de milliers de jeunes de toutes nationalités.&lt;br /&gt;Il y a un « mystère Taizé », qui a fasciné les hommes d’Eglise comme les profanes. Mystère de son succès et mystère de son fondateur, figure charismatique.&lt;br /&gt;Pourtant, la figure emblématique du fondateur, Frère Roger – Roger Schutz à l’état-civil (1915-2005) – reste, à bien des égards, méconnue.&lt;br /&gt;Ce livre, première biographie historique de Frère Roger, voudrait échapper à la légende, non pour en prendre systématiquement le contre-pied, mais pour restituer toute une vie dans son contexte historique.&lt;br /&gt;La tâche n’a pas été facile. Taizé n’aime ni l’histoire ni les archives et cultive un certain goût pour le secret ou le discret.&lt;br /&gt;Les rencontres de Roger Schutz et de Max Thurian avec Pie XII et d’autres autorités romaines en 1949 et 1950 n’ont été connues du grand public qu’en 1960 [1]. Frère Roger a choisi son successeur, frère Alois, dès 1978, au cours d’un voyage en Afrique, mais il ne l’annonce à sa communauté que vingt ans plus tard. La communion de Frère Roger à l’Eucharistie catholique, qu’il reçoit depuis 1972, n’apparaît au grand jour que lors de la messe des funérailles de Jean-Paul II, en 2005.&lt;br /&gt;Et que dire de l’itinéraire religieux de son grand-père maternel : séminariste catholique jusqu’au sous-diaconat, puis prêtre dans l’Eglise vieille-catholique, avant d’être consacré pasteur réformé ? Frère Roger n’en a jamais parlé et, aujourd’hui encore à Taizé, c’est une sorte de tabou à ne pas transgresser.&lt;br /&gt;La recherche de Frère Roger, nous avons essayé, ici, de la restituer au plus près. Sans nous arrêter à la « légende », mais aussi avec le souci de ne pas travestir la vérité d’un itinéraire exceptionnel.&lt;br /&gt;Outre les volumes du Journal de Frère Roger, où, souvent, il faut savoir lire entre les lignes, d’autres sources permettent de reconstituer les diverses étapes de sa vie. Il y a, d’abord, les témoignages que nous avons pu recueillir auprès de certains membres de sa famille (par exemple, sa fille adoptive, Marie Strugala), auprès de frères ou d’anciens frères de la Communauté et auprès de ceux qui, catholiques, protestants ou orthodoxes, ont été les témoins de sa vie.&lt;br /&gt;De nombreuses archives ecclésiastiques, institutionnelles ou privées, attendaient aussi  l’historien, en France et en Suisse. Elles se sont avérées très riches, pleines de surprises et de documents précieux pour mieux saisir les décisions et les tentatives.&lt;br /&gt;Frère Roger fut un « passeur » de frontières. Suisse, il s’installe en France en 1940. Calviniste, il fonde la première communauté monastique protestante en terre française. Fils de pasteur, pasteur lui-même, il est allé au-delà du protestantisme. « Il est formellement catholique » disait, en 2005, le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, au cardinal Barbarin qui l’interrogeait sur l’appartenance confessionnelle de Frère Roger [2].&lt;br /&gt;Il a toujours franchi les murailles pour aider et rassembler. En 1940-1942, il aide des réfugiés politiques et des Juifs ; en 1945-1946, il soulage deux camps de prisonniers de guerre allemands établis près de Taizé ; dans les années 1950-60, il est à la pointe du dialogue œcuménique ; dès 1966, il pressent une vague de contestation radicale dans la jeunesse d’Europe et il saura y voir une soif de questions. Et le reste de sa vie, il mettra en œuvre une pédagogie d’accompagnement de la jeunesse qui sera admirée par beaucoup et critiquée par certains.&lt;br /&gt;Frère Roger appartient maintenant à l’histoire de l’Eglise mais aussi à l’histoire de l’Europe. Les Eglises, elles, ont vu en lui un rassembleur qu’elles n’ont pu tenir à l’écart, avec lequel elles ont entretenu un dialogue, parfois rude et difficile. Si Taizé, d’origine protestante, s’est rapproché du catholicisme, il y a eu un mouvement inverse : Taizé a influencé et le protestantisme et l’Eglise catholique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Extrait de l’introduction)&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;[1] Le premier article qui évoque ces rencontres paraît dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt; le 27 octobre 1960.&lt;br /&gt;[2] Lettre du cardinal Barbarin à l’auteur, le 23 février 2007.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7031556872276596511-460390355601709567?l=blogaletheia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/460390355601709567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7031556872276596511/posts/default/460390355601709567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaletheia.blogspot.com/2008/02/frere-roger-19152005-editions-perrin_20.html' title='Frère Roger - 1915/2005 - Editions Perrin'/><author><name>le webmestre</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7031556872276596511.post-123075884111246122</id><published>2008-02-15T13:02:00.001+01:00</published><updated>2009-12-25T17:36:12.478+01:00</updated><title type='text'>Un nouveau livre d'Yves Chiron: Frère Roger de Taizé</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;le       nouveau livre d'Yves Chiron vient de paraitre:&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Frère        Roger de Taizé | 1915-2005 | Le fondateur de Taizé&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="font-family: inherit;"&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Contenu&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Introduction&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;1. Petit-fils de prêtre, fils          de pasteur.&lt;br /&gt;2. Une conversion.&lt;br /&gt;3. Naissance d’une communauté.&lt;br /&gt;4. Retour à Taizé.&lt;br /&gt;5. Les pas décisifs.&lt;br /&gt;6. Entre Genève, Paris et Rome.&lt;br /&gt;7. Au concile Vatican II.&lt;br /&gt;8. « Sortir de l’impasse ».&lt;br /&gt;9. Le concile des jeunes.&lt;br /&gt;10. « Un nomade ».&lt;br /&gt;11. « Autour du Pasteur universel ».&lt;br /&gt;12. Taizé, « une vocation provisoire ».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Notes&lt;br /&gt;Sources&lt;br /&gt;Remerciements&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Éditions       Perrin, parution février 2008. 415 pages, prix librairie : 21,50       euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Bon       de commande: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;voir        le document PDF&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;        &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Yves       Chiron&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Frère        Roger | 1915-2005 | Le fondateur de Taizé&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;(Éditions       Perrin, février 2008)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Le       nom de Taizé est aujourd’hui universellement connu. Les célèbres &lt;i&gt;Chants       de Taizé&lt;/i&gt; ont été traduits dans des dizaines de langues. Les       « Rassemblements de Taizé », sur la colline bourguignonne,       dans une grande ville d’Europe en fin d’année ou ailleurs dans le       monde, attirent, à chaque fois, des dizaines de milliers de jeunes de       toutes nationalités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il       y a un « mystère Taizé », qui a fasciné les hommes d’Eglise       comme les profanes. Mystère de son succès et mystère de son fondateur,       figure charismatique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Pourtant,       la figure emblématique du fondateur, Frère Roger – Roger Schutz à l’état-civil       (1915-2005) – reste, à bien des égards, méconnue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Ce       livre, première biographie historique de Frère Roger, voudrait échapper       à la légende, non pour en prendre systématiquement le contre-pied, mais       pour restituer toute une vie dans son contexte historique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; La       tâche n’a pas été facile. Taizé n’aime ni l’histoire ni les       archives et cultive un certain goût pour le secret ou le discret.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Les       rencontres de Roger Schutz et de Max Thurian avec Pie XII et d’autres       autorités romaines en 1949 et 1950 n’ont été connues du grand public       qu’en 1960&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=5388731004090589275#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt;.       Frère Roger a choisi son successeur, frère Alois, dès 1978, au cours d’un       voyage en Afrique, mais il ne l’annonce à sa communauté que vingt ans       plus tard. La communion de Frère Roger à l’Eucharistie catholique, qu’il       reçoit depuis 1972, n’apparaît au grand jour que lors de la messe des       funérailles de Jean-Paul II, en 2005.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Et       que dire de l’itinéraire religieux de son grand-père maternel :       séminariste catholique jusqu’au sous-diaconat, puis prêtre dans l’Eglise       vieille-catholique, avant d’être consacré pasteur réformé ?       Frère Roger n’en a jamais parlé et, aujourd’hui encore à Taizé, c’est       une sorte de tabou à ne pas transgresser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;La       recherche de Frère Roger, nous avons essayé, ici, de la restituer au       plus près. Sans nous arrêter à la « légende », mais aussi       avec le souci de ne pas travestir la vérité d’un itinéraire       exceptionnel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Outre       les volumes du &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt; de Frère Roger, où, souvent, il faut       savoir lire entre les lignes, d’autres sources permettent de       reconstituer les diverses étapes de sa vie. Il y a, d’abord, les       témoignages que nous avons pu recueillir auprès de certains membres de       sa famille (par exemple, sa fille adoptive, Marie Strugala), auprès de       frères ou d’anciens frères de la Communauté et auprès de ceux qui,       catholiques, protestants ou orthodoxes, ont été les témoins de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;De       nombreuses archives ecclésiastiques, institutionnelles ou privées,       attendaient aussi  l’historien, en France et en Suisse. Elles se       sont avérées très riches, pleines de surprises et de documents       précieux pour mieux saisir les décisions et les tentatives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Frère       Roger fut un « passeur » de frontières. Suisse, il s’installe       en France en 1940. Calviniste, il fonde la première communauté       monastique protestante en terre française. Fils de pasteur, pasteur       lui-même, il est allé au-delà du protestantisme. « Il est       formellement catholique » disait, en 2005, le cardinal Kasper,       président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, au       cardinal Barbarin qui l’interrogeait sur l’appartenance       confessionnelle de Frère Roger&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=5388731004090589275#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Il       a toujours franchi les murailles pour aider et rassembler. En 1940-1942,       il aide des réfugiés politiques et des Juifs ; en 1945-1946, il       soulage deux camps de prisonniers de guerre allemands établis près de       Taizé ; dans les années 1950-60, il est à la pointe du dialogue       œcuménique ; dès 1966, il pressent une vague de contestation       radicale dans la jeunesse d’Europe et il saura y voir une soif de       questions. Et le reste de sa vie, il mettra en œuvre une pédagogie d’accompagnement       de la jeunesse qui sera admirée par beaucoup et critiquée par certains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Frère       Roger appartient maintenant à l’histoire de l’Eglise mais aussi à l’histoire       de l’Europe. Les Eglises, elles, ont vu en lui un rassembleur qu’elles       n’ont pu tenir à l’écart, avec lequel elles ont entretenu un       dialogue, parfois rude et difficile. Si Taizé, d’origine protestante, s’est       rapproché du catholicisme, il y a eu un mouvement inverse : Taizé a       influencé et le protestantisme et l’Eglise catholique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" style="font-family: inherit; line-height: 150%; margin: 5px 0pt; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;(Extrait       de l’introduction)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit;"&gt;-----&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=341861972631819054&amp;amp;postID=5388731004090589275#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;[1]&lt;/a&gt;       Le premier article qui évoque ces rencontres paraît dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt;       le 27 octobre 1960.&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/d
